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Sommes nous des citoyens du monde? Sujet de philosophie, bac 2015 Pondichéry série S

 

 

 

DNBAC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sujets tombés au baccalauréat de philosophie : Pondichéry, bac 2015

 

 

Sujets de la série S

Terminale S :

 

 

 BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

SESSION 2015

Épreuve de philosophie SERIE S   Durée : 4 heures Coefficient : 3

L’usage des calculatrices est interdit. 

 



Sujet n°1
Sommesnous des citoyens du monde ? 


Sujet n°2
La connaissance peutelle nuire au bonheur ? 


Sujet n°3 


Expliquer le texte suivant :
La vanité de l’esprit humain l’écarte et le retarde dans sa marche. Il craint de 1 s’avilir dans les détails. Méditer sur un brin d’herbe, raisonner sur une mouche : manier le scalpel, disséquer des atomes, courir les champs pour trouver un caillou, quelle gloire y atil, dans ces occupations mécaniques ; mais surtout quel profit, au prix de la peine ? Cette erreur prend sa source dans une autre qui part du même orgueil, et c’est la persuasion, où l’on s’entretient, que la vérité est comme innée dans notre entendement, qu’elle ne peut y entrer par les sens, qui servent plutôt à le 2 troubler qu’à l’éclairer. Cette prévention , ou plutôt cette aliénation de l’esprit, est fomentée par les partisans mêmes des sens ; car en prétendant que nous recevons 3 toutes les vérités par ce canal, ils n’ont pas laissé de perdre leur temps à la spéculation, et d’abandonner l’histoire de la nature, pour suivre les écarts de l’imagination. L’entendement crée des êtres à sa façon, c’estàdire, des êtres imaginables. Ses conceptions lui représentent la possibilité, et non pas l’existence des choses. De là le règne des idées abstraites, ou le monde fantastique des intellectuels, tellement accrédité par une espèce de superstition pour les choses outrées, que leurs rêves sont devenus un délire général. Tel est l’abus de cette métaphysique qui, supposant des images sans modèles, et des idées sans objet, fait de cet univers une illusion perpétuelle, et comme un chaos de ténèbres palpables. Le dégoût pour ce qu’on appelle les petites choses dans l’observation, est la marque d’un esprit étroit, qui n’aperçoit pas l’ensemble des parties et l’unité des principes. Tout ce qui entre dans l’essence des causes, est l’objet de la science de l’homme ; car la science n’est ellemême que la connaissance des causes. 
Francis BACON (15611626),Pensées et vues générale ou récapitulation.

1. Se rabaisser. 2. L’ensemble des préjugés qui faussent le jugement. 3. Ils ont perdu leur temps à la spéculation. La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

 

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Sommes nous citoyens du monde? 


 Nous comprenons généralement l'expression "citoyen du monde" dans un sens politique. Mais depuis ses débuts, la philosophie en connaît une signification plus globale. La raison en est claire : la philosophie a recours à la raison qui transcende toute frontière politique, linguistique et culturelle. Cependant, parmi les grands noms de la philosophie, rares sont ceux dont la pensée est d'un tel cosmopolitisme. Emmanuel Kant, citoyen du monde de Königsberg, constitue l'exception hors pair.


A l'époque de la globalisation, sa pensée acquiert une nouvelle actualité. Dès lors que des cultures largement différentes se partagent le même monde, non plus "en principe" seulement, mais de manière visible pour tous, le besoin d'une pensée indépendante des cultures, tout aussi visible, se fait sentir. Une argumentation non pas ethnocentrique, mais trans- et interculturelle s'impose. Si elle prend en compte un minimum normatif de coexistence interculturelle, ainsi que des conditions élémentaires en matière d'État de droit et de démocratie, on peut l'appeler argumentation politique et, à cause de ses dimensions globales, cosmopolite, digne d'un citoyen du monde. Certes, elle n'est pas cosmopolite au sens juridique du terme, mais au sens épistémique, c'est-à-dire en référence au savoir.


Cosmopolitisme moral
Kant élargit et enrichit ce premier cosmopolitisme épistémique grâce à un cosmopolitisme moral. Son concept et critère du principe moral, l'impératif catégorique, érige même le noyau de ce cosmopolitisme en principe. En effet, l'impératif catégorique exige de ne suivre que les principes ("maximes") qui peuvent être conçus ou voulus comme loi générale au sens le plus strict du terme. Et les exemples cités par Kant sont effectivement reconnus par pratiquement toutes les cultures, nommément l'interdiction du mensonge et de la tromperie, ainsi que le précepte d'assistance aux nécessiteux.
"Pour la paix perpétuelle"

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Date de dernière mise à jour : 27/08/2017

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