Candidats libres    Descriptifs   Oeuvres intégrales    L'entretien EAF   Coaching scolaire     Lycées français à l'étranger 

 

  

 

Fiche de révisions, le théâtre au brevet

 

DNBac

Séquence théâtre

 

 

LE THEÂTRE

*** Fiche de révisions, le théâtre au brevet



La pièce de théâtre est une suite de dialogues, sans narrateur. Il peut s’agir de comédie, de tragédie ou (au XIXème) de drame.
Ce texte est fait pour être joué, vu et entendu. Il faut être attentif à toutes les indications dans le texte (registres de langue, répartition de la parole, types de phrases) permettant de comprendre les intentions et sentiments des personnages et aux didascalies pour mieux comprendre certains points comme le lieu, le temps, le ton.

I. Composition d’une pièce

Au début, le changement d’acte était lié à la nécessité de changer les bougies donnant la lumière. Chaque acte doit constituer une unité. On change de scène quand un personnage entre ou sort. Les scènes n’ont pas toutes la même importance pour l’intrigue.

Une pièce classique doit comporter cinq actes : I. l’exposition (présentation des personnages et de l’intrigue), II. l’action (un événement survient), III. le nœud (la situation paraît bloquée et désespérée), IV. le rebondissement, les péripéties (un événement débloque la situation), V. le dénouement (l’intrigue trouve sa solution).

II. Composition du texte

Il faut distinguer le texte dit par les comédiens : les répliques, et les indications scéniques : les didascalies.

Si une réplique est longue, c’est une tirade. Si le personnage parle seul en scène (ou se croit seul), c’est un monologue. Une réplique dite à part (sans que l’interlocuteur ne l’entende, en fait destinée au public) est un aparté.

Les didascalies renseignent sur le décor, les mouvements, le ton à prendre... Elles permettent de faciliter la mise en scène.

III. La double énonciation

Il faut être attentif au repérage du/des destinataires d’une réplique. La réplique s’adresse généralement à un autre personnage (attention à l’implicite par lequel un personnage peut passer un message sous-entendu). Mais elle s’adresse aussi toujours au spectateur et doit produire un effet sur lui : c’est pourquoi on parle de « double énonciation ».

Au théâtre, l’action avance par le dialogue. L’ensemble du texte est globalement argumentatif. Les personnages dominants sont ceux qui parlent le plus.

IV. Brève histoire du théâtre

Le théâtre classique (du XVIIe siècle notamment) répond à des règles strictes : il est écrit en vers, l’ensemble de la pièce doit ne comprendre qu’une seule véritable action, qui se déroule sur un même lieu et en 24 heures maximum (règle des trois unités : unité d’action, de temps et de lieu). Le respect des bienséances impose de ne pas choquer le public (par des combats sur scène, des morts ou des suicides). La tragédie est le genre noble, contrairement à la comédie.
Vers la fin du XIXe siècle, le romantisme transforme le théâtre comme toutes les formes artistiques : les pièces peuvent se dérouler dans plusieurs lieux différents, représenter une longue durée, contenir plusieurs intrigues, ce sont des drames inspirés de Shakespeare.
Au XXe siècle, d’autres genres apparaissent : le théâtre de l’absurde (Eugène Ionesco, Samuel Beckett), le théâtre de boulevard (« Ciel mon mari ! »),


V. Les quatre genres de théâtre classique


1. Tragédie : Le héros se confronte à son destin mais l’issue est fatale. La tragédie est destinée à émouvoir le public.
Ex : Racine (Andromaque, Britannicus, Iphigénie, …)

2. Comédie : Intervention du comique pour distraire et dénoncer (critiquer).
Ex : Molière (l’Avare, le Médecin malgré lui, le Misanthrope, les Femmes savantes,…)

3. Tragi-comédie : Tragédie qui finit bien (et non pas mélange de tragédie et de comédie !).
Ex : Le Cid de Corneille.

4. Drame : Mélange de tragédie et de comédie.
Ex : Shakespeare, anglais du XVIe siècle (Roméo et Juliette, Hamlet, Songe d’une nuit d’été…). « Etre ou ne pas être, telle est la question », « To be or not to be, that is the question » = Hamlet.
… et les Romantiques français du XIXe siècle : Victor Hugo (Ruy Blas, Hernani,…), Alfred de Musset (Lorrenzacio)…

VI. Les genres de comique au théâtre

Dans les comédies, destinées à distraire le public et à dénoncer des injustices, plusieurs genres de comique sont utilisés. Ces genres de comique étaient déjà utilisés dans les farces (= spectacles de rue du Moyen-Âge, destinés à amuser le peuple) ou la Commedia dell’arte (= théâtre d’origine italienne avec les personnages d’Arlequin, Pierrot, Colombine, Scaramouche, Pantalon, …)

1. Comique de situation : Comique axé sur les circonstances, sur un état de faits amusant.
Ex : déguisements, quiproquo (farce, = n.m., malentendu qui fait qu’on prend une personne ou une chose pour une autre).

2. Comique de mots : Comique axé sur le langage, sur les jeux verbaux.
Ex : Jeux de mots, injures, répétitions.

3. Comique de gestes : Comique axé sur les mouvements, les déplacements.
Ex : grimaces, poursuites, chute, bastonnade (= coups de bâton, déjà présents dans la farce ou Guignol).

4. Comique de caractère : Comique axé sur les éléments amusants de la personnalité.
Ex : manies, comportement.
Ainsi, dans l’Avare, Harpagon est une caricature de l’avarice.

NB : Le comique de répétition est le fait de répéter un de ces quatre genres de comique (c’est souvent la répétition d’une réplique : Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? Les Fourberies de Scapin, Molière).




blog.crdp-versailles.fr/blogmmebriscan/public/Theatre_n__15.doc‎

 

DNBac

Date de dernière mise à jour : 30/07/2017