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Etudier les figures des monstres en littérature en classe de 3ème

 

DNBac

 

Etudier les monstres en 3ème, figures de la littérature




Cela montre bien comment l’étude d’un type littéraire au collège est un véritable parcours. Les élèves appréhenderont beaucoup mieux ces monstres psychologiques en possédant des repères, acquis précédemment.



Pistes de séquences

L’autobiographie


Dans le cadre d’une séquence sur l’autobiographie, on peut axer l’étude autour de monstres psychologiques tels que le personnage de la mère de J.Vingtras dans L’Enfant, celui de Folcoche dans Vipère au poing... Au-delà de la simple séquence sur les caractéristiques de l’écriture autobiographique, on pourra amorcer ici une réflexion sur l’exutoire que propose ce type d’écriture pour l’auteur.

La poésie

Le monstre peut aussi être étudié comme symbole de la création et de l’imagination dans une séquence sur la poésie : Michaux « La géante au lit », Baudelaire « La géante ».

Le texte narratif au service de l’argumentation

En liaison avec le texte narratif au service de l’argumentation, le monstre pourra être défini comme figure de la remise en cause de l’ordre du monde, comme la figure de la déconstruction - La Métamorphose de Kafka
La nuit des Halles de Seignolles (Presses Pocket)
Micromégas de Voltaire
Les voyages de Gulliver Swift
L’homme qui rit, Victor Hugo En effet, dans ces œuvres, le monstre se présente comme une clé de la lecture de l’univers humain.

Le théâtre

On peut aussi étudier le monstre au théâtre comme élément qui aide à la construction du sens : - Triboulet le bouffon dans Le roi s’amuse de Victor Hugo (Un parallèle peut alors être établi avec le Rigoletto de Verdi)
Le récit de Théramène dans Phèdre
Le personnage du Sphinx dans La machine infernale de Cocteau.
Je pensais également au personnage de Créon, si souvent qualifié de monstre psychologique. Pourquoi ne pas mener alors une séquence construite autour de ce personnage afin de s’interroger sur le rôle que peut avoir cette monstruosité dans la construction du tragique ? Pour cela, il serait alors intéressant de comparer la vision qu’en donnent Racine dans La Thébaïde ou les frères ennemis, Sophocle, Anouilh et Cocteau dans leurs versions respectives d’Antigone.




Conclusion
La figure monstrueuse est omniprésente dans les œuvres que l’on peut proposer à nos élèves de collège et elle permet, outre l’étude de différents points essentiels des programmes, d’éveiller nos élèves à la culture. Elle est également un moyen de proposer un parcours de lecture parmi tant d’autres, de façon à donner aux élèves des repères leur permettant d’appréhender les œuvres, de mieux les comprendre et donc de les aimer.

 

 

 

 

Pour aller plus loin 

Date de dernière mise à jour : 18/10/2018