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Conférences et colloques sur Camus

 

 

camus, l'absurde en littérature et en philosophie

 

 

 

 

Colloque Albert Camus : littérature, morale, philosophie

*** Liste complète des enregistrements de ce cycle par ordre chronologique :

 

  • Introduction - Albert Camus : littérature, morale, philosophie du 29 mars 2007 — Jean-Charles Darmon, Lissa Lincoln, Michel Murat et Frédéric Worms
  • A l’endroit la littérature, la philosophie à l’envers du 29 mars 2007 — Kevin Newmark
  • La déclaration faite un jour par Camus « Je ne suis pas un philosophe » manifeste un certain agacement devant les multiples tentatives pour le situer par rapport à cette discipline. Il s’agit d’étudier les raisons de cette interrogation récurrente sur le statut de son œuvre. À partir de l’avis superficiel selon lequel Camus serait un « mauvais philosophe », il faut considérer les véritables sources d’une œuvre dans laquelle le rocher de Sisyphe, représentation de l’immense détresse de l’homme absurde, constitue l’envers d’une œuvre littéraire où la figure romanesque de l’Etranger devient une incarnation de la Différence.
  • Camus et Heidegger, les noces avec le monde du 29 mars 2007 — Jean-François Mattéi
  • La condamnation par Sartre de « l’incompétence philosophique » de Camus manifeste son incompréhension d’une éthique où la générosité s’exprime au sens cartésien du terme, celui de l’estime de soi-même. Camus ne se comprend en effet que par ce fragile équilibre entre la vertu d’une volonté juste et le bonheur de l’estime de soi. Paradoxalement, on retrouve Camus lecteur de Hölderlin dans des œuvres philosophiques comme L’Envers et l’endroit, L’Homme révolté, Le Mythe de Sisyphe, tandis que des œuvres lyriques comme Noces à Tipasa sont influencées par sa lecture de Heidegger. Les deux approches fusionnent dans le sacré privé de joie de L’Eté.
  • La figure de l’innocent chez Camus du 29 mars 2007 — Denis Salas
  • L’étude de la question du terrorisme telle qu’elle est traitée dans Les Justes par un Camus lecteur de Dostoïevski est celle d’une oscillation permanente entre le thème de l’innocence pure et celui de l’innocence pervertie. Le propos s’élargit dans L’Etranger, où l’on trouve simultanément un ordre menacé par la dissidence de Meursault et l’expression d’une révolte contre la totalité des valeurs sociales.
  • La question de l’incroyance du 29 mars 2007 — Carole Auroy-Mohn
  • Dans Le Premier Homme, Camus annonçait l’ouverture d’un troisième volet de son œuvre : le cycle de l’amour, après ceux de l’absurde et de la révolte. Le Premier Homme se constitue ainsi comme une nouvelle Genèse. Jacques Cormery, nouvel Adam, a cette particularité de s’avancer dans un univers sans créateur. Si Camus se déclarait d’une incroyance « passionnée », on est frappé pourtant par la perpétuelle résurgence de la question de Dieu, grand absent-présent du Premier Homme. La structure du manuscrit inachevé conduit Jacques Cormery à accepter la dérobade et l’oubli de l’origine, avant un ressourcement dans l’évocation de l’enfance.
  • Albert Camus, morale et littérature du 30 mars 2007 — Michel Jarrety
  • Dans quelle mesure la morale que Camus a tenté de concevoir après Le Mythe de Sisyphe a-t-elle infléchi sa conception de littérature ? Dans quelle mesure cette conception a-t-elle pu se soumettre à une pensée morale ? Il faut partir de l’idée que Le Mythe de Sisyphe définit une morale personnelle, tandis que L’Homme révolté, dix ans plus tard, cherche à formuler une morale collective dont la clef de voûte est la notion de communauté. Il devient ensuite nécessaire de s’interroger sur la tâche assignée par Camus à la création littéraire, sur la nature de l’esprit de révolte, sur le double refus du réalisme comme des oeuvres dont la réalité est expulsée, et enfin d’étudier le rapport de Camus avec la poésie.
  • Chute libre et déclin du jugement du 30 mars 2007 — Lissa Lincoln
  • Dans son oeuvre, Camus, loin de défendre tel ou tel système de valeurs, utilise le matériau littéraire pour mettre ces différents systèmes en tension. La « question du juste » (savoir ce qui est juste) y joue un rôle capital. Cette préoccupation se retrouve dans L’Étranger, La Peste, Les Justes et Caligula, et tout particulièrement dans La Chute, où le problème du jugement est évoqué par le monologue du personnage unique.
  • Camus et la revue Esprit du 30 mars 2007 — Jean-Yves Guérin
  • Les relations entre Camus et la revue Esprit sont ici étudiées en détails. A un examen chronologique des rapports entre l’auteur et la revue avant et pendant l’Occupation est associé celui des comptes-rendus des œuvres de Camus faits par les rédacteurs d’Esprit (E.Mounier, A.Béguin, J.-M. Domenach), ainsi que l’étude des relations de Camus avec le Parti Communiste et les chrétiens de gauche.
  • Camus et Pascal : penser les limites du 30 mars 2007 — Emanuel Germano
  • De L’Envers et l’endroit au Premier homme du 30 mars 2007 — Pierre-Louis Rey
  • Il s’agit dans cette leçon d’étudier le lien entre L’Envers et l’Endroit et Le Premier Homme à la lumière des textes antérieurs qui s’y rattachent, ainsi qu’à celle de l’influence de Jean Grenier sur Camus. Le sentiment de sensibilité, déjà présent dans les Carnets, peut-il recevoir le nom d’amour dans ce roman symbolique de la condition humaine, qu’il est peut-être également pertinent de nommer « roman de la mère » ?
  • Le Premier homme : mémoire et manoeuvres intertextuelles du 30 mars 2007 — Peter Dunwoodie
  • Cette leçon présente Le Premier Homme comme une litanie de la déshérence, qui ne laisse aucun doute sur le statut précaire de l’Européen en terre algérienne. Camus renverse la donne coloniale principalement à l’aide de deux œuvres (Le manuscrit d’Eugène François et À l’aube de l’Algérie française : le calvaire des colons de 4. L’intertextualité avec ces œuvres est étudiée au plus près pour mettre en lumière l’opposition entre travail de la mémoire et rôle de l’Histoire.
  • La peste comme analogie du 30 mars 2007 — Michel Murat
  • Cette leçon s’attache à l’usage de l’allégorie dans La Peste de Camus. A partir de l’étude de quelques mots et notions, comme « fléau » ou « pestiféré », on s’interroge sur la portée et les limites de l’analogie, sur les identifications de sa teneur (« occupation » vs « nazisme »), ainsi que sur les effets produits par son intégration dans l’histoire d’une guerre qui pour Camus « n’est pas finie ». Ces effets expliquent l’écart entre l’accueil fait au livre par un public qui y trouvait une évocation crédible et émouvante de l’expérience commune, et sa réception critique par des lecteurs focalisés sur une mythologie de la Résistance, qui ne pouvaient accepter de l’identifier aux « formations sanitaires » qui la représentent dans le roman.
  • Le moment de Camus du 30 mars 2007 — Frédéric Worms
  • A partir d’une question fondamentale sur la condition métaphysique de l’homme révolté (« l’absurde commande-t-il la mort ? ») cette leçon étudie, à un moment philosophique précis (celui de la deuxième guerre mondiale en France) à travers L’Homme révolté et les Lettres à un ami allemand, les trois tâches assignées par Camus à la philosophie : établir une métaphysique de l’Absurde, une morale de la Révolte, puis nous ramener à l’unité primitive masquée par l’absurde et la révolte. La dernière partie de la leçon met en évidence les trois types de pratique littéraire choisis par Camus pour traduire chacune de ces taches philosophiques.

Table ronde Albert Camus : littérature, morale, philosophie du 30 mars 2007 — Jean-Charles Darmon