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Dossier Alice Ferney

 Alice ferney 

 

 

 

Alice Ferney

Description de cette image, également commentée ci-après

Alice Ferney durant le Salon du livre de Paris en mars 2010

 
Nom de naissance Cécile Brossollet
Naissance 21 novembre 1961 (53 ans) Paris, Drapeau de la France France
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

  • Grâce et Dénuement

 

Alice Ferney, Grâce et dénuement Oral EAF  

Lecture du texte :

Les matinées étaient devenue glaciales mais les femmes poussaient les enfants dehors dès qu'ils étaient habillés. Ils devenaient fou s'ils restent enfermés, disait Missia. C'était assez cruel de les donner au vent tout le jour, il fallait à cela au moins une raison. Dans le froid vif, Michael et Sandro couraient et se battaient. Plus nombreuses les filles faisaient cercle pour chercher à quoi jouer. Elles n'avaient ni corde à sauter ni élastique, ni poupées et poussettes et quand le vent était trop piquant, elle pleurnichaient. De temps en temps, elles s'essuyaient le nez d'un revers de bras. Chaque mercredi (vers onze heures) Esther les installait l'un après l'autre dans la voiture. Elle laissait tourner le moteur et mettait le chauffage au plus fort. Tu vas bousiller ta batterie disait Sandro. TU crois ? s'inquiétait Esther. Il hochait la tête. Je coupe ? demandait elle. Non ! hurlaient les enfants. Ils riaient. C'était toujours le même plaisir. La petite soufflerie ronflait. Esther prenait son livre. Ils ne bougeaient plus et hormis quelques reniflements, le silence était total. Elle ignorait qui, de la chaleur ou de l'histoire, les apaisait d'un seul coup, sans qu'ils ne demandent rien? Ils ne sont pas difficiles, se disait elle. Jamais ils ne réclamaient, jamais ils n'avaient soif ou faim comme d’autres enfants qui ont sans arrêt besoin de quelque chose . Elle lisait dans le calme. On entendait juste le ronflement d'air chaud. Les enfants avaient posé leurs mains sur leurs cuisses. "Un âne comme Cadichon est un âne à part. - Bah! tous les ânes se ressemblent et ont beau faire, ils ne sont jamais que des ânes. ". Ils entraient petit à petit dans la chose du papier, ce miracle, cet entre deux-deux. "Il y a âne et âne. " Certaines tournures leur semblaient drôle. Ils riaient sans retenue. Esther ne s'arrêter de lire pendant près d'une heure, et quand elle finissait, ils s'étiraient, revenant de l'autre monde, plus enveloppant, plus rond, plus chaud que celui dans lequel ils retournaient à peine sortis de la voiture et qui les mordait au visage comme un chien fou. D'ailleurs Esther ne trouvait pas facilement le courage de s'arrêter et de dire: C 'est fini pour aujourd’hui, et de rompre en une phrase le charme créé par toutes les autres. "Je commence à devenir vieux, mais les ânes vivent longtemps...." Esther referma le livre. Voilà, dit-elle, on a fini. Vous m'avez épuisée, je n'ai plus de voix. Elle regardait les enfants sortir du rêve, engourdis par sa lecture. Les ânes en vrai ça peut pas écrire, dit Hana d'une voix assurée. On ne sait pas dit Michael. Anita dit" est ce que ca existe un âne qui pense comme Cadichon ? Elle attendait d’Esther une réponse. Les ânes n'écrivent pas, dit Esther, mais on ne sait pas ce qu'ils pensent, alors peut être sont ils plus malin que ce qu'on ne le croit? Elle ouvrit la portière. Je suis en retard dit elle, filez vite. Ils sortirent les uns après les autres en grommelant.. Mais lorsque la voiture fut hors de vue, ils étaient à rire et à danser : ils avaient pris deux livres et Esther n'avait rien vu, une fois de plus. Ils coururent trouver Angeline, c'était à leur grand mère qu'ils portaient leur butin. Elle prenait les livres, les couvertures usées : elle tenait là un trésor. C'est une gadjé ! c'est une gadjé, elle y voit rien ! disait elle en riant

 

Alice Ferney, Grâce et dénuement à l'oral EAF

  • Par prepabac
  • Le 13/08/2015
  • Commentaires (0)
  • Dans Les oraux de français
Alice ferney

 

"Les matinées étaient devenues glaciales... disait-elle en riant"

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Date de dernière mise à jour : 06/08/2017

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