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La Fontaine, la Mort et le Bûcheron en tx complémentaire à l'oral. Quoi dire à l'examinateur pour le présenter en activité complémentaire?

DNBAC

Gagner des points et savoir présenter son texte complémentaire. Un apologue sans symbolisme animalier

 

 

 

Présenter la Mort et le Bûcheron à l'oral EAF en texte complémentaire

 

 

"La Mort et le Bûcheron"

Le poème "La Mort et le Bûcheron", qui provient du recueil Fables, publié en 1678 par Jean de la Fontaine, est un des rares poèmes dans lequel le fabuliste n'utilise pas le symbolisme animalier. En effet, la plupart du temps, La Fontaine véhicule ses idées à travers des animaux anthropomorphes, principalement afin d'éviter la censure. Or, dans celui-ci, le fabuliste met en scène un homme, accablé par le poids de son existence, et le confronte à la mort. Ce poème relate donc l'histoire de celui-ci, qui est pauvre et qui n'a jamais le temps de se reposer. Malheureux, il attend la mort impatiemment ; cependant, lorsque celle-ci vient à lui, il se ravise, et préfère souffrir que mourir.

Tout d'abord, le schéma des rimes de ce poème instaure une certaine vivacité : on compte différentes sortes de rimes, comme par exemple des rimes embrassées (qui correspondent à la présentation du Bûcheron du v.1 à 4), des rimes suivies ( qui représentent le quotidien du malheureux au v.5 à 9) ainsi que des rimes croisées (apparition de la mort et de la morale, v.12 à 16).

Ensuite, , nous pouvons aisément dire que c'est une fable hétérométrique, puisque le récit commence avec des alexandrins (v.1 à 10), qui confèrent au récit un rythme régulier, soulignant la pénibilité du quotidien du Bûcheron. Le vers 11 qui vient ensuite est un octosyllabe et est immédiatement suivi par un alexandrin : cela marque la rupture nette de cette monotonie. Nous pouvons également relever la présence d'heptasyllabes à la fin du récit, qui consituent la morale. Nous pouvons donc en déduire que la structure de cette fable s'apparente en fait au rythme éreintant que suit, jour après jour, le Bûcheron.

Enfin, à travers cette fable, Jean de la Fontaine garde la structure classique d'un récit, avec une situation initiale (v.1 à 4), un élément perturbateur au vers 5 t 6, un monologue intérieur que l'on peut qualifier de péripéties (v.7 à 12), l'arrivée de la mort perçue comme une résolution (v.13 à 16) ainsi que la morale, qui se déroule sur les quatres derniers vers.

Pour conclure, nous pouvons voir qu'à travers cet apologue, Jean de la Fontaine énumère en fait les nombreuses préoccupations du peuple des campagnes à l'époque de La Fontaine (corvée seignueuriales, corvées royales, subvenir au besoins d'une famille). Il dénonce les injustices du régime de Louis XIV et montre que l'homme, même si accablé par tous ses malheurs, reste à sa place et accepte de subir sa misère par peur de mourir. La Fontaine porte également une réflexion philosophique sur la mort, qu'il présente ici comme une allégorie.DNBAC

 

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