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Ponge, le Parti pris des choses au bac de français : 3 commentaires et 3 questionnaires. Idéal pour une lecture cursive ou un oral EAF

DNBAC

Le parti pris des choses en oeuvre intégrale

 

 

 

  • Le document se rapporte à l'étude du Parti pris des choses  de Ponge. Il comprend 3 commentaires, un oral EAF sur le Pain  avec 3 questionnaires, un sur Ponge, un sur le Parti pris des choses et un autre sur le Pain. Excellent document pour préparer l'oral EAF, anticiper les questions possibles ou travailler une lecture cursive.
  • Document 1 : "Notes pour un coquillage", commentaire
  • Document 2 : "L'orange", commentaire
  • Document 3 : "Le pain", étude et oral préparé de 38 questions réponses
  • Questionnaires supplémentaires :
  • Questions sur Ponge : 12 questions
  • Questions sur l'introduction : 5 questions

 

  • Notes pour un coquillage , FRANCIS PONGE : Commentaire, Document 1
  • Le parti pris des choses
  • Le corrigé fait deux pages word police 14, il comprend une introduction, une problématique, la lecture du texte, un développement en deux parties avec une transition, une conclusion et une ouverture.
  • Lecture du texte :
  • Un coquillage est une petite chose, mais je peux la démesurer en la replaçant où je la trouve, posée sur l'étendue du sable. Car alors je prendrai une poignée de sable et j'observerai le peu qui me reste dans la main après que par les interstices de mes doigts presque toute la poignée aura filé, j'observerai quelques grains, puis chaque grain, et aucun de ces grains de sable à ce moment ne m'apparaîtra plus une petite chose, et bientôt le coquillage formel, cette coquille d'huître ou cette tiare bâtarde, ou ce "couteau", m'impressionnera comme un énorme monument, en même temps colossal et précieux , quelque chose comme le temple d'Angkor, Saint-Maclou ou les Pyramides , avec une signification beaucoup plus étrange que ces trop incontestables produits d'hommes.
  • Si alors il me vient à l'esprit que ce coquillage, qu'une lame de la mer peut sans doute recouvrir, est habité par une bête, si j'ajoute une bête à ce coquillage en l'imaginant replacé sous quelques centimètres d'eau, je vous laisse à penser de combien s'accroîtra, s'intensifiera de nouveau mon impression, et deviendra différente de celle que peut produire le plus remarquable des monuments que j'évocais tout à l'heure !
  • Les monuments de l'homme ressemblent aux morceaux de son squelette ou de n'importe quel squelette, à de grands os décharnés : ils n'évoquent aucune habitation à leur taille. Les cathédrales les plus énormes ne laissent sortir qu'une foule informe de fourmis, et même la villa, le château le plus somptueux faits pour un seul homme sont encore plutôt comparables à une ruche ou à une fourmilière à compartiments nombreux, qu'à un coquillage. Quand le seigneur sort de sa demeure il fait certes moins d'impression que lorsque le bernard-l'hermite laisse apercevoir sa monstrueuse pince à l'embouchure du superbe cornet qui l'héberge.
  • Je puis me plaire à considérer Rome, ou Nîmes, comme le squelette épars, ici le tibia, là le crâne d'une ancienne ville vivante, d'un ancien vivant, mais alors il me faut imaginer un énorme colosse en chair et en os, qui ne correspond à rien de ce qu'on peut raisonnablement inférer de ce qu'on nous a appris, même à la faveur d'expressions au singulier, comme le Peuple Romain ou la Foule Provençale.
  • Que j'aimerais qu'un jour l'on me fasse entrevoir qu'un tel colosse a réellement existé, qu'on nourrisse en quelque sorte la vision très fantomatique et uniquement abstraite sans aucune conviction que je m'en forme ! Qu'on me fasse toucher ses joues, la forme de son bras et comment il le posait le long de son corps.
  • Nous avons tout cela avec le coquillage : nous sommes avec lui en pleine chair, nous ne quittons pas la nature : le mollusque ou le crustacé sont là présents. D'où une sorte d'inquiétude qui décuple notre plaisir.
  • Problématique :
  • Comment PONGE montre t-il la démesure de l'homme qui l'oppose a la mesure de la chose?
  • Plan du commentaire :
  • I) LE COQUILLAGE
  • a) La démesure
  • b) La mesure
  • Transition
  • II) LA DEMESURE HUMAINE
  • a) Architecture démesurée par rapport à l'homme
  • b) Orgueil manifesté par cette démesure
  • Conclusion
  • Ouverture

 

  • L’Orange : Commentaire
  • Le parti pris des choses, Ponge
  • Le corrigé fait deux pages word police 14, il comprend la lecture du texte, une problématique, une introduction, un développement en trois parties avec plusieurs paragraphes, des transitions, une conclusion avec une ouverture
  • Lecture du texte
  • L'Orange
  • Comme dans l'éponge il y a dans l'orange une aspiration à reprendre contenance après avoir subi l'épreuve de l'expression. Mais où l'éponge réussit toujours, l'orange jamais: car ses cellules ont éclaté, ses tissus se sont déchirés. Tandis que l'écorce seule se rétablit mollement dans sa forme grâce à son élasticité, un liquide d'ambre s'est répandu, accompagné de rafraîchissement, de parfums suaves, certes, -- mais souvent aussi de la conscience amère d'une expulsion prématurée de pépins.
  • Faut-il prendre parti entre ces deux manières de mal supporter l'oppression ? -- L'éponge n'est que muscle et se remplit de vent, d'eau propre ou d'eau sale selon : cette gymnastique est ignoble. L'orange a meilleurs goût, mais elle est trop passive, -- et ce sacrifice odorant... c'est faire à l'oppresseur trop bon compte vraiment.
  • Mais ce n'est pas assez avoir dit de l'orange que d'avoir rappelé sa façon particulière de parfumer l'air et de réjouir son bourreau. Il faut mettre l'accent sur la coloration glorieuse du liquide qui en résulte et qui, mieux que le jus de citron, oblige le larynx à s'ouvrir largement pour la prononciation du mot comme pour l'ingestion du liquide, sans aucune moue appréhensive de l'avant-bouche dont il ne fait pas hérisser les papilles.
  • Et l'on demeure au reste sans paroles pour avouer l'admiration que suscite l'enveloppe du tendre, fragile et rose ballon ovale dans cet épais tampon-buvard humide dont l'épiderme extrêmement mince mais très pigmenté, acerbement sapide, est juste assez rugueux pour accrocher dignement la lumière sur la parfaite forme du fruit.
  • Mais à la fin d'une trop courte étude, menée aussi rondement que possible, -- il faut en venir au pépin. Ce grain, de la forme d'un minuscule citron, offre à l'extérieur la couleur du bois blanc de citronnier, à l'intérieur un vert de pois ou de germe tendre. C'est en lui que se retrouvent, après l'explosion sensationnelle de la lanterne vénitienne de saveurs, couleurs, et parfums que constitue le ballon fruité lui-même, -- la dureté relative et la verdeur (non d'ailleurs entièrement insipide) du bois, de la branche, de la feuille: somme toute petite quoique avec certitude la raison d'être du fruit.
  • Francis Ponge - Le parti pris des choses (1942)
  • Problématique :
  • Peut on dire que la description de l'objet, "l'orange", parte de l'extérieur vers son sens?
  • Plan du commentaire :
  • Problématique
  • Introduction
  • Développement
  • I - Description extérieure de l’orange, la texture
  • 1) Comparaison avec l'éponge, mentionnant la composition une seule matière pour l'éponge et plus pour l'orange
  • 2) l'odeur et le liquide de l’orange par rapport à l’éponge
  • Transition
  • II- A la suite de la pression de l'orange, celle-ci dégage de nombreuses effleures
  • 1) Comparaison au citron
  • 2) Mention particulière du citron qui marque par son acidité ce que l'orange n'a pas comme défauts
  • Transition
  • III- Au coeur de l'agrume elle parvient ainsi au pépin
  • Source de renaissance
  • Conclusion
  • Ouverture

 

  • Le parti pris des choses, Ponge, commentaire et oral EAF, le Pain
  • Oral EAF de 38 questions réponses
  • Lecture du texte :
  • Le pain
  • " La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses… Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable… Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. "
  • Commentaire : deux axes avec introduction et conclusion
  • Les questions se présentent ainsi :
  • Questions sur l'introduction : 5 questions
  • Questions sur le commentaire en fonction du plan : 33 questions
  • I – Description du pain : 23 questions
  • II - Une allégorie du monde : 10 questions

 

 

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