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Que signifie "être conscient". Cours de philosophie : la conscience, séquence le sujet

*conscience : du latin consciencia, le terme signifie connaissance ; celui qui a conscience a connaissance de son être ainsi que du monde extérieur

Philosophie

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce qu'être conscient? 

L'homme conscient 

L’homme, sujet conscient

L’homme est un sujet, en opposition à un objet. En tant que sujet conscient*, il est maître et responsable de lui, tandis que l’objet est passif et ne fait que subir son environnement. *conscience : du latin consciencia, le terme signifie connaissance ; celui qui a conscience a connaissance de son être ainsi que du monde extérieur. Il faut distinguer la conscience psychologique de la conscience morale. La première est celle qui nous permet de percevoir, d’analyser et de comprendre le monde. Ainsi, celui qui s’évanouit ne possède plus la conscience psychologique. La seconde fait appel à la connaissance du bien et du mal, de ce qu’il faut faire et ne pas faire. Cette double facette de la conscience semble être la caractéristique de l’être humain.

 Pourquoi perd-on conscience ? Un évanouissement ou une perte de conscience se caractérise par un voile qui tombe sur les yeux, une baisse de la pression artérielle et l’individu entre dans un état qui s’apparente au sommeil. Pourquoi un tel mécanisme se met-il en place chez l’homme ? L’évanouissement est la réponse de la conscience à une situation invivable, difficile à voir et à supporter : du sang, un cadavre, un accident. Devant le choc, la conscience commande l’évanouissement et interrompt le circuit nerveux. Lorsque la conscience disparaît, on ne peut plus percevoir le monde.

 L’homme est-il le seul être conscient ? S’il n’y a pas de débat sur la capacité consciente de la matière inerte, la question se pose parfois pour le vivant non-humain : les animaux ont-ils une conscience ? Le souci de la survie, la protection des siens sont des éléments qui pourraient amener à affirmer qu’il y aurait une forme de pensée chez certains animaux. 

 

En réalité, il s’agit de réflexes instinctifs et non de pensées réfléchies, élaborées et qui émaneraient de la conscience de chaque animal ; preuve en est que tous les animaux d’une même espèce réagissent de façon identique face à une même situation, là où les réactions des hommes peuvent être surprenantes et imprévisibles. Cette imprévisibilité est celle de la conscience à l’œuvre. Nombreux sont les philosophes qui ont fait de la conscience la spécificité de l’homme, une exceptionnalité qui le place en être supérieur.

Texte Pascal

Pour Pascal, si l’homme est bien supérieur à n’importe quel élément de la nature, malgré sa petitesse, c’est bien parce qu’il a une conscience. L’homme n’est pas simplement doté d’une conscience basique qui lui permet de satisfaire ses besoins primaires, comme les animaux. Il a une conscience cognitive qui lui permet de se mettre en quête vers la connaissance, de s’interroger sur la vie et la mort, et de prendre conscience qu’il est un être conscient. C’est ce qui explique probablement le fait que l’homme est le seul être à faire de la philosophie, c’est-à-dire à se dégager des présuppositions communes pour parvenir à la sagesse. A cette conscience cognitive, il faut rajouter la conscience morale* qui fait de l’homme un être responsable. *morale : système de règles et de normes que tout homme est tenu d’observer, tant sur le plan individuel que collectif. Il s’agit d’un code de différenciation entre le bien et le mal, entre le permis et l’interdit. C’est en privilégiant sa raison à sa sensibilité que l’être raisonnable peut se présenter comme un être moral.

Texte Kant

 La conscience morale, ce « juge intérieur » (Kant) dont on ne peut se départir et qui entraîne le sentiment de culpabilité fait de l’homme un être responsable, une responsabilité parfois lourde et difficile à reconnaître mais que l’on ne peut refuser, sous risque d’être un lâche. *responsabilité : du latin responsus, répondre de ses actes. La responsabilité désigne la capacité de l’individu à répondre de ses actes, c’est-à-dire à reconnaître qu’il est l’origine et la cause des effets engendrés par lui-même. On peut distinguer le sens moral du sens juridique de ce terme de responsabilité. La responsabilité civile ou légale renvoie aux conséquences immédiatement tangibles d’un acte, telle l’incarcération. Il est souvent nécessaire de désigner ou de trouver le responsable juridique, même s’il n’est pas coupable. Ainsi, en droit, un enfant, un animal, un fou, ne peut être tenu pour responsable d’un tort qu’il aurait commis, de par l’absence de la faculté de la conscience (responsabilité des parents, du maître ou de la maladie).

Accepter une responsabilité, c’est accepter de recevoir des sanctions éventuellement non méritées d’un point de vue moral. Lorsqu’un chien attaque et blesse un enfant, c’est le maître qui est le responsable légal de l’acte commis. Pourtant, en fait, le maître n’a commis aucun mal, mais en droit, c’est bien lui le responsable. La morale ne peut être élaborée que dans un sujet responsable. Cependant, la responsabilité suppose la prévisibilité des conséquences de l’action ainsi qu’un sujet entièrement maître de sa raison. Qui peut se targuer de telles conditions, sinon un esprit divin ? Ainsi, la responsabilité morale repose au fond sur une impossibilité de fait (une maîtrise parfaite de sa conscience). 

- conscience immédiate : c’est notre capacité à percevoir ce qui nous entoure, à y réagir, à y être sensible. Ex : quelqu’un nous appelle et on se retourne.

- conscience cognitive ou réfléchie : elle désigne ma capacité à percevoir le monde et mes propres états, et à réfléchir

. - conscience morale : si je peux savoir ce qui se passe en moi, je peux et je dois aussi être capable de me juger. La conscience morale est cette faculté qui me permet de porter des jugements de valeur sur moi-même. C’est pourquoi je peux avoir bonne ou mauvaise conscience.

La conscience est donc la faculté qui fait de nous des hommes capables de comprendre, d’analyser et d’interroger le monde ainsi que notre propre existence. Faculté fondamentale, c’est celle sur laquelle repose l’exceptionnalité du genre humain. Pourtant, la faculté de la conscience n’est pas parfaite : elle peut être entravée, trompée et plongée dans l’illusion la plus complète (cf. l’emportement causé par les passions ou par les mouvements de foule, la précipitation de la conscience à poser des jugements, le mensonge des autres qui nous entourent). 

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Date de dernière mise à jour : 31/10/2017