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Camus la peste, commentaire 4 : Quelles sont les intentions de Camus? Une inversion logique des valeurs et une prise de conscience

 

ORAUX EAF

 

Première partie de l'entretien : La Peste Camus, Texte 4

Introduction :

Le XXème siècle est marqué par de nombreux événements historiques comme la seconde guerre mondiale. Camus, journaliste rédacteur en chef de Combat un journal regroupant des résistant est également un écrivain. Il relate dans ses œuvres des situations lui permettant de faire part de ses réflexions. En 1947, deux ans après la fin de la seconde guerre mondiale, La Peste paraît. Camus y compte à travers la chronique d’un médecin l’évolution de la vie à Oran sujette à une épidémie : La peste. Dans la 4ème partie, 6ème sous-partie ;

Problématique :

Quelles sont les intentions de Camus dans cet extrait? La visée du texte ?

I. Une inversion logique des valeurs

II. Une prise de conscience

 

LE TEXTE:

« Je n'ai pourtant gardé de cette journée qu'une seule

image, celle du coupable. Je crois qu'il était coupable en

effet, il importe peu de quoi. Mais ce petit homme au poil

roux et pauvre, d'une trentaine d'années, paraissait si

décidé à tout reconnaître, si sincèrement effrayé par ce

qu'il avait fait et ce qu'on allait lui faire, qu'au bout de

quelques minutes je n'eus plus d'yeux que pour lui. Il avait

l'air d'un hibou effarouché par une lumière trop vive. Le

noeud de sa cravate ne s'ajustait pas exactement à l'angle du

col. Il se rongeait les ongles d'une seule main, la droite...

Bref, je n'insiste pas, vous avez compris qu'il était vivant.

« Mais moi, je m'en apercevais brusquement, alors que,

jusqu'ici, je n'avais pensé à lui qu'à travers la catégorie

commode d' " inculpé ". Je ne puis dire que j'oubliais

alors mon père, mais quelque chose me serrait le ventre qui

m'enlevait toute autre attention que celle que je portais au

prévenu. Je n'écoutais presque rien, je sentais qu'on

voulait tuer cet homme vivant et un instinct formidable

comme une vague me portait à ses côtés avec une sorte

d'aveuglement entêté. Je ne me réveillai vraiment qu'avec

le réquisitoire de mon père.

« Transformé par sa robe rouge, ni bonhomme ni

affectueux, sa bouche grouillait de phrases immenses, qui,

sans arrêt, en sortaient comme des serpents. Et je compris

qu'il demandait la mort de cet homme au nom de la société

et qu'il demandait même qu'on lui coupât le cou. Il disait

seulement, il est vrai : " Cette tête doit tomber. " Mais, à

la fin, la différence n'était pas grande. Et cela revint au

même, en effet, puisqu'il obtint cette tête. Simplement, ce

n'est pas lui qui fit alors le travail. Et moi qui suivis l'affaire

ensuite jusqu'à sa conclusion, exclusivement, j'eus avec ce

malheureux une intimité bien plus vertigineuse que ne l'eut

jamais mon père. Celui-ci devait pourtant, selon la coutume,

assister à ce qu'on appelait poliment les derniers

moments et qu'il faut bien nommer le plus abject des

assassinats.

 

Camus, la Peste, je n'ai pourtant...des assassinats, questions probables pour l'oral du bac

 

ORAUX EAF

 

Entretien de 31 questions avec réponses en commentaire

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Date de dernière mise à jour : 01/08/2017