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Camus, la peste, commentaire 5, vision d'un chroniqueur qui malgré tout reste un homme; visées d'un texte humaniste

 

 

ORAUX EAF

Première partie de l'entretien : La peste, Camus

Texte 5, La Peste Camus

Introduction : Le XXème siècle est marqué par de nombreux événements historiques comme la seconde guerre mondiale. Camus, journaliste rédacteur en chef de Combat un journal regroupant des résistants est également un écrivain. Il relate dans ses œuvres des situations lui permettant de faire part de ses réflexions. En 1947, deux ans après la fin de la seconde guerre mondiale, La Peste paraît. Camus y compte à travers la chronique d’un médecin l’évolution de la vie à Oran sujette à une épidémie : La peste. Dans l’excipit de son roman relaté sous forme de chronique

Plan pour un commentaire 

I. la vision d’un chroniqueur qui malgré tout reste un homme

II. Dans laquelle il fait part d’une joie contrastée

III. Visées d’un texte humaniste

 

le texte:

Du port obscur montèrent les premières fusées des

réjouissances officielles. La ville les salua par une longue et

sourde exclamation. Cottard, Tarrou, ceux et celle que

Rieux avait aimés et perdus, tous, morts ou coupables,

étaient oubliés. Le vieux avait raison, les hommes étaient

toujours les mêmes. Mais c'était leur force et leur innocence

et c'est ici que, par-dessus toute douleur, Rieux

sentait qu'il les rejoignait. Au milieu des cris qui redoublaient

de force et de durée, qui se répercutaient longuement

jusqu'au pied de la terrasse, à mesure que les gerbes

multicolores s'élevaient plus nombreuses dans le ciel, le

docteur Rieux décida alors de rédiger le récit qui s'achève

ici, pour ne pas être de ceux qui se taisent, pour témoigner

en faveur de ces pestiférés, pour laisser du moins un

souvenir de l'injustice et de la violence qui leur avaient été

faites, et pour dire simplement ce qu'on apprend au milieu

des fléaux, qu'il y a dans les hommes plus de choses, à

admirer que de choses à mépriser.

Mais il savait cependant que cette chronique ne pouvait

pas être celle de la victoire définitive. Elle ne pouvait être

que le témoignage de ce qu'il avait fallu accomplir et que,

sans doute, devraient accomplir encore, contre la terreur

et son arme inlassable, malgré leurs déchirements personnels,

tous les hommes qui, ne pouvant être des saints et

refusant d'admettre les fléaux, s'efforcent cependant d'être

des médecins.

Écoutant, en effet, les cris d'allégresse qui montaient de

la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était

toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie

ignorait, et qu'on peut lire dans les livres, que le bacille de

la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu'il peut rester

pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et

le linge, qu'il attend patiemment dans les chambres, les

caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que,

peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement

des hommes, la peste réveillerait ses rats et les

enverrait mourir dans une cité heureuse

 

Camus, la peste, Du port obscur...une cité heureuse. Les questions préparés de l'oral du bac

  • Par prepabac
  •  Le 21/08/2012
  •  Dans Les oraux de français
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ORAUX EAF

Entretien de 34 questions avec réponses en commentaire

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Date de dernière mise à jour : 31/07/2017