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sujets corrigés bac de philosophie 2017, Liban, série ES. Profs en direct le jour du bac

L'art est-il une forme de connaissance? Peut-on justifier une injustice? Commentaire, Bergson, L'énergie spirituelle. Tous les sujets sont corrigés.

 

DNBAC

 

 

 

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Les sujets tombés au baccalauréat de philosophie : Liban, bac 2017

Sujets de la série ES

Terminale ES :

 BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

PHILOSOPHIE
SÉRIE ES
 
Durée de l’épreuve : 4 heures
L’usage des calculatrices est interdit
 
 


Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants : 

L'art est-il une forme de connaissance?

Peut-on justifier une injustice?

Commentaire philosophique

Bergson, l'Energie spirituelle

 

Lecture du sujet


 

BAC ES

 

Sujet 1 : L’art est-il une forme de connaissance ?

 

Les distinctions conceptuelles qu'il nous faudra travailler et développer dans notre dissertation :

 

Connaissance / et Savoir

 

Nature / et Culture

La culture se distingue de la Nature en ce sens qu'elle n'est pas ce qui est inné à l'Homme mais ce qui est acquis par celui-ci. L'Homme est un être de culture, il transforme le monde dans lequel il vit pour l'habiter. Il se sort de son état d'animalité, de Nature, par le langage, les traditions, le savoir mais aussi l'art.

 

Il nous sera utile de comprendre que la culture peut s'entendre dans le sens d'une transformation, d'une amélioration. Amélioration de soi, transformation de soi vers une (pleine) humanité.

 

Ce qui est inné // et ce qui est acquis

 

Art // et Technique

Les beaux-arts // l'artisanat

Savoir-faire

 

Le questionnement s'organise donc autour de la relation entre l'Art et de la connaissance.

 

Reformulation du sujet :

L'art peut-il contribuer à la constitution d'un savoir ?

Peut-on appréhender une œuvre d'art d'une autre manière que par notre perception et notre sensibilité  ?

Peut-on connaître grâce à l'art ?

 

 

Problématisation:

 

Le sujet de la dissertation présuppose que la réception et la création artistique puissent être autre chose qu'une expérience simplement esthétique. Il soulève les questions suivantes :

 

Quelle est le but de l'art ?

Peut-on appréhender une œuvre d'art d'une autre manière que par notre perception et notre sensibilité  ?

 

 

Plan possible :

 

I. L'art est avant tout une expérience esthétique

 

A. . L'oeuvre d'art est la réalisation sensible d'une idée. C'est une réalisation sensible et esthétique de l'idée ou des pensées d'un artiste. Ici nous parlons de l'art au sens de Beaux-arts (distinction art et artisanat).

 

B. « L'art » au singulier montre qu'il a quelque chose de singulier et de commun à toutes les œuvres d'art et c'est l'expérience esthétique que nous en faisons. En effet, l'art a pour fin la beauté, la satisfaction esthétique ou pas. En ce sens, la réception n'encourage pas une forme de connaissance quelconque puisqu'elle concentre ses efforts dans les émotions suscitées, plaisir....

C. Cependant, ce goût s'éduque tout comme le jugement esthétique résulte d'un apprentissage. Dans La Distinction.Critique social du jugement, Bourdieu explique qu'apprécier les qualités d'une œuvre d'art relève d'un apprentissage d'une certaine conception de l'art, du beau, d'après la civilisation dans laquelle on appartient. On l'acquiert par l'éducation et la transmission . Il y aurait donc autant de concepts du beau que d'éducation et de cultures.

 

II. L'art éduque notre perception

 

A. Nelson Goodman a tenté de théoriser la réception perceptive des œuvres d'art, de la musique, des performances artistiques. Théorie de la partition. En cela, nous pouvons dire que l'art devient une forme de connaissance par les nombreux théoriciens de la musique, de la danse, etc.

 

B. Selon Kant, la culture (au sens de culture artistique) s'acquiert au contact de l'art car par l'art, l'Homme épanoui (éduque) la sensibilité de son esprit. Le plaisir que suscite l'art met en mouvement l'imagination et la réflexion, deux facultés de l'esprit humain. L'art devient une forme de connaissance.

 

C. Il conviendrait ici de rappeler une définition de la connaissance.

 

III. Le rôle de l'art dans la société

 

A. Ici, par « art », nous entendrons toutes les formes artistiques y compris l'artisanat. L'art au sens de création esthétique demandant un certain savoir-faire. Le savoir-faire de l'artisan se transmet, c'est une forme de connaissance

 

B. L'art est une représentation du monde, de l'Homme par l'Homme. Les œuvres d'art permettent donc d'apporter aux spectateurs un savoir sur le monde qui les entoure, à percevoir des choses qu'ils ne percevaient pas auparavant.

 

 

Sujet 2 : Peut-on justifier une injustice ?

 

Les distinctions conceptuelles qu'il nous faudra travailler et développer dans notre dissertation :

 

Justice et droit

La loi , le droit

Ce qui est légitime / Ce qui ne l'est pas

 

Le questionnement s'organise donc autour de la relation entre la justice et de la morale.

 

Reformulation du sujet :

Peut-on rendre raison d'une injustice ?

Peut-on rendre une injustice légitime ?

 

 

Problématisation:

 

Le sujet de la dissertation suppose qu'il serait possible d'effacer le caractère injuste d'une injustice. Il soulève les questions suivantes :

 

Au nom de quoi serait-il possible d'effacer cela ? Serait-ce alors suffisant pour rendre l'injuste légitime ?

 

Plan possible :

 

I. Dans certains cas, l'injustice semble légitime

 

A. . Définition de ce qui est juste comme ce qui est légitime

 

B. Chez Hobbes, l'Etat a pour devoir de protéger le peuple. Hobbes désigne un Leviathan, souverain absolu auquel tous les membres du peuple ont aliéné leur souveraineté naturelle . Il a les pleins pouvoirs et son pouvoir n'a aucune limites. Son injustice est dans ce cas de figure, légitime et donc juste.

 

C. Selon Rousseau et Locke, le peuple en démocratie doit accepter de répondre à la volonté du plus grand nombre. Chez Rousseau c'est la volonté générale ou l'élément généralisable de la volonté des membres du peuple (qui s'oppose à la volonté de tous qui est la somme des volontés de chaque individu membre du peuple). Chez Locke, c'est la majorité. Dans ce cas, au nom de l'intérêt du plus grand nombre, il serait juste de condamner et oppresser un petit nombre d'opposants au groupe.

 

II. L'injustice est injustifiable

 

A. Rousseau le souligne : la liberté est inaliénable. Personne ne peut entraver ma liberté par son injustice.

 

B. La justice renvoie a un principe moral. Kant, dans les Fondements de la Métaphysique des mœurs affirme que l'Homme est une fin en soi et non un moyen. C'est un impératif pratique dicté par la Raison. Voler son voisin, ou à l'échelle de l'Etat, détourner l'argent du contribuable est un préjudice moral et on ne peut en rendre raison et encore moins annuler cette injustice.

 

C. Nous ne pouvons justifier l'injustifiable mais nous pouvons la juger équitablement

Locke est un philosophe contractualiste qui a cherché à justifier le passage de l'Etat de nature à l'état civil et à rendre légitime le gouvernement. Dans l'état de Nature qu'il a théorisé, les hommes avaient le pouvoir de juger eux-mêmes leur agresseur. Locke écrit que ce pouvoir rend les Hommes sévères lorsqu'il s'agit de juger son agresseur, ou pas assez quand il s'agit de juger son ami car alors il justifierait son injustice. Les limites de ce pouvoir de juger justifie chez Locke la séparation des pouvoirs dans le gouvernement et la création d'un pouvoir judiciaire capable de juger équitablement.

 

Commentaire de Texte : L'énergie spirituelle , Bergson (1919)

 

Thème : La variation d'intensité de notre conscience

Thèse : Bergson affirme que l'intensité de notre conscience dépend de la plus ou moins grande somme des choix et de création que nous effectuons

Ce texte mobilise les concepts suivants : La conscience, la liberté, Soi. Il conviendra alors de les définir lors de votre commentaire de texte afin d'éclaircir les arguments de l'auteur.

Problématisation :

En quoi les mouvements que nous répétons éteignent notre conscience alors même qu'ils fondent leur origine dans l'expression d'une décision et d'un choix de notre part ?

Plan :

I. L.1 à 7 : Les mouvements répétés s'émancipent de la conscience = l'automatisme des gestes.

A. Distinction spontanéité des actions quand la conscience est pleine // automatisme des actions lorsque la conscience s'en retire. La spontanéité est l'expression de la conscience, l'automatisme est l'expression d'une habitude

B. L'exemple de l'apprentissage. L'apprentissage n'est-il pas ce qui permet de saisir pleinement ses mouvements en parvenant à les maîtriser de mieux en mieux ? Les mouvements d'un nouvel exercice sont décidés par la conscience alors vive. Comment expliquer que l'éxécution de ces mêmes mouvements une énième fois, fasse fuir notre conscience ? La vivacité de la conscience dans la nouveauté des mouvements ?

C. La conscience est innée , peut-elle alors vraiment se retirer ? Doit-on plutôt comprendre qu'elle est inactive lorsque le corps effectue des gestes répétitifs. Le corps a-t-il vraiment une autonomie ?

II. L.7 à fin : La conscience est plus vive en situation de nouveaux choix

A. La conscience est plus vive dans le plein exercice de notre volonté et notre liberté (définie comme indéterminisme)

B. Il y aurait des degrés de conscience

C. Par ce texte, Bergson soutient que la conscience est création de soi par soi. (Faire attention à la dernière phrase, Bergson semble distinguer plusieurs « consciences »)
 

Conclusion

Bergson admet un degré de conscience. La conscience aïgue s'exerce lorsque nous nous créons nous-même, ce par l'intermédiaire des choix que nous faisons et des décisions que nous prenons.

 

 

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Date de dernière mise à jour : 29/07/2017