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   Les sujets tombés au baccalauréat de philosophie : Washington, bac 2018

Sujets de la série L

Terminale L : Coefficient 7

 

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Commentaire  - Merleau-Ponty, Causeries (1948)

Dissertation 1 - Sommes-nous condamnés à subir le temps ?

Dissertation 2 - L'homme politique doit-il être efficace à tout prix ?

 

L’homme politique doit-il être efficace à tout prix ?

 

Concepts :

Fin/moyen

Etat, société

Politique et morale : le « doit-il » renvoie à une nécessité : est-ce une nécessité pratique ou une obligation morale pour l’homme politique ?

Le sujet interroge la formule « la fin justifie les moyens » : autrement dit, est-ce que l’homme politique peut tout faire (même des choses immorales, mêmes des sacrifices » en se revendiquant de la recherche d’efficacité ?

Il faut aussi s’interroger sur l’homme politique : la formule peut être comprise au sens strict du dirigeant ou au sens large de l’ensemble des hommes (Aristote : l’homme est un animal politique)

Ëtre efficace : se fixer des buts et les atteindre en un temps imparti. Se pose la question du but et des moyens pour l’atteindre

Problématique : L’efficacité est-elle une obligation en politique ?

 

La nécessaire efficacité de l’homme politique

  1. L’homme politique se fixe des objectifs et détermine donc les moyens pour les atteindre. Il paraît logique qu’il utilise tous les moyens à sa disposition, y compris la violence si besoin puisque l’Etat a le monopole de la violence légitime (Weber), son usage ne compromet pas la légitimité de l’Etat

  2. Le principe de l’action politique se trouve dans la pérennité d’un pouvoir qui puisse penser sur le long terme. Ainsi, si l’homme politique n’est pas efficace, la pérennité du pouvoir peut être mise en cause par le peuple. Machiavel, Le Prince : Machiavel théorise un art du gouvernement dans lequel la violence est nécessaire au pouvoir du Prince.

L’efficacité à tout prix ?

  1. Il faut s’interroger sur le prix de l’efficacité ? Parfois, l’homme politique doit faire des sacrifices. Mais la recherche de l’efficacité en politique a-t-elle des limites ?

  2. Les limites dans l’Etat démocratique. L’homme politique doit aussi respecter les lois, c’est le principe de la démocratie qui contraint aussi les dirigeants. Efficacité doit se chercher dans la limite des lois (question de légitimité du pouvoir)

  3. La transgression de la morale. Il est bon que l’homme politique ait des valeurs morales, limitant la recherche d’efficacité. Pour Rousseau, morale et politique sont étroitement liés.

L’efficacité de l’homme politique au sens aristotélicien

  1. Pour Aristote, l’homme est par essence politique. La question de la recherche d’efficacité toucherait alors tout homme. Pour lui, chaque homme a dans la cité une vertu. La vertu se caractérise par l’excellence que l’on trouve en puissance dans tout homme. Ainsi, fonder un Etat où chacun peut exercer sa vertu est le prix de l’efficacité pour l’homme politique

  2. Tout le monde dans la société doit rechercher l’efficacité, voilà le prix d’une politique pérenne. Chacun est homme politique à sa manière. Pour Spinoza, la liberté est le but de l’Etat, ce vers quoi l’homme politique doit tendre. L’homme politique est celui qui met les intérêts communs au-dessus des intérêts individuels. L’injonction à être efficace à tout prix se trouve peut-être dans la possibilité de sacrifier certains intérêts individuels au profit de ceux de la commmunauté

 

Sommes-nous condamnés à subir le temps ?

 

Concepts :

Existence et temps

Conscience

Le sujet présuppose une souffrance émanant de la conscience que l’homme a du temps qui passe. Le temps en tant qu’unité de mesure constitue pour l’individu une sorte de décompte jusqu’à sa mort. La malédiction pesant sur l’homme, ce à quoi il est condamné par essence serait de vivre dans l’attente de la mort, dans l’appréhension vis-à-vis de celle-ci

Problématique : L’homme est-il totalement impuissant devant un temps qui le conduit inexorablement à sa disparition ?

 

Oui, l’homme est impuissant face au temps, il le subit

Héraclite : le temps est irréversible et inarrêtable . Quoique je fasse, le temps vers ma mort continue à s’écouler. « Tout change, rien ne reste ».

Le temps est quelque chose qui est extérieur à nous, ce qui fait que j’y suis soumis, je n’ai aucun contrôle sur lui. Le mythe de l’éternel retour (Nietzsche) nous montre que le temps se répète et que l’individu n’a pas de choix par rapport à cette répétition.

Nous sommes condamnés à subir le temps ou autrement dit nous sommes condamnés à mourir. Cela est le destin de toutes choses mais seul l’homme a conscience du temps. Parce qu’il est doué de réflexion, de conscience, l’homme sait qu’il mourra (Bergson)

Cette condamnation à subir le temps est une condamnation à avoir peur de la mort

Du fait de sa conscience, l’homme sait qu’il est mortel. Or, selon Heidegger, la conscience est intentionnelle, elle se projette. Ainsi, il arrive un moment où je ne peux que me projeter vers ma propre disparation. L’intentionnalité de la conscience est source d’angoisse.

Pour tenter d’échapper à cette angoisse, l’homme cherche des divertissements (Pascal). Le divertissement est une façon de détourner son regard de la condamnation à mourir

On peut s’émanciper de la peur du temps, ce qui fait que l’on n’en souffrira plus

Pour Epicure, il ne faut pas craindre la mort, qui n’est rien. Le bonheur épicurien se situe dans l’acceptation des évènements extérieurs. Lorsque l’on souffre, il faut se souvenir des moments heureux. Le souvenir permet d’échapper à la condamnation à la peur

L’idée de la mort représente une invitation à l’action (Kierkegaard) : ayant connaissance de ma nature d’être mortel, je suis invité à ne pas subir le temps, à me l’approprier en agissant.

Pour Sartre, la liberté ne se conçoit pas en dehors de la mort, c’est-à-dire pas en dehors de la condamnation du temps. Je m’approprie donc ma mort et ainsi le temps

 

Merleau-Ponty, Causeries

 

Notions :

Autrui

Conscience

Existence

 

Problématique : Comment se forme la conscience ? Est-elle innée ou a-t-elle besoin de la médiation d’autrui ?

Idée principale : La conscience est intentionnelle. Elle commence par se projeter vers l’extérieur, vers un objet, vers autrui avant de pouvoir devenir conscience de soi. Notre culture sert donc de médiation entre moi et moi, médiatise la conscience de soi.

Plan :

On peut distinguer deux mouvements dans le texte, qui serviront de base au plan. Il faut être attentif aux moments du texte, il n’est pas conseillé de vouloir absolument faire un plan en trois parties en commentaire de texte.

 

« Nous ne vivons pas (…) dans l’intimité de son propre esprit » : la formation de la conscience de soi par le contact avec autrui

  1. Question de ce qui est premier dans la conscience : la conscience de soi, du monde ou des autres ? Chaque individu voit d’abord ce qui l’entoure, fait « l’expérience d’autrui ». La conscience opère donc un double mouvement : elle se projette vers l’autre, puis s’applique en retour à elle-même. Le sentiment d’existence dépend de la fréquentation d’autrui

  2. L’exemple du nourrisson qui apprend à décrypter des émotions à partir du contact avec l’autre. Cet exemple permet de montrer qu’on appréhende la conscience autant dans le contact avec l’autre que dans l’introspection. La conscience produit des manifestations corporelles visibles que l’on apprend à décrypter comme la manifestation d’un esprit

« Et l’adulte (…) participant à la vie du monde » : l’importance de la culture dans l’appréhension de sa propre conscience

  1. Tout comme le nourrisson prend contact avec lui-même par l’intermédiaire d’autrui, chaque individu s’appréhende par l’intermédiaire de sa culture. La culture est une sorte de cadre mental qui détermine notre vision du monde et notre vision de nous-même. La principale manifestation de la culture est le langage, qui constitue un découpage du monde

  2. Ainsi, pour se connaître, pour connaître « l’esprit », la médiation du langage et de la vie dans le monde est nécessaire. Une introspection coupée de tout contact avec le monde ne servirait pas à vraiment connaître l’esprit.

 

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Date de dernière mise à jour : 11/06/2018