Cours
Conscience, humanité et subjectivité :
L'homme possède la conscience. La conscience est cette faculté qui fait que, lorsque nous agissons ou parlons, nous savons que nous agissons ou parlons. Nous avons une certaine connaissance de nos actes et de nos paroles. Étymologiquement en effet, le mot "conscience" en français vient du latin conscientia composé du préfixe con- (« avec ») et scientia («connaissance »). Cette faculté est souvent considérée comme la faculté fondamentale qui nous distingue des autres réalités naturelles, qui fait notre humanité et nous désigne comme des sujets :
- Kant, Le pouvoir de dire "Je".
- Hegel, L'homme est esprit. Cependant, comme l'a bien vu Pascal, cette faculté n'est pas seulement "positive" et la conscience de l'homme d'être sujet peut également être douloureuse :
- Pascal, Le roseau pensant.
Conscience, liberté et responsabilité :
"Etre sujet" cela ne signifie pas seulement savoir que l'on existe, et avoir conscience du monde qui nous entoure. Ou plutôt de ceci découle également le fait que nous sommes responsables de ce que nous faisons et disons. Nous sommes des sujets au sens psychologique ET au sens moral. Les deux textes qui suivent explorent les liens entre la conscience, la liberté et la responsabilité : - Kant : Subjectivité et liberté. - Sartre : L'existence précède l'essence - L'homme condamné à la liberté
Limites de la connaissance de soi et du statut de sujet : Mais aussi bien l'idée que la conscience de soi nous rend capables de nous connaître nous-mêmes, que l'affirmation de notre statut de sujet sont problématiques. Sommes-nous transparents à nous-mêmes ? La capacité que nous avons de nous connaître n'est-elle pas limitée ? Sommes-nous réellement sujets de nos actes et de nos paroles ?
- Spinoza, L'illusion de la liberté. Pouvons-nous définir ou saisir notre identité, notre "moi" ? Ces concepts ne sont-ils pas que des mots, des fictions, des abstractions sans correspondance dans le réel, dans notre expérience concrète ?
- Hume, Le moi comme fiction.