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Sujets corrigés de philosophie Washington série S. Annales de philosophie 2018, consultez les corrigés bac et réagissez sur le forum

 

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   Les sujets tombés au baccalauréat de philosophie : Washington, bac 2018

Sujets de la série S

Terminale S 

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Dissertation 1 - Est-ce le corps qui produit la pensée ?

Dissertation 2 - Avons-nous besoin de l'art pour nous faire une idée du beau ?

Commentaire  - HEGEL, Propédeutique philosophique (1811)

 

Est-ce le corps qui produit la pensée ?

 

Concepts :

Matière et esprit : rapport entre l’âme, l’esprit, la pensée et le corps

Le vivant

 

Le sujet repose sur la distinction classique entre l’âme et le corps en tant que la pensée est d’ordinaire attribué à l’esprit. Y-a-t-il un corps qui pense ? Peut-on penser sans corps ? Est-ce l’esprit, indépendamment du corps, qui produit la pensée ?

Problématique : La pensée est-elle indépendante du corps ou bien a-t-elle besoin d’une incarnation pour exister ?

 

Ce n’est pas le corps qui produit la pensée : séparation radicale entre la pensée et le corps

  1. Le dualisme cartésien. Descartes fait la différence entre la substance pensante, l’âme, et la substance étendue, le corps. Pour lui, le corps est une machine et les deux substances sont indépendantes. La pensée, produite par la substance pensante qu’est l’esprit, n’a pas besoin du corps

  2. Comment alors appréhender le fait qu’il y a des liens entre l’esprit et le corps, que certaines de mes pensées ont des conséquences sur mon corps ? L’interaction entre pensée et corps est pensée par Descartes comme une union sur le mode du sentiment. On connaît le corps par le sentiment qui est une sensation provenant du corps et agissant sur l’esprit. Mais le sentiment n’est pas une pensée

Une prédominance de l’âme sur le corps qui fait que le corps met en œuvre la pensée

  1. Pour Aristote, l’âme est un principe vital qui actualise, organise le corps. Sans âme, le corps serait juste une masse inerte. La pensée provient de l’esprit et s’effectue dans le corps

  2. Merleau-Ponty évoque l’expérience du membre-fantôme. Celle-ci montre qu’il y a une idée préexistante au corps et qui perdure après l’amputation de celui-ci.

Il existe une pensée produite par le corps

  1. Pour Husserl, il n’y a pas de différence entre moi et mon corps, je suis mon corps. Il faut remettre en question la division entre pensée et corps, les deux sont inextricablement liés. La pensée est le corps.

  2. Le corps a sa propre manière de penser, de s’exprimer. Paul Valéry montre que la danse est une pensée produite par le corps, une pensée du corps et par le corps.

 

Avons-nous besoin de l’art pour nous faire une idée du beau ?

 

Série S

Concepts :

L’art et le beau

 

Ce sujet question le rôle de l’art : nous sert-il à voir la beauté ? à former le concept, l’idée du beau ?

Comment se forme ce concept ? Soit c’est une idée innée, préexistante aux œuvres d’art, soit c’est l’expérience de l’art qui permet de former cette idée empiriquement.

Se faire une idée : au sens strict, former l’idée. Dans un sens plus large : comprendre, approcher de la compréhension

Problématique : L’art est-il ce qui crée la beauté ?

 

La beauté naturelle, une idée de la beauté sans la médiation de l’art ?

  1. Il existe une beauté naturelle, une beauté du monde : nous n’avons pas besoin de l’art pour voir la beauté d’un paysage ou la beauté d’une personne. C’est une beauté en mouvement que l’on comprend intuitivement

  2. L’art doit imiter la nature (Aristote) car c’est un moyen de connaissance des choses. Mais si l’art doit imiter la nature, n’est-ce pas aussi parce qu’il nous permet de voir le beau alors qu’au quotidien, l’homme n’est pas forcément sensible à la beauté naturelle ?

  3. L’imitation de la nature est une fin médiocre pour l’art et la beauté artistique est mille fois supérieure à la beauté naturelle (Hegel). Nous pouvons observer la beauté naturelle tous les jours, alors pourquoi la reproduire par l’intermédiaire de l’art ? Nous avons déjà une idée du beau par la nature, mais l’art est l’œuvre d’un esprit libre.

Existe-t-il une idée du beau préexistante à l’art ?

  1. Platon : il y a une idée du Beau, qui fait partie des principes du monde. L’esprit doit contempler les idées pour les saisir. L’imitation ne produit que des images, de pâles copies des idées

  2. Certes, il y a peut-être une idée du beau mais cette idée se saisit à travers la manifestation sensible de l’art (Hegel)

  3. Le beau est universel : pour qu’il y ait universalité, il faut qu’il y ait une idée de beauté indépendante des productions artistiques (Kant)

L’art crée sa propre beauté : nous avons besoin de l’art pour penser la beauté

  1. L’art est une démarche libre. Alain : la beauté émerge avec l’œuvre, pas de critères de la beauté qui sont préétablis

  2. L’art trouve de la beauté, crée une idée de beauté là où on ne la voit pas. Kant : « l’œuvre d’art n’est pas la représentation d’une belle chose mais la belle représentation d’une chose » (ex de La Charogne, Baudelaire)

 

Hegel, Propédeutique philosophie

 

Notions :

Volonté, action, liberté

Passif/actif

Cause/conséquence, effet

nécessité

Problématique : La liberté peut-elle être contrainte par les circonstances ?

Idée principale : L’individu, quand il exerce sa volonté, est libre. Dire que l’on a agit de telle ou telle manière en raison des circonstances revient à se réduire à une non-liberté. Dans le domaine de la volonté, il n’y a pas de relation de cause à effet avec les circonstances.

Plan :

On peut distinguer deux mouvements dans le texte, qui serviront de base au plan. Il faut être attentif aux moments du texte, il n’est pas conseillé de vouloir absolument faire un plan en trois parties en commentaire de texte.

 

« On dit volontiers (…) ce qui est contenu dans la cause s’ensuive nécessairement » : examen de l’influence des circonstances sur la volonté

  1. Hegel part d’une expression courante, dans laquelle l’homme est souvent tenté de revendiquer l’influence des circonstances et donc une certaine passivité.

  2. Mais il insiste sur le fait que derrière cette passivité, se dissimule une activité : celle de reconnaître les circonstances comme moteurs de mon action, comme « mobiles »

  3. Hegel refuse l’idée d’une causalité entre les circonstances et l’exercice de la volonté car elle introduit une idée de nécessité qui nie le caractère actif de la volonté

« Mais, en tant qu’être de réflexion (…) le pouvoir qu’il leur accord lui-même » : l’homme est libre de déterminer le poids des circonstances sur son action

  1. La volonté est libre et puissante. Le caractère réflexif de la conscience permet de dépasser les déterminations.

  2. Ainsi, en reconnaissant telle ou telle circonstance comme mobile de son action, l’individu nie d’une certaine manière sa responsabilité. Néanmoins cette négation est la négation dans le discours de sa liberté essentiel. Par une telle action, l’homme refuse sa liberté. Mais il est important de souligner que les évènements n’ont comme effets sur nous que ce que nous leur accordons : la volonté est absolument libre.

 

 

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Date de dernière mise à jour : 11/06/2018