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Les Géorgiques, Virgile, "le combat des taureaux", texte complémentaire séquence argumentation. Comment gagner des points l'oral EAF?

DNBAC

Les deux coqs de La Fontaine et Virgile, Les Géorgiques, Le combat des taureaux à l'entretien de français

 

Les Géorgiques, Virgile, "le combat des taureaux"

Oral EAF. Activité complémentaire

 

Comment le présenter à l'entretien de français ? 

"Les Géorgiques" est un poème didactique terminé en -29 écrit par Virgile, de son nom latin Publius Vergilius Maro, qui se divise en quatre livres abordant successivement la culture des champs, l'arboriculture, l'élevage du bétail et l'apiculture. "le combat des taureaux" est issu du livre III et peut être découpé en deux parties : la première raconte pourquoi il est nécessaire d'emmener les taureaux loin des génisses, alors que la deuxième partie relate un combat entre deux taureaux.

L'œuvre est divisée en quatre livres, de taille à peu près égale, qui, suivant une progression du matériel vers le spirituel, traitent :

Dans le livre I, du travail de la terre, essentiellement de la culture du blé et les conditions dans lesquelles la terre produit ;

Dans le livre II, de la vie végétale, en particulier des soins à la vigne ;

Dans le livre III, de la vie animale et de l'élevage, interrompu par deux méditations, l'une sur l'amour, l'autre sur l'épidémie et la maladie mortelle ;

Dans le livre IV, des abeilles, métaphore de la cité humaine idéale et image de l'inspiration poétique

 

DNBAC

 

 

Les Géorgiques, Virgile, livre III.

"le combat des taureaux".

 

Mais il n’est pas de plus sûr moyen de développer la vigueur, soit des

taureaux, soit des chevaux, que d’écarter d’eux Vénus et les aiguillons

de l’aveugle amour. C’est pour cela qu’on relègue les taureaux au loin,

dans des pâtis solitaires, derrière une montagne, au delà de quelque

large fleuve qui les sépare du troupeau, ou qu’on les tient renfermés

dans l’étable, auprès d’une ample pâture. Car la vue d’une génisse les

mine insensiblement, les consume d’amour et leur fait oublier les bois

et les herbages. Souvent même celle-ci, par ses doux attraits, allume

la guerre entre ses superbes amants, qui combattent pour elle à coups

de cornes. Tandis qu’elle paît, belle et tranquille, dans les grands bois

de Sila, ces fiers rivaux se livrent

d’horribles combats et se couvrent de blessures : un sang noir ruisselle

de leurs flancs. La corne baissée, et luttant de leurs robustes

fronts, ils s’entre-choquent avec d’affreux mugissements : les bois

et les vastes cieux en retentissent. Désormais le même séjour ne

saurait plus les rassembler : le vaincu s’en va ; il cherche un exil

lointain sur des bords inconnus, déplorant sa défaite, la victoire

d’un insolent vainqueur, hélas ! et ses amours qu’il perd sans vengeance!

 et jetant un dernier regard sur son étable, il abandonne

l’empire où régnaient ses aïeux. Cependant il ne néglige rien pour

rappeler ses forces : la nuit donc il se couche sur d’arides rochers ;

le jour, il se nourrit de feuillages amers et d’herbes marécageuses ;

il excite, il exerce sa colère ; il attaque de ses cornes le tronc des

arbres, harcèle les vents de ses coups, et prélude au combat en faisant

voler sous ses pieds des tourbillons de poussière. Sitôt qu’il a

ramassé toutes ses forces et retrouvé sa première vigueur, il entre

en campagne et se précipite sur son rival, qui l’avait oublié. Ainsi

l’on voit la vague blanchissante venir au loin du milieu des mers,

s’enfler, s’étendre

en courbe immense. Le mont liquide se roule vers le rivage, mugit

avec fureur contre les rochers et retombe de toute sa hauteur. L’onde

agitée jusqu’en ses plus profonds abîmes s’élève en bouillonnant et

jette à sa surface des tourbillons d’un sable noir.

Ainsi, tout ce qui reire sur la terre, les hommes, les bêtes sauvages,

les troupeaux, les habitants des eaux et les oiseaux peints de

mille couleurs, ressentent les feux de l’amour et s’abandonnent à ses

fureurs ; l’amour exerce sur tous le même empire. 

 

On peut remarquer certaines similitudes avec la fable "Les deux coqs" de Jean de la Fontaine".

Ouverture pour l'oral : les deux coqs, La Fontaine avec "Les Géorgiques"

 

 

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