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   Les sujets tombés au baccalauréat de philosophie : Liban, bac 2018

Sujets de la série L

Terminale L : Coefficient 7

Dissertation n°1 :
Faut-il aimer les autres pour les respecter ?

Dissertation n°2 :
La parole a-t-elle le pouvoir de changer les choses ?

Explication de texte :
K. Marx et F. Engels, L'idéologie allemande (1845-1846).


 

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Faut-il aimer les autres pour les respecter ?

 

Concepts :

Autrui

Respect/amour/amitié

 

Faut-il : le sujet interroge l’obligation, l’injonction à aimer les autres pour les respecter. Peut-on respecter les autres sans les aimer ?

Problématique : Le respect que j’éprouve pour autrui ne tient-il pas plus à sa nature humaine qu’à mes affinités avec lui, qu’à l’amour ou à l’amitié ?

 

Mon respect pour autrui est dépendant de mon amour pour lui : l’amour engendre le respect

  1. Amour et respect sont deux formes d’acceptation de l’autre. L’injonction chrétienne à aimer son prochain est une injonction à aimer tout homme comme s’il était notre prochain, c’est-à-dire à le respecter.

  2. La société est mue par deux forces d’opposition : c’est le principe d’insociable sociabilité théorisé par Kant. Si je n’aime pas quelqu’un, j’ai plutôt tendance à m’en éloigner.

  3. Si je ne porte pas d’amour envers quelqu’un, je privilégie mes intérêts, les intérêts de ceux que j’aime. Etant donné que les intérêts particuliers sont souvent contraires, je peux nuire aux intérêts d’autrui sans trop de cas de conscience si je ne l’aime pas. Mais en nuisant à ses intérêts, je peux aussi nuire à ses droits. C’est la situation du conflit des intérêts que l’on trouve dans l’état de nature présenté par Hobbes

Certaines formes d’amour peuvent aller à l’encontre du respect de l’autre

  1. Un amour qui n’est que désir emprisonnant pour autrui nuit à son intégrité, ne le respecte pas dans son essence. Dans un amour fusionnel, la forme d’amour peut être destructrice donc irrespectueuse de l’autre dans sa différence

  2. Pour Kant, un amour pathologique, gouverné par les passions, est une forme de mépris de l’autre.

Le respect comme sentiment universel, indépendant de l’amour

  1. Le respect implique de dépasser un égoïsme fondamental pour mieux aimer les autres.

  2. Kant : le respect est un élément constitutif de la morale. La loi morale m’oblige à traiter l’autre comme une fin en soi, indépendamment de mes sentiments pour lui.

  3. Nietzsche propose dans Ainsi parlait Zarathoustra à trouver en son ami son « meilleur ennemi » : il faut aussi honorer, respecter en l’autre les parties que l’on n’aime pas. Une telle amitié, fondée sur le respect de l’autre dans son entièreté est une vraie amitié

 

La parole a-t-elle le pouvoir de changer les choses ?

 

Concepts :

Parole/langage : le langage est l’aptitude à constituer et former une langue ; la parole est l’acte individuel par lequel s’exerce la fonction linguistique

Pouvoir/instrument/fin/moyen

Le réel

 

Reformulation : le sujet interroge l’impact de l’usage de la langue mais aussi l’impact que peut avoir le langage. L’expression courante « changer les choses » renvoie à cette idée d’impact : il s’agit d’agir sur le monde ou sur les autres, de modifier une situation donnée, de l’infléchir dans un sens par l’utilisation des mots, de la langue.

Problématique : Dans quelle mesure les mots peuvent-ils agir sur le réel ?

 

Les pouvoirs de la parole

  1. La rhétorique est l’art de manier les mots, l’art de la belle parole. Les rhéteurs sont des experts pour convaincre, persuader. La parole peut donc convaincre et persuader si elle est bien utilisée.

  2. Socrate, dans les dialogues platoniciens, utilise la parole et le dialogue pour éclairer ses interlocuteurs sur leurs erreurs. C’est l’art de la maïeutique, qui vise à faire accoucher les esprits de la vérité par la parole.

  3. Dimension performative du langage (Austin). La parole peut avoir une valeur d’engagement (« Je donne ma parole ») ou une valeur d’action. Une parole performative est une parole qui agit quand on la prononce.

La parole comme limite à l’action ?

  1. L’opposition classique entre parole et action. Si je parle trop, cela peut entraver mes actions. Quand je parle, je n’agis pas. Cette opposition est semblable à l’opposition entre théorie et action.

  2. En politique, on peut opposer les discours aux actions concrètes. Marx appelle à l’action militante et à la révolution contre les gommes de parole et de pensée qui ne changent rien.

  3. La parole est la manifestation d’une intention alors que l’action passe à la pratique. D’une certaine manière, une parole sans action ne peut rien changer. Manifester sa volonté de faire quelque chose, de changer les choses sans passer à la pratique n’a aucun impact sur le monde.

La parole comme instrument de transformation du réel

  1. La littérature, qui est d’une certaine manière une parole, non pas orale mais écrite, l’expression d’une voix particulière, a un pouvoir de transformation. La description de Notre Dame de Paris par Victor Hugo transforme notre vision du bâtiment. La littérature peut aussi provoquer de forts sentiments tels que la colère ou la haine. Cette parole a donc un fort pouvoir de transformation. On peut ici penser aux pouvoirs des grands discours.

  2. La parole est la manifestation de l’individualité de chaque être (Arendt). En prenant la parole, l’individu agit, il s’expose. Cette action première a un grand pouvoir, puisqu’elle détermine toutes les actions futures. Ainsi, parler permet au moins de commencer à changer les choses.

 

Marx et Engels, L’idéologie allemande

 

Notions :

Société

Politique et droite

Classes dominantes/pensée dominante/idéologie

Problématique :

Comment la classe dominante, possédant les moyens de production, parvient-elle à imposer ses idées ?

Idée principale :

Ceux qui possèdent les moyens de production dominent la société, et avec les moyens de production matériels va la capacité de dominer intellectuellement la société. Les idées dominantes d’une époque sont l’expression de la domination matérielle d’une classe sociale.

Plan :

On peut distinguer deux mouvements dans le texte, qui serviront de base au plan. Il faut être attentif aux moments du texte. Il n’est pas conseillé de vouloir absolument faire un plan en trois parties pour le commentaire de texte

 

« Les pensées des classes dominantes (…) les pensées de sa domination » : les rapports entre puissance matérielle et puissance intellectuelle

  1. La domination d’une classe sur une autre à une époque donnée est toujours une domination à la fois matérielle et intellectuelle. C’est de cette double nature de la domination qu’elle tire son pouvoir. Ainsi les classes dominantes imposent, du fait de leur pouvoir, une pensée, qui va progressivement devenir la pensée dominante dans une société.

  2. Cette capacité d’imposer sa pensée de la part d’une classe sociale provient de la maîtrise des appareils de production. Les classes dominantes sont des classes de propriétaires, qui possèdent les moyens de production alors que les travailleurs sont privés de cette propriété. Ces moyens de production ne sont pas seulement matériels, ils sont aussi idéologiques, intellectuels. Ainsi, l’histoire de la pensée revient à observer la pensée dominante, qui n’est elle-même que l’expression du domination matérielle d’une classe sur une autre.

« Les individus qui composent (…) présentée maintenant comme une loi éternelle » : le rôle des individus dans la classe dominante

  1. Les individus appartenant à la classe dominante sont ceux qui produisent la pensée dominante d’une époque : ils ont donc un rôle majeur dans la détermination d’une époque. Ils organisent la pensée. En plus de la domination réelle, les individus organisent la domination idéologique.

  2. Un exemple précis : l’idée de séparation des pouvoirs et la lutte pour la domination entre pouvoir royal, aristocratie et bourgeoisie. L’idée de séparation entre les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires comme caractéristique d’un Etat de droit a été théorisée par Montesquieu notamment. Marx et Engels en font une lecture au prise de la lutte des classes. Ainsi, cette idée serait née d’un conflit entre diverses classes sociales luttant pour la domination. Cette tripartition entre les trois pouvoirs serait l’expression de la pensée de cette lutte par les classes sociales dominantes.

 

 

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Date de dernière mise à jour : 11/06/2018