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Étude d'ensemble: les initiateurs de Rastignac – lectures comparées pour une étude de la nature humaine dans les romans de Balzac

DNBac

 

  Balzac, le père Goriot

 

Étude d'ensemble: les initiateurs de Rastignac – lectures comparées pour une étude de la nature humaine dans les romans de Balzac

 

  • Le discours de Vautrin à Rastignac, extrait
  • Le discours de Mme de Beauséant, extrait
  • La vie de Marianne, Marivaux, extrait
  • Lucien Lewen, Stendhal, extrait
  • Le hussard sur le toit, Jean Giono, extrait
  • Illustration de Rastignac de A. Laisné

 

 

Question:

 

Quelle vision de l'homme et de la société proposent ces 5 discours initiatiques?

 

Texte A: le discours de Mme de Beauséant

 

« Le monde est infâme et méchant, dit enfin la vicomtesse. Aussitôt qu'un malheur nous arrive, il se rencontre toujours un ami prêt à venir nous le dire, et à nous fouiller le cœur avec un poignard en nous en faisant admirer le manche. Déjà le sarcasme, déjà les railleries ! Ah ! je me défendrai. » Elle releva la tête comme une grande dame qu'elle était, et des éclairs sortirent de ses yeux fiers. « Ah ! fit-elle en voyant Eugène, vous êtes là ! 5 — Encore, dit-il piteusement. — Eh bien, monsieur de Rastignac, traitez ce monde comme il mérite de l'être. Vous voulez parvenir, je vous aiderai. Vous sonderez combien est profonde la corruption féminine, vous toiserez la largeur de la misérable vanité des hommes. Quoique j'aie bien lu dans ce livre du monde, il y avait des pages qui cependant m'étaient inconnues. Maintenant je sais tout. Plus froidement vous calculerez, plus avant vous irez. Frappez sans pitié, vous serez craint. 10 N'acceptez les hommes et les femmes que comme des chevaux de poste que vous laisserez crever à chaque relais, vous arriverez ainsi au faîte de vos désirs. Voyez-vous, vous ne serez rien ici si vous n'avez pas une femme qui s'intéresse à vous. Il vous la faut jeune, riche, élégante. Mais si vous avez un sentiment vrai, cachez-le comme un trésor ; ne le laissez jamais soupçonner, vous seriez perdu. Vous ne seriez plus le bourreau, vous deviendriez la victime. Si jamais vous aimiez, gardez bien votre secret ! ne le livrez pas avant d'avoir bien su à qui vous ouvrirez 15 votre cœur. Pour préserver par avance cet amour qui n'existe pas encore, apprenez à vous méfier de ce monde-ci... »

 

Texte B: le discours de Vautrin

 

Le baron de Rastignac veut-il être avocat ? Oh ! joli. Il faut pâtir pendant dix ans, dépenser mille francs par mois, avoir une bibliothèque, un cabinet, aller dans le monde, baiser la robe d'un avoué pour avoir des causes, balayer le palais avec sa langue. Si ce métier vous menait à bien, je ne dirais pas non : mais trouvez-moi dans Paris cinq avocats qui, à cinquante ans, gagnent plus de cinquante miIle francs par an ? Bah ! plutôt que de m'amoindrir ainsi l'âme, j'aimerais mieux me faire corsaire. D'ailleurs, où prendre des écus ? Tout ça n'est pas gai. Nous avons une ressource dans la dot d'une femme. Voulez-vous vous marier ? ce sera vous mettre une pierre au cou; puis, si vous vous mariez pour de l'argent, que deviennent nos sentiments d'honneur, notre noblesse ! Autant commencer aujourd'hui votre révolte contre les conventions humaines. Ce ne serait rien que se coucher comme un serpent devant une femme, Iécher les pieds de la mère, faire des bassesses à dégoûter une truie, pouah ! si vous trouviez au moins le bonheur. Mais vous serez malheureux comme les pierres d'égout avec une femme que vous aurez épousée ainsi. Vaut encore mieux guerroyer avec les hommes que de lutter avec sa femme. Voilà le carrefour de la vie, jeune homme, choisissez. Vous avez déjà choisi : vous êtes allé chez notre cousine de Beauséant, et vous y avez flairé le luxe. Vous êtes allé chez madame de Restaud, la fille du père Goriot, et vous y avez flairé la Parisienne. Ce jour-là vous êtes revenu avec un mot écrit sur votre front, et que j'ai bien su lire : Parvenir! parvenir à tout prix. Bravo ! ai-je dit, voilà un gaillard qui me va. Il vous a fallu de l'argent. Où en prendre? Vous avez saigné vos soeurs. Tous les frères flouent plus ou moins leurs soeurs. Vos quinze cents francs arrachés, Dieu sait comme ! dans un pays où l'on trouve plus de châtaignes que de pièces de cent sous, vont filer comme des soldats à Ia maraude. Après, que ferez-vous? vous travaillerez? Le travail, compris comme vous le comprenez en ce moment, donne, dans les vieux jours, un appartement chez maman Vauquer, à des gars de la force de Poiret. Une rapide fortune est le problème que se proposent de résoudre en ce moment cinquante mille jeunes gens qui se trouvent tous dans votre position. Vous êtes une unité de ce nombre-là. Jugez des efforts que vous avez à faire et de l'acharnement du combat. Il faut vous manger les uns les autres comme des araignées dans un pot, attendu qu'il n'y a pas cinquante mille bonnes places. Savez-vous comment on fait son chemin ici ? par l'éclat du génie ou par l'adresse de la corruption. Il faut entrer dans cette masse d'hommes comme un boulet de canon, ou s'y glisser comme une peste. L'honnêteté ne sert à rien. L'on plie sous le pouvoir du génie, on le hait, on tâche de le calomnier, parce qu'il prend sans partager; mais on plie s'il persiste; en un mot, on l'adore à genoux quand on n'a pas pu l'enterrer sous la boue. La corruption est en force, Ie talent est rare.

 

Texte C: La vie de Marianne, Marivaux, le discours de Mme Dutour à Marianne

 

« Tenez, Marianne, me disait-elle à votre place........  arrêtez-vous»

Tenez, Marianne, me disait-elle, à votre place, je sais bien comment je ferais ; car,  puisque vous ne possédez rien, et que vous êtes une pauvre fille qui n’avez pas seulement la  consolation d’avoir des parents, je prendrais d’abord tout ce que M. de Climal me donnerait,  j’en tirerais tout ce que je pourrais : je ne l’aimerais pas, moi, je m’en garderais bien ;  l’honneur doit marcher le premier, et je ne suis pas femme à dire autrement, vous l’avez bien  vu ; en un mot comme en mille, tournez tant qu’il vous plaira, il n’y a rien de tel que d’être  sage, et je mourrai dans cet avis. Mais ce n’est pas à dire qu’il faille jeter ce qui nous vient trouver ; il y a moyen d’accommoder tout dans la vie. Par exemple, voilà vous et M. de Climal ;  eh bien faut-il lui dire : Allez-vous en ? Non, assurément : il vous aime, ce n’est pas votre  faute, tous ces bigots n’en font point d’autres. Laissez-le aimer, et que chacun réponde pour  soi. Il vous achète des nippes prenez toujours, puis qu’elles sont payées ; s’il vous donne  de l’argent, ne faites pas la sotte, et tendez la main bien honnêtement, ce n’est pas à vous  à faire la glorieuse. S’il vous demande de l’amour, allons doucement ici, jouez d’adresse et  dites-lui que cela viendra ; promettre et tenir mène les gens bien loin. Premièrement, il  faut du temps pour que vous l’aimiez ; et puis, quand vous ferez semblant de commencer à  l’aimer, il faudra du temps pour que cela augmente ; et puis quand il croira que votre  cœur est à point, n’avez-vous pas l’excuse de votre sagesse. Est-ce qu’une fille ne doit  pas se défendre ? N’a-t-elle pas mille bonnes raisons à dire aux gens ? Ne les prêche-t-elle  pas sur le mal qu’il y aurait ?

Pendant quoi le temps se passe, et les présents viennent sans qu’on les aille chercher,  et si un homme à la fin fait le mutin, qu’il s’accommode, on sait se fâcher, aussi bien que  lui, et puis on le laisse là ; et ce qu’il a donné est donné pardi ! Il n’y a rien de si  beau que le don ; et si les gens ne donnaient rien, ils garderaient donc tout ! oh ! s’il  me venait un dévot qui m’en contât, il me ferait des présents jusqu’à la fin du monde avant  que je lui dise : Arrêtez-vous !

 

Texte D: Lucien Leuwen, Stendhal, la leçon du père de Lucien

 

«C'est de vous qu'il s'agit, et c'est à quoi nous cherchons une réponse. ….. parce que cela était trop sale»

 

« C'est de vous qu'il s'agit et c'est à quoi nous cher- chons une réponse. Le comptoir vous ennuie et vous
aimez mieux le bureau particulier du conilc de Vaize?
« — Oui, uion père.
« — Maintenant, paraît une grande difficulté : serez- vous assez coquin pour cet emploi? »
Lucien tressaillit; son père le regarda avec le même air gai et sérieux tout à la fois.
Après un silence, M, Leuwen reprit :
« — Oui, monsieur le sous-lieutenant, serez-vous assez coquin?
« Vous serez à même de voir une foule de petites manœuvres; voulez-vous, vous subalterne, aider le ministre dansées choses ou le contrecarrer? Thnt is Ihe question? et c'est là-dessus que vous répondrez ce soir, après l'Opéra, car ceci est un secret : pour- quoi n'y aurait-il pas crise ministérielle en ce moment? La finance et la guerre ne se sont-elles pas dit des gros mots pour la vingtième fois? Je suis fourré là dedans : je puis ce soir, je puis demain, je ne pourrai plus après-demain vous nicher d'une fa(,'on brillante.
« Je ne vous dissimule pas que les mères jetteront les yeux sur vous, pour vous faire épouser leurs filles; en un mot, la position In plus honornhie, comme disent les sots; mais serez-vous assez coquin pour la remplir? Réiléchissez donc à ceci : jusqu'à quel point vous sentez-vous la force d'être un coquin, c'est-à-dire d'aider à faire une petite coquinerie? Car depuis quatre ans il n'est plus question de verser du sang...
« — Tout au plus de voler l'argent, interrompit Lucien.
« — Du pauvre peuple, interrompit à son tour M. Leuwen d'un air piteux. Mais il est un peu bête et ses députés un peu sots et pas mal intéressés...
« — El que désirez-vous que je sois? demanda Lucien d'un air simple.
« — Un coquin! reprit le père, je veux dire un homme politique, un Martignac, je n'irai pas jusqu'à dire un Talleyrand. A votre âge et dans vos journaux, on appelle ça être un coquin. Dans dix ans, vous sau- rez que Golbert, que Sully, que le cardinal de Riche- lieu, en un mot que tout ce qui a été homme politique, c'esl-à-dire dirif/cunt les hommes, s'est élevé au moins à ce premier degré de coquinerie que je désire vous voir. N'allez pas faire comme j\... qui, nommé secrétaire général de la police, au bout de quinze jours donna sa démission parce que cela était trop sale.

 

Texte E:  Le hussard sur le toit, Jean Giono, lettre d'une père à son fils

 

[Angelo, le héros du livre, est exilé en France où il erre au milieu d'une épidémie de choléra. Au cours d'une des étapes de son périple, il reçoit une lettre de sa mère restée en Italie.]

 

La lettre était datée de juin et disait : « Mon bel enfant, as-tu trouvé des chimères ? Le marin que tu m'as envoyé m'a dit que tu étais imprudent. Cela m'a rassurée. Sois toujours très imprudent, mon petit, c'est la seule façon d'avoir un peu de plaisir à vivre dans notre époque de manufactures. J'ai longuement discuté d'imprudence avec ton marin. Il me plaît beaucoup. Il a guetté la Thérèsa à la petite porte ainsi que tu le lui avais recommandé, mais, comme il se méfiait d'un grand garçon de quinze ans qui joue à la marelle tous les jours sur la place de sept heures du matin à huit heures du soir depuis que tu es en France, il a barbouillé la gueule d'un pauvre chien avec de la mousse de savon et le joueur de marelle a pris ses jambes à son cou en criant à la rage. Le soir même, le général Bonetto qui n'a pas inventé la poudre m'a parlé d'une chasse au chien à propos de mon griffon. Je sais donc exactement d'où vient le joueur de marelle maintenant et j'ai fait les yeux qu'il faut pour que le général sache que je sais. Rien n'est plus agréable que de voir l'ennemi changer ses batteries de place. Il y a beaucoup de rage à Turin. Tous les jeunes gens qui ont un visage ingrat et une taille au-dessous de quatre pieds et demi sont enragés. La même épidémie ravage les envieux et ceux qui n'ont jamais su être généreux avec leur tailleur. Le reste se porte bien et fait des projets. Il y en a même qui ont la folie de vouloir adopter cette mode anglaise si préjudiciable à l'organdi et aux pantalons collants d'aller manger à la campagne. Ils disent même : jusque près des tombeaux romains. Ce que je trouve exagéré, comme espoir en tout cas. Mais les routes sont les routes. Laissons faire. Les bons marcheurs s'en vont toujours de détour en détour pour voir le paysage qui est après le tournant et c'est ainsi que, d'une simple promenade, ils font parfois une marche militaire. Tout cela serait bien s'il n'y avait pas de moins en moins de gens capables de compter sur leur cœur. C'est un muscle qu'on ne fait plus travailler, sauf ton marin qui me paraît de ce côté être un assez curieux gymnasiarque. Il s'est enthousiasmé d'une bonté de rien du tout que j'ai eue pour sa mère et il est allé faire tourner ses bras un peu trop près des oreilles des deux hommes chamarrés qui ont organisé ton voyage précipité. Ils en sont tombés très malencontreusement malades le jour même. C'est dommage. J'ai pensé que ton marin avait la détente un peu brusque. Je lui ai donné de fort obscures raisons pour qu'il fasse encore un voyage en mer. J'ai été si mystérieuse qu'il s'en est pâmé de bonheur. J'aime viser longtemps.

Et maintenant, parlons de choses sérieuses. J'ai peur que ne fasses pas de folies. Cela n'empêche ni la gravité, ni la mélancolie, ni la solitude : ces trois gourmandises de ton caractère. Tu peux être grave et fou, qui empêche ? Tu peux être tout ce que tu veux et fou en surplus, mais il faut être fou, mon enfant. Regarde autour de toi le monde sans cesse grandissant de gens qui se prennent au sérieux.»

 

Texte F: Gravure de Laisné pour le Père Goriot, Rastignac au père La chaise

 

gravure

 

 

Peintre ou Dessinateur : Laisné, graveur sur bois et illustrateur à Paris au XIXe siècle (Œuvre signée)

Cette notice fait partie d’une série : Œuvres illustrées de Balzac, Le P. Goriot, Paris, imp. Simon Rançon &Cie, 1852

Datation : 1852

Source textuelle : Balzac, Le Père Goriot (1834)

Sujet de l’image ou genre : Fiction, 19e siècle

Nature de l’image :Gravure

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Imprimés, in-8°, 64p ; page 57 ; Cote Bnf Y2 914

 

 

 

Réponse à la question du corpus, paroles d'initiateurs

 

Ces textes présentent une vision pessimiste de l'homme et de la société dans laquelle on peut trouver de nombreux points communs.

 

Dans la société, il n'y a pas de place pour les sentiments, Mme de Beauséant montre que le sentiment vrai constitue un danger pour celui qui le ressent, que les liens familiaux et amoureux n'existent plus. Les filles Goriot on renié leur père et se renient entre elles, la relation entre femme et amant est dictée par l'intérêt et l'ambition, les amitiés sont minées par la rivalité. Il ne s'agit que de calculer et de frapper sans pitié, comme la vicomtesse, Vautrin dénonce un monde conduit par l'envie, la calomnie qui est un champ de bataille. Chez Marivaux, les relations amoureuses sont basées sur le mensonge et le profit. Giono montre aussi que les valeurs dans la folie et qui représentent la noblesse de cœur, sont menacées par cette époque dominée par le matérialisme et l'intérêt.

Il n'y a pas de place non plus pour la morale. Si Mme de Beauséant tente de garder son nom, «blanc» et demande à Rastignac de ne pas se situer parmi les fripons, elle sait combien est profitable la corruption féminine. Vautrin et M. Leuwen montrent avec cynisme l'absence de principes moraux dans cette société. Pour Vautrin, le travail ne peut mener à rien et il faut forcément se salir les mains. Pour Leuwen, toujt homme politique est par définition un coquin. Seule compte l'apparence, «sachez seulement vous bien débarbouiller. Là est toute la morale de notre époque.  Les grands idéaux de justice ne résistent pas non plus à son ironie. La corruption apparaît donc générale et la société «une réunion de dupes et de fripons, texte A, où la corruption est en force, texte B et les coquins au pouvoir, texte D.

Le seul principe qui guide les hommes est l'intérêt, l'argent est le moteur des êtes depuis la petite Mme Dutour jusqu'à la belle et riche Mme de Nucingen, depuis le riche bourgeois Leuwen jusqu'à l'aristocrate Rastignac, on retrouve cette idée chez Giono et dans la métaphore de la société, un champ de bataille, chez Vautrin, chez Mme de Beauséant, «nos batailles à livrer». La société se partage entre bourreaux et victimes.

Ces textes montrent les clivages de la société, riches, pauvres, textes A et C . Mme de Beauséant pose aussi la question de la société de la restauration. Le père Goriot renié par ses filles mariées dans l'aristocratie, les bourgeoises, singent les nobles, la noblesse d'argent de la chaussée d'Antin et l'aristocratie d'ancien régime.

Vautrin et la duchesse évoque un autre clivage incluant les hommes supérieurs, texte B et les esprits originaux, texte E au milieu d'une masse de haut bétail, texte B.

Le forçat et la duchesse dénoncent la médiocrité ambiante, des faibles ou des sots pour Vautrin, des mesquins sans idéal ni panache pour la duchesse et exaltent le génie qui est au dessus de la masse.

Les quatre premiers initiateurs montrent donc la société de manière cynique comme un terrain de lutte où le héros doit habilement trouver son intérêt en se servant des autres.

 

Mais la duchesse Pardi, texte E tient un discours différent, pour elle, son fils Angelo doit se démarquer de cette société gouvernée par le profit et des valeurs médiocres pour se laisser guider par ses chimères et sa folie.


 

Questions corpus

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