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Deux réécritures corrigées pour vous entraîner. Difficultés : le respect de la concordance des temps

 

DNBac

 

Les réécritures au brevet

 

 

Entrainement aux exercices de réécriture du brevet de français :



Voici deux textes à réécrire, attention à la concordance des temps. Vous trouverez ci après la correction de ces deux extraits.

TEXTE 1 : L’autobiographie
Ma seule consolation, quand je montais me coucher, était que maman viendrait m’embrasser quand je serais dans mon lit. Mais ce bonsoir durait si peu de temps, elle redescendait si vite, que le moment où je l’entendais monter, puis où passait dans le couloir à double porte le bruit léger de sa robe de jardin de mousseline bleue […], était pour moi un moment douloureux. Il annonçait celui qui allait le suivre, où elle m’aurait quitté, où elle serait redescendue. De sorte que ce bonsoir que j’aimais tant, j’en arrivais à souhaiter qu’il vînt le plus tard possible, à ce que se prolongeât le temps de répit où maman n’était pas encore venue.
Marcel Proust, Du côté de chez Swann (1913)

Consigne : Réécrivez le texte en commençant par : « Ma seule consolation, quand je monte me coucher… » et effectuez par la suite toutes les modifications nécessaires.



TEXTE 2 : L’autobiographie (2)Tout à coup, le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé et de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté […].
Marcel Proust, Du côté de chez Swann (1913)

Consigne : Sans modifier le temps des verbes, réécrivez ce texte comme si le point de vue adopté n’était pas interne, mais externe ou omniscient.

Correction des deux réécritures :

Correction proposée du texte 1 :
Ma seule consolation, quand je monte me coucher, est que maman viendra m’embrasser quand je serai dans mon lit. Mais ce bonsoir dure si peu de temps, elle redescend si vite, que le moment où je l’entends monter, puis où passe dans le couloir à double porte le bruit léger de sa robe de jardin de mousseline bleue […], est pour moi un moment douloureux. Il annonce celui qui va le suivre, où elle m’aura quitté, où elle sera redescendue. De sorte que ce bonsoir que j’aime tant, j’en arrive à souhaiter qu’il vienne le plus tard possible, à ce que se prolonge le temps de répit où maman n’est pas encore venue.

Remarque complémentaire :
l deux subjonctifs imparfaits dans ce texte : « qu’il vînt » et « que se prolongeât », qu’il faudra mettre au subjonctif présent : « qu’il vienne » et « que se prolonge ».


Correrction du Texte 2 :
Ici, on vous demande de changer le point de vue du texte. Le point de vue interne est presque toujours retranscrit à la première personne (« je »). Réécrire le texte au point de vue externe ou omniscient implique de remplacer la permière personne par la troisième (« il »).

Correction proposée :
Tout à coup, le souvenir lui est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là il ne sortait pas avant l’heure de la messe), quand il allait lui dire bonjour dans sa chambre, sa tante Léonie lui offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé et de tilleul. La vue de la petite madeleine ne lui avait rien rappelé avant qu’il n’y eût goûté […].

 

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Date de dernière mise à jour : 30/07/2017