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Petite biographie pour l'oral de français : Beckett ou le théâtre de l'absurde

ORAUX EAF

Beckett ou la crise du langage, le théâtre de l'absurde

Petite biographie pour l'entretien de français 

Complément 

Beckett :

➢ Sa vie :

Samuel Beckett (Foxrock, Dublin, 13 avril 1906 - Paris, 22 décembre 1989) est un écrivain, poète et dramaturge irlandais d'expression française et anglaise, prix Nobel de littérature.

Beckett étudie ensuite le français, l'italien et l'anglais au Trinity College de Dublin, entre 1923 et 1927.

➢ Oh les beau jours :

Winnie et Willie dans un mamelon passe une journée (rituelle) Winnie parle de tout et n’importe quoi a la fin de la pièce elle chante et Willie se lève il apparaît pour le première fois dans toute la pièce. 

Ses influences :

Guillaume Apollinaire

- Antonin Artaud

- Albert Camus

Sa méthode et Style :

beaucoup de didascalies, langage verbal qui ne sert pas à communiquer, alors que le langage corporel est important et sert à communiquer.

La crise du langage

Dans les romans de Beckett, plus encore que dans ses pièces, ce n’est pas un sens qui manque à la voix, mais un centre; elle tourne sur elle-même à l’infini, continue à se poser des questions identiques auxquelles elle ne sait pas répondre. Le langage devient alors l’incarnation de l’angoisse de vivre. «Les mots sont partout, dans moi, hors de moi […], je les entends, pas besoin de les entendre, pas besoin d’une tête, impossible de les arrêter, je suis en mots, je suis faits de mots, des mots des autres quels autres, l’endroit aussi, l’air aussi, les murs, le sol, le plafond, des mots, tout l’univers est ici, avec moi, je suis l’air, les murs, l’emmuré, tout cède, s’ouvre, dérive, reflue, des flocons, je suis tous ces flocons, se croisant, s’unissant, se séparant, où que j’aille je me retrouve, m’abandonne, vais vers moi, viens de moi, jamais que moi, qu’une parcelle de moi, reprise, perdue, manquée, des mots je suis tous ces mots, tous ces étrangers, cette poussière de verbe, sans fond où se poser, sans ciel où se dissiper, se rencontrant pour dire, se fuyant pour dire que je le suis tous, ceux qui s’unissent, ceux qui se quittent, ceux qui s’ignorent, et pas autre chose, si, tout autre chose, que je suis tout autre chose, une chose muette, dans un endroit dur, vide, clos, sec, net, noir, où rien ne bouge, rien ne parle, et que j’écoute, et j’entends, et que je cherche, comme une bête née en cage de bêtes nées en cage de bêtes nées en cages de bêtes nées en cage…»

(L’Innommable, 1953)

 

 

 

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