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Antoine de Saint Exupéry, le Petit Prince

Le Petit Prince
Image illustrative de l'article Le Petit Prince

Auteur Antoine de Saint-Exupéry
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Reynal and Hitchcock
Date de parution 1943
Illustrateur Antoine de Saint-Exupéry
Couverture Antoine de Saint-Exupéry
Nombre de pages 93

 

Le Petit Prince est une œuvre de langue française, la plus connue d'Antoine de Saint-Exupéry. Publié en 1943 à New York simultanément à sa traduction anglaise, c'est un conte poétique et philosophique sous l'apparence d'un conte pour enfants.

Le langage, simple et dépouillé, parce qu'il est destiné à être compris par des enfants, est en réalité pour le narrateur le véhicule privilégié d'une conception symbolique de la vie. Chaque chapitre relate une rencontre du petit prince qui laisse celui-ci perplexe quant au comportement absurde des « grandes personnes ». Chacune de ces rencontres peut être lue comme une allégorie.

Les aquarelles font partie du texte et participent à cette pureté du langage : dépouillement et profondeur sont les qualités maîtresses de l'œuvre.

On peut y lire une invitation de l'auteur à retrouver l'enfant en soi, car « toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.) ». L'ouvrage est dédié à Léon Werth, mais « quand il était petit garçon ».

 

Résumé

Le narrateur

Le narrateur est un aviateur qui, à la suite d'une panne de moteur, a dû se poser en catastrophe dans le désert du Sahara et tente seul de réparer son avion (Antoine de Saint-Exupéry se met en scène lui-même dans son œuvre).

Le lendemain de son atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix qui lui demande : « S'il vous plaît… dessine-moi un mouton ! »

Très surpris par cette apparition miraculeuse et incongrue, l'aviateur obéit, mais aucun de ses moutons ne convient au petit prince. Excédé, le narrateur dessine la caisse du mouton : « Ça, c'est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans ». Le petit prince s'en montre cette fois-ci satisfait et remarque que le mouton « s'est endormi ».

Jour après jour, le petit prince raconte son histoire au narrateur. Il vit sur une autre planète, appelée par les grandes personnes « l'astéroïde B 612 », « à peine plus grande qu'une maison ». Sa planète avait été découverte, en 1909, par un astronome oriental (turc) que personne n'avait pris au sérieux à cause de ses vêtements traditionnels. Refaisant sa conférence, en 1920, en costume et cravate après une réforme dans son pays, il avait cette fois-ci été longuement applaudi.

Les activités du petit prince consistent essentiellement à ramoner les volcans et à arracher les baobabs pour qu'ils n'envahissent pas sa planète. Une aquarelle pleine page montre une planète rendue inutilisable par trois baobabs qu'on a trop attendu pour arracher. L'auteur indique que si ce dessin est effrayant c'est qu'il était « animé par le sentiment de l'urgence » en le dessinant.

Après ces activités, le petit prince va contempler un coucher de soleil ; son astéroïde est si petit qu'il lui suffit de déplacer sa chaise de quelques mètres pour cela : une fois, il a vu le Soleil se coucher quarante-quatre fois à la suite. Il n'hésite d'ailleurs pas à préciser au narrateur que « quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil ».

Ayant assisté à la naissance d'une rose superbe — orgueilleuse, coquette et exigeante —, le petit prince découvre que l'amour… peut avoir des épines. Il décide alors de quitter sa planète et d'aller explorer les étoiles, en quête d'amis. Il dira au narrateur qu'il n'aurait jamais dû quitter sa planète, car « il ne faut jamais écouter les fleurs ». Il a ainsi rencontré, murés dans leur solitude, une galerie de personnages : le monarque d'un empire factice (qui ne voit en lui qu'un sujet), le vaniteux (qui le voit comme un admirateur), le buveur qui boit pour oublier qu'il boit, le businessman propriétaire d'étoiles, l'allumeur de réverbère qui obéit à une consigne sans se poser de questions (le seul dont le Petit Prince a su se faire un ami, étant tout de même obligé de le quitter étant donné la petite taille de sa planète sur laquelle il n'y a pas de place pour deux), et le géographe écrivant d'énormes livres, lesquels, au chagrin du petit prince, ne recensent pas les choses importantes de la vie, mais uniquement les pérennes...

Le petit prince sur Terre

Toujours en quête d'amis, le petit prince arrive sur Terre, et c'est encore la solitude et l'absurdité de l'existence qu'il va découvrir : sa rencontre avec le serpent qui ne parle que par énigmes (il « les résout toutes »), celle d'une fleur « à trois pétales », l'écho des montagnes.

Enfin, il arrive dans un jardin de roses. Il se rend alors compte que sa fleur n'était pas unique et devient bien malheureux. C'est alors qu'il rencontre le renard ; ce dernier lui explique ce que signifie le terme « apprivoiser ». C'est grâce à l'enseignement du renard que le petit prince découvre la profondeur de l'amitié :

  • « On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. »
  • « Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. »
  • « C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. »
  • « Droit devant soi on ne peut pas aller bien loin. »

Plus tard, le petit prince rencontre successivement un aiguilleur et un marchand avant de rencontrer l'aviateur — avec lequel il restera huit jours. Guidé par la fragilité et la candeur du petit prince, celui-ci finit par découvrir un puits dans le désert : « Ce qui embellit le désert, dit le Petit Prince, c'est qu'il cache un puits quelque part. » Peu après, le petit prince explique au narrateur qu'il est arrivé sur Terre depuis près d'un an : il doit rentrer sur sa planète pour s'occuper de sa fleur dont il se sent désormais « responsable ». Il ne peut en revanche emporter son corps trop lourd et dont le serpent qui parle toujours par énigmes accepte de le libérer. En compagnie de l'aviateur, le petit prince revient sur le lieu exact où il était arrivé : « Il tomba doucement comme tombe un arbre. Ça ne fit même pas de bruit à cause du sable. »

 

Naissance du personnage

« J'aurais aimé commencer cette histoire à la façon des contes de fées. » Le regret du narrateur est clair. Pourtant, lors de sa parution, Le Petit Prince n'a pas reçu l'accueil de Terre des hommes ni de Pilote de guerre, considéré par le rédacteur en chef du journal américain The Atlantic comme « la plus grande réponse que les démocraties aient trouvée à Mein Kampf ». Pourtant, malgré sa chevelure dorée, son écharpe aérienne et son rire délicieux d'enfant, le Petit Prince est foncièrement grave. Il a vu le jour en temps de guerre et un dessin terrifiant d'une planète envahie par trois baobabs que l'on n'a pas su couper à temps, dessiné « avec le sentiment de l'urgence » écrit l'auteur, peut faire penser aux trois puissances de l'Axe.

En 1935 paraît Terre des hommes. Dans le train qui le conduit à Moscou, Saint-Exupéry rencontre un couple d'ouvriers : « Entre l'homme et la femme, l'enfant, tant bien que mal, avait fait son creux et il dormait. Mais il se retourna dans le sommeil, et son visage m'apparut sous la veilleuse. Ah ! quel adorable visage ! Il était né de ce couple-là une sorte de fruit doré. Il était né de ces lourdes hardes cette réussite de charme et de grâce. Je me penchai sur ce front lisse, sur cette douce moue des lèvres, et je me dis : voici un visage de musicien, voici Mozart enfant, voici une belle promesse de la vie. Les petits princes des légendes n'étaient point différents de lui. » Le personnage était déjà nommé.

Le 29 décembre de la même année, Saint-Exupéry tente d'assurer la liaison de Paris-Saïgon mais son avion s'écrase le 31 décembre dans le désert de Libye. C'est une caravane de nomades qui le sauvera : la rencontre « miraculeuse » et comme « tombée du ciel » vient de naître.

Michel Quesnel précise que « lorsqu'il fréquente les petits restaurants, Saint-Exupéry alimente sa patience en griffonnant, sur le papier gaufré qui lui tient lieu de nappe, l'esquisse d'un jeune personnage auquel il suffira qu'on l'ampute d'ailes inutiles et qu'on laisse rayonner ses cheveux pour qu'il devienne le Petit Prince ».

Petit à petit, les courriers personnels de l'auteur font apparaître la silhouette très nette que nous connaissons du personnage. En mai 1940, dans une lettre qu'il envoie à Léon Werth, à qui est dédié le livre, apparaît sur son nuage un petit personnage au regard courroucé, en face d'une planète habitée par un vieux mouton cornu, plantée d'arbres et ornée en premier plan par une rose.

Le personnage du petit prince aurait aussi été inspiré à Saint-Exupéry par la personnalité de Pierre Sudreau Une autre histoire, tenace au Québec, affirme que le Petit Prince serait inspiré de Thomas De Koninck, fils de son ami Charles De Koninck chez qui il a séjourné à Québec en 1942

Également, l'auteur s'est probablement inspiré de son filleul et neveu François d'Agay, fils de sa sœur cadette Gabrielle pour créer le personnage du Petit Prince

Source

 

 

 

  • Le descriptif de la séquence.
  • Un diaporama pour l'étude des premières de couverture.
  • Quizz 1
  • Quizz 2
  • Quizz 3
  • Questionnaire   -  Corrigé
  • Questionnaires sur les ch. 1, 2, 3 et 4
  • Petit prince (308.22 Ko)
  • Questionnaires sur les ch. 4, 5 et 6
  • Petit prince 2 (308 Ko)
  • Questionnaires sur le ch.  7
  • Petit prince 3 (134.66 Ko)
  • Questionnaires des ch 8 à 27
  • Séquence pédagogique sur le petit prince
  • Questionnaire : 10 questions réponses
  • Imaginez une autre fin au Petit Prince
  • Réécriture le Petit Prince

     

    Le Petit Prince regarda le ciel, et me dit qu’à présent cela faisait un an qu’il était parti, qu’il n’était pas retourné sur sa planète. Pendant un moment aucun d’entre nous ne dit rien, puis je lui demande: “Elle te manque?” Je n’avais pas besoin de préciser, car c’était une évidence. Sa rose, sa planète… tout. Il contemple le ciel une fois de plus avant de me répondre, enfin.

    -Terriblement.

    -Tu veux y retourner?

    Le Petit Prince me regarda enfin, mais il ne semblait pas triste. Il chuchota, un sourire à la bouche: “Au début je croyais que oui, mais la vérité, c’est que non.” Il rougit. Je sentais qu’il voulait me poser une question. “Voudrais tu… voudrais tu m’apprivoiser?” Je sentis mon coeur,s’arrêter; bien sur que je voulais l’apprivoiser! Je n’avais rien besoin de dire, juste besoin de le tenir près de moi. Je le pris dans mes bras et nous resterons ainsi toute l’éternité.
     

 

Comprendre Le Petit Prince


« L’essentiel est invisible pour les yeux », dit le renard. Le petit prince répète la phrase pour s’en souvenir, un moyen, pour l’auteur, de nous indiquer son importance pour la compréhension de l’histoire.

 

  •  l'aspect intemporel d'une oeuvre philosophique qui parle à tous.
  • La portée philosophique du petit prince
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Date de dernière mise à jour : 18/10/2018