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Sujet 2

Peut-on être insensible à l’art ?

 

 

Correction de la dissertation n° 2

 

Peut-on être insensible à l’art ?

 

Concepts :

L’art/ la beauté

Sensibilité/ sentiments /émotions

Peut-on : pose la question de la possibilité sur le plan pratique.

Reformulation : peut-on être insensible à toute forme d’art, à l’art en général ou ne peut-on appréhender l’art qu’au cas par cas ? cela pose la question du regard du spectateur sur l’art, sur les œuvres d’art ?

Problématique : Les œuvres d’art provoquent-t-elles toujours des réactions chez le spectateur ?

 

  1. On peut être insensible à l’art. Il arrive que des œuvres ne créent chez le spectateur aucune réaction, ne réveillent aucune sensibilité

  1. Les émotions provoquées par l’art sont relatives à la beauté que l’on peut trouver dans une œuvre d’art. L’art abstrait par exemple, quand il est froid, peut nous laisser parfaitement insensible, du fait de son caractère abstrait. L’abstraction ne trouverait aucun écho en nous, ne provoquerait rien

  2. Parler de l’art en général n’a pas grand sens. L’art est multiple (peinture, sculpture, cinéma, littérature, …) et se définit au fur et à mesure de la production d’œuvres. Si l’on est insensible devant une œuvre, ou beaucoup d’œuvres, c’est peut-être que l’on a pas encore trouvé une œuvre qui nous parle, qui provoque en nous des émotions.

  3. La sensibilité à l’art s’éduque et est éduquée en fonction de notre culture. Bourdieu montre que la perception de l’art dépend de notre éducation et du milieu dont on vient. Si un individu n’a jamais construit un regard sur l’art, du fait de son éducation, il peut être indifférent à l’art en général. Cela revient à un manque d’intérêt pour l’art, en raison de la culture.

  1. L’art laisse difficilement insensible le spectateur

  1. Devant une œuvre d’art, on peut être subjugué par sa beauté ou bien ne pas trouver le beau dans cette œuvre. Ce n’est pas parce que l’on n’aime pas une œuvre qu’elle ne provoque rien en nous. Une œuvre peut provoquer chez le spectateur du dégoût, de l’horreur. Ex : les nombreuses polémiques entourant certaines peintures ou œuvres littéraires jugées obscènes (Madame Bovary, roman pour lequel Flaubert a été jugé devant un tribunal)

  2. Une œuvre peut provoquer une indifférence. Mais l’indifférence est à différencier de l’insensibilité. Etre indifférent, c’est déjà avoir un avis, un sentiment par rapport à une œuvre. Pour Kant, il faut faire la différence entre le beau et l’agréable. L’agréable s’adresse à notre sensibilité, crée du plaisir.

  1. C’est le regard porté sur une œuvre qui lui donne son caractère artistique, qui la définit comme art.

  1. La notion d’art dépend d’un critère subjectif, la beauté. Selon Hume, la beauté n’est pas un caractère inhérent aux œuvres. Chacun peut percevoir des degrés dans la beauté d’une œuvre. Mais il existe toute une échelle de subjectivité qui fait que même si l’on est insensible à la beauté d’une œuvre, on peut reconnaître que ses caractéristiques peuvent provoquer ses sentiments chez les autres.

  2. On peut reprendre la distinction faite par Kant entre le beau et l’agréable. Le sentiment du beau a une prétention à l’universel, il découle d’un plaisir esthétique qui est désintéressé, qui ne s’adresse pas aux émotions alors que l’agréable procure du plaisir aux sens. Ainsi, on peut être insensible à une œuvre d’art au regard de l’agréable, mais pour Kant, dans toute œuvre d’art, il y a une part de beauté qui est le résultat d’un regard désintéressé, c’est-à-dire insensible.

  3. Pour bien percevoir l’art, il faut donc peut-être adopter ce regard insensible, qui est relatif à la beauté de l’œuvre d’art et non au caractère agréable. Il est bon en art d’avoir un regard insensible, c’est-à-dire qui ne se fonde pas uniquement sur les sentiments que l’on ressent.

 

 

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