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Germinal, l'explicit, Zola

 

 

 

Oral EAF, l'explicit de Germinal, Zola

*** Séquence roman, un roman naturaliste

Naturalisme de Zola : réalités, symboles et critique sociale

 

Objet d'étude

 « Le roman et la nouvelle au XIXe siècle : réalisme et naturalisme »

Problématique et objectifs

A travers des textes représentatifs de l'écriture naturaliste du romancier, il s'agit d'étudier comment l'écrivain opère la transfiguration d'une réalité particulière en symboles, le plus souvent porteurs d'une critique sociale. critique de la société corrompue du second Empire.

 
   

 

 

 

 

 

Lecture du texte

l’explicit de Germinal: le départ d’Etienne.

Etienne prit à gauche le chemin de Joiselle. Il se rappela, il y avait empêché la bande de se ruer sur Gaston-Marie. Au loin, dans le soleil clair, il voyait les beffrois de plusieurs fosses, Mirou sur la droite, Madeleine et Crèvecoeur, côte à côte. Le travail grondait partout, les coups de rivelaine qu'il croyait saisir, au fond de la terre, tapaient
5 maintenant d'un bout de la plaine à l'autre. Un coup, et un coup encore, et des coups toujours, sous les champs, les routes, les villages, qui riaient à la lumière: tout l'obscur travail du bagne souterrain, si écrasé par la masse énorme des roches, qu'il fallait le savoir là-dessous, pour en distinguer le grand soupir douloureux. Et il songeait à présent que la violence peut-être ne hâtait pas les choses. Des câbles coupés, des rails
10 arrachés, des lampes cassées, quelle inutile besogne! Cela valait bien la peine de galoper à trois mille, en une bande dévastatrice! Vaguement, il devinait que la légalité, un jour, pouvait être plus terrible. Sa raison mûrissait, il avait jeté la gourme de ses rancunes. Oui, la Maheude le disait bien avec son bon sens, ce serait le grand coup: s'enrégimenter tranquillement, se connaître, se réunir en syndicats, lorsque les lois le
15 permettraient; puis, le matin où l'on se sentirait les coudes, où l'on se trouverait des millions de travailleurs en face de quelques milliers de fainéants, prendre le pouvoir, être les maîtres. Ah! quel réveil de vérité et de justice! Le dieu repu et accroupi en crèverait sur l'heure, l'idole monstrueuse, cachée au fond de son tabernacle, dans cet inconnu lointain où les misérables la nourrissaient de leur chair, sans l'avoir jamais vue.
20 Mais Etienne, quittant le chemin de Vandame, débouchait sur le pavé. A droite, il apercevait Montsou qui dévalait et se perdait. En face, il avait les décombres du Voreux, le trou maudit que trois pompes épuisaient sans relâche. Puis, c'étaient les autres fosses à l'horizon, la Victoire, Saint-Thomas, Feutry-Cantel; tandis que, vers le nord, les tours élevées des hauts fourneaux et les batteries des fours à coke fumaient dans l'air
25 transparent du matin. S'il voulait ne pas manquer le train de huit heures, il devait se hâter, car il avait encore six kilomètres à faire. Et, sous ses pieds, les coups profonds, les coups obstinés des rivelaines continuaient. Les camarades étaient tous là, il les entendait le suivre à chaque enjambée. N'était-ce pas la Maheude, sous cette pièce de betteraves, l'échine cassée, dont le souffle montait
30 si rauque, accompagné par le ronflement du ventilateur? A gauche, à droite, plus loin, il croyait en reconnaître d'autres, sous les blés, les haies vives, les jeunes arbres. Maintenant, en plein ciel, le soleil d'avril rayonnait dans sa gloire, échauffant la terre qui enfantait. Du flanc nourricier jaillissait la vie, les bourgeons crevaient en feuilles vertes, les champs tressaillaient de la poussée des herbes. De toutes parts, des graines se
35 gonflaient, s'allongeaient, gerçaient la plaine, travaillées d'un besoin de chaleur et de lumière. Un débordement de sève coulait avec des voix chuchotantes, le bruit des germes s'épandait en un grand baiser. Encore, encore, de plus en plus distinctement, comme s'ils se fussent rapprochés du sol, les camarades tapaient. Aux rayons enflammés de l'astre, par cette matinée de jeunesse, c'était de cette rumeur que la

40 campagne était grosse. Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre. 

 

Germinal, Zola, L'explicit : un nouveau commencement, l'aspect politique de la littérature

ORAUX EAF

Oral EAF de 77 questions réponses

  • Germinal, L'explicit,  Zola
  • Questionnaire EAF,  77 questions réponses
  • Descriptif du document :
  • Le dossier bac comprend un questionnaire sur Zola, un exposé sur le naturalisme avec une analyse des concepts de déterminisme et d'hérédité, la lecture du texte, une problématique pour vous entraîner à l'oral et un questionnaire en fonction des axes proposés pour un commentaire.
  • Les questions se présentent ainsi :
  • Questionnaire sur Zola : 6 questions réponses
  • Questionnaire sur le naturalisme : 20 questions réponses
  • Problématique pour l'oral :

    Dans quelle mesure Zola nous présente t'-il un nouveau commencement par le moyen d'un naturalisme épique qui décrit un aspect politique de la littérature?

  • Plan possible pour un commentaire en trois axes :
  • I- Un nouveau commencement ?
  • A- la connaissance du passe
  • B- la perception du présent
  • C- l'anticipation. De l'avenir
  • II- un naturalisme épique
  • 1- la nature
  • 2- le chant
  • 3- le peuple
  • III- politique de la littérature
  • A- le sens de l'histoire
  • B- de la violençe aux institutions
  • C- l'acte politique du roman
  • Questionnaire en fonction des axes proposés : 51 questions avec réponses dans le commentaire
  • Notes introductives : 2 questions réponses
  • I -  20 questions réponses
  • II - 15 questions réponses
  • III - 14 questions réponses

ORAUX EAF

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Date de dernière mise à jour : 09/08/2017