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La voleuse de livres de Markus Zusak : analyse du livre, résumé, thèmes

 

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La voleuse de livres

 

La Voleuse de livres (The Book Thief) est un roman de l'écrivain australien Markus Zusak, publié en 2005 en Australie et en 2007 en France aux éditions OH !, dans une traduction de Marie-France Girod.

Le roman narre le destin tragique de Liesel Meminger, une fillette allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, par les yeux de la Mort, dotée d'un humour noir et cynique, ultime témoin objectif de la folie des hommes.

La Voleuse de livres a obtenu un succès international auprès du public comme des critiques, qui ont salué l'aspect déconcertant du récit et les valeurs qu'il défend contre la barbarie comme l'importance des liens familiaux, l'amitié, la solidarité humaine et la puissance des mots.

Molching est une petite ville imaginaire d'Allemagne. Elle est située à quelques kilomètres de Munich, en Bavière et proche de Dachau, la ville où fut construit le premier camp de concentration important d'Allemagne qui fut mis en service le  ; c'est en outre l'un des rares camps bâtis avant la mort de l'ancien Président Hindenburg en 1934.

L'histoire débute en janvier 1939, soit huit mois avant l'invasion de la Pologne et le début officiel de la Seconde Guerre mondiale. La fin de La Voleuse de livres se situe pendant les bombardements Alliés qui touchèrent l'Allemagne nazie l'été de l'année 1943. L'épilogue, situé à Sydney en Australie, se passe plusieurs dizaines d'années après les évènements narrés dans le roman, à la fin de la vie de Liesel Meminger.

 

Les thèmes 

 

La mort

Tout au long du roman, la Mort est omniprésente, d'une part puisque c'est elle qui raconte l'histoire, mais aussi parce que cette histoire se situe en période de guerre et dans un pays où le régime en place l'a érigée en modèle. Liesel est donc entourée par la Mort, avec qui elle va devoir composer pour survivre, grandir et garder l'espoir, prenant même des risques inouïs pour aider des fugitifs, comme Max.

Le pouvoir des mots

Liesel est La Voleuse de livres. Elle vole son premier livre lors de l'enterrement de son petit frère, et va, grâce à son père adoptif, à la femme du maire et à son ami Max, apprendre à lire et à écrire. Elle va également découvrir le pouvoir des mots, comme un apaisement dans une situation de stress et de tension (pendant les bombardements), mais aussi comme un moyen d'arriver à ses fins, moyen qu'utilisèrent aussi Hitler et son régime totalitaire pour asseoir leur domination sur les esprits du peuple allemand. Les livres qu'elle dérobe ou qu'on lui offre lui permettent finalement de s'évader lors des moments difficiles de son enfance.

L'amitié

Une grande partie de l'intrigue tourne autour de l'amitié entre Liesel et de nombreuses personnes : Rudy, son meilleur ami, complice et camarade de jeux ; Hans, son père adoptif si compréhensif et intègre ; Max, le boxeur juif qui se cache dans la cave ; ou encore la femme du maire, Ilsa Hermann, la bienfaitrice qui lui permettra d'étendre sa culture littéraire et qui va la recueillir quand la Mort viendra lui ravir tous ceux à qui elle tenait.

La beauté et la brutalité de l'Humanité

Ce paradoxe est de nombreuses fois exprimé dans ce récit, chaque fois énoncé avec détachement par la narratrice. La brutalité de l'homme a particulièrement été rattachée à l'Allemagne nazie. Les horreurs de cette guerre sont présentées au lecteur par le biais de la persécution et du traitement inhumain des Juifs. À l'opposé, les scènes telles que celle du pilote en train de mourir sont le reflet de la beauté de l'humanité. Dans cette scène, Rudy dépose un ours en peluche sur la poitrine de l'homme avant que la Mort ne vienne emporter son âme. Ces actes de bonté réapparaissent tout au long du roman, montrant ainsi les deux côtés de la nature humaine.

Les Allemands résistants

Un sujet peu abordé concernant la Seconde Guerre mondiale est la résistance allemande en général. Il existait des mouvements de résistance au nazisme, tels que La Rose Blanche, un mouvement étudiant parti de Munich ou encore la tentative d'assassinat sur Hitler par le comte Claus Schenk von Stauffenberg, ainsi que de nombreux groupes sociaux-démocrates, communistes, catholiques, protestants et même des militaires.

Mais il y eut également de nombreux actes isolés et gratuits comme celui de Hans Hubermann, tels que ceux qu'on a pu retrouver en Europe et en France notamment, où de simples citoyens ont, au péril de leur vie et de celle de leur famille, décidé d'aider des juifs ou d'autres populations persécutées par les nazis.

Source

 

 

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Date de dernière mise à jour : 18/10/2018