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Préparer un contrôle sur le classicisme, niveau seconde : cours, fiches bilan et questionnaires

Le Classicisme (1610-1660) : il est caractérisé par l’exercice de la raison dans les règles établies, il recherche la pureté et la clarté de la langue, la simplicité, la juste mesure

DNBAC

 

 

 

Préparer un contrôle niveau seconde sur le classicisme

 

 

Questionnaire possible le jour du contrôle au lycée

 

Répondre aux questions suivantes

Quelles dates correspondent au classicisme ?

1660/ 1715

Quel genre littéraire le classicisme a t'-il essentiellement développé ?

Le théâtre

En quoi consiste la règle des trois unités ?

La règle des trois unités suppose trois points :

l'intrigue est unique, elle se passe en 24 heures dans un seul lieu.

Qu'est-ce que la règle de bienséance n'autorise pas ?

Elle n'autorise pas de choquer par la vision de scènes violences et sanglantes, le public

Les règles du classicisme supposent-elles la vraissemblance ?

Oui il y a un souci de vraissemblance

Qu'est-ce que la catharsis ?

La catharsis est une libération pour le lecteur spectateur, par identification des passions.

Qui est le principal tragédien classique ?

Racine

Citez 4 auteurs classiques

Corneille, Racine, Molière, La Fontaine

Quel est le mouvement opposé par son idéal au classicisme ?

Le baroque aspire aux excés par opposition à la mesure du classicisme, en architecture, musique, pictural, théâtral

Citez un ex de monument représentatif de la mesure du classicisme en architecture

Le château de Versailles

 

La fontaine

Pour aller plus loin

 

*** L'écriture suppose un idéal de clarté

Boileau = représentant du classicisme dans L'Art poétique

« ce qui se conçoit bien s'énonce clairement »

 

Qu’est-ce que la règle des trois unités dans le théâtre classique ?

Le théâtre de la seconde moitié du 17éme siècle est souvent appelé théâtre classique parce qu'il répond à un ensemble de règles inspirées du théâtre antique. D'abord tacites, ces règles, connues sous le nom de règles des trois unités 

Elles sont caractéristiques de ce qu'on appela plus tard le théâtre classique.


Boileau resume en vers ces contraintes :

"L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit ".
" Qu'en un lieu en un jour un seul fait accompli
Tienne jusqu'a à la fin le théâtre rempli ".

La règles des trois unités :
En un jour : l'unité de temps
L'idéal du théâtre classique veut que le temps de l'action corresponde au temps de la représentation .


En un lieu : l'unité de lieu
Toute l'action doit se dérouler dans un même lieu (un décor de palais par exemple pour une tragédie ou un intérieur bourgeois pour une comédie). Cette règle a connu une évolution vers une plus grande rigueur après 1645. Auparavant, l'action pouvait avoir lieu dans différents lieux d'un même lieu d'ensemble, une ville par exemple .Par la suite, l'unité de lieu s'est resserrée autour d'un lieu unique représenté par la scène .


En une intrigue : l'unité d'action
Tous les événements doivent être liés et nécessaires, de l'exposition jusqu'au dénouement de la pièce. L'action principale doit être ainsi développée du début à la fin de la pièce, et les actions, accessoires doivent contribuer à l’action principale et ne peuvent être supprimées sans lui faire perdre son sens

 

trois sources principales pour la comédie classique

la comédie antique (grecque et latine)

la farce médiévale

la commedia dell’arte (comédie qui apparaît au XVIe siècle en Italie)

Les différentes genres de comédies

La farce : provoque le rire par des gestes et des situations triviales, parfois grossières.

La comédie de caractère : elle peint un type humain qui a un défaut particulier qu’il fait subir à son entourage. Elle montre les travers et les ridicules.

La comédie de mœurs : dénonce les travers d’une époque, d’une classe sociale, d’une profession. Elle s’attaque aux valeurs figées et aux idées toutes faites

Les types de comique

Le comique de gestes : le comique provient des mimiques, des mouvements, des attitudes physiques d’un personnage. Exemple : les bastonnades des Fourberies de Scapin

Le comique de mots (ou de langage) : le comique provient d’une expression, d’un jeu de mots, d’une façon de parler incongrue. Par exemple, dans Les Précieuses ridicules, Cathos dit de son oncle : « Mon Dieu, ma chère, que ton père a la forme enfoncée dans la matière », pour suggérer que Gorgibus est matérialiste.

Le comique de répétition : le comique est dû à la répétition d’un geste ou d’un mot ou d’une phrase. Exemple : « Bée ! » dans La Farce de Maître Pathelin ; « Que diable allait-il donc faire dans cette galère ? » dans Les Fourberies de Scapin.

Le comique de caractère : le comique provient des manies d’un personnage, de ses obsessions. Par exemple, dans L’Avare, Harpagon répète « dix mille écus »

Le comique de situation : l’effet comique est engendré par une situation cocasse ou inattendue. Par exemple, dans Tartuffe, Orgon est caché sous la table pendant que son épouse Elmire est séduite par Tartuffe

Le quiproquo est le principal ressort dramaturgique de la comédie. Le terme signifie en latin « quelqu’un pour/à la place de quelqu’un » (qui pro quo), c’est-à-dire un « élément à la place d’un autre ». Par son étymologie le mot quiproquo suggère un désordre et fait intervenir un malentendu, source de comique.

Ex

Dom Juan Molière Comédie de caractère et de mœurs

L’Avare Molière Comédie de caractère, de mœurs et éléments de farce

Des personnages = des stéréotypes

Un tartuffe est un homme hypocrite, qui dissimule ses véritables intentions

Un harpagon désigne une personne avare

Un don juan s’affiche comme un séducteur cynique

Un matamore est un faux brave, un vantard (nom issu du personnage traditionnel de comédie du soldat fanfaron, né de la comédie de Plaute, Miles gloriosus).


 

Vocabulaire

*** Définir les termes suivants

Une comédie se compose d’actes et de scènes. La comédie classique peut comporter 3 ou 5 actes, parfois elle n’en comporte qu’un.

action : évènements de la pièce, intrigues

coup de théâtre : un évènement imprévu modifie le cours de l'action

acte : une poièce de théâtre est divisée en actes

l'entracte : temps qui sépare un acte d'un autre

l'exposition : permet aux spectateurs de connaître les personnages et les faits qui expliquent la situation au début de la pièce; la première scène d'une pièce est une scène d'exposition

noeud : point culminant de l'action

dénouement : fin de l'intrigue

Réplique : une prise de parole

tirade : longue suite de phrases dite par un acteur sans interruption

monologue : un personnage parle seul

didascalies : indications scéniques sur le décor, les déplacements et les gestes.

Quelle est la différence entre un monologue, une tirade et un aparté?

Si une réplique est longue, c'est une "tirade". Si le personnage parle seul en scène (ou se croit seul), c'est un "monologue". Une réplique dite à part (sans que l'interlocuteur ne l'entende) est un "aparté".

la stichomythie est une succession rapide de répliques, dans laquelle les personnages se répondent vers par vers. Elle révèle un moment intense d'échange



XVIIème siècle : Fiche bilan

Du baroque au classicisme

-Le Baroque (situé à la frontière entre le XVIème et le XVIIème : 1570-1650) Le mot baroque vient du portuguais barroco qui signifie : perle irrégulière. Il s ‘applique d’abord aux arts plastiques à la fin du XVIème siècle, pour traduire un jugement péjoratif porté sur une esthétique de l’irrégularité, du mouvement et de l’ostentation. Au XVIIème, en littérature, il est centré autour de quelques principes communs : goût de la sensualité, des extrêmes, de l’ornementation, du langage à effets, des thèmes de l’illusion, des métamorphoses du monde et de la mort. Les genres littéraires dominants sont : la poésie et le théâtre.

Ecrivains représentatifs : Sponde Stances sur la mort (poésie lyrique), D’Aubigné Les Tragiques (poésie épique et engagée, texte qui parle des massacres de la St Barthélémy, des guerres civiles, en dénonçant les responsables de ces actes, en autre Catherine de Médicis et le cardinal de Lorraine… ), Corneille au début de sa carrière L’Illusion comique et Le Cid.

-Le Classicisme (1610-1660) : il est caractérisé par l’exercice de la raison dans les règles établies, il recherche la pureté et la clarté de la langue, la simplicité, la juste mesure, l’équilibre et l’harmonie. Il prône l’imitation des chefs-d’œuvre anciens. Le Classicisme atteint son apogée dans la 1ère partie du règne de Louis XIV. Le genre dominant est le théâtre.

Ecrivains représentatifs :Corneille (pièces de théâtre, 2ème partie de son œuvre), Racine, Molière, La Fontaine, La Bruyère, Boileau, Pascal

Contexte historique : prépondérance de la monarchie absolue avec Louis XIV, conformisme religieux, l’effet d’ordre et de rationalisation de la pensée va de pair avec la diffusion de la pensée de Descartes qui est un philosophe qui a écrit notamment Discours de la méthode. 

-La préciosité (milieu du XVIIème): c’est un mouvement FEMININ qui se développe en réaction aux mœurs grossières de la Cour d’Henri IV et de ceux de la Fronde ( 1553-1610). Il se caractérise par des réunions dans des salons dans lequel on y cultive le « bel esprit » : Madeleine de Scudéry ou la marquise de Rambouillet sont des Précieuses. Richelieu, Paul Scarron, Mme de Sévigné et Mme de Lafayette font partie des invités les plus célèbres. L’amour précieux s’inscrit dans la continuité de l’amour courtois et obéit au même code. On situe les racines du féminisme à travers ce courant littéraire (cf : E.Badinter*).L’Astrée d’Honoré d’Urfé est l’ouvrage de références des Précieux. Les précieuses refusent le mariage imposé et veulent choisir leur amant. Les précieux veulent sortir de la trivialité au risque de se montrer parfois ridicules : ils rajoutent rubans et plumes à leur costume et inventent des mots et périphrases. *Selon Elisabeth Badinter dans XY de l’identité masculine, la préciosité est « la première expression du féminisme en France et chez notre voisin d’outre-Manche ». La Précieuse est une femme émancipée qui prend en compte la possibilité de son ascension sociale et son droit à la dignité. Ne voulant renoncer à aucune liberté ni à l’amour, elles prônent le sentiment tendre et platonique : Je veux, disait Mlle de Scudéry, un amant sans mari, et je veux un amant qui, se contentant de la possession de mon cœur, m’aime jusqu’à ma mort. Seuls quelques hommes, les Précieux, acceptèrent les nouvelles règles. Ils adoptèrent une mode féminine et raffinée : perruques longues, plumes extravagantes, rabats, mouches, parfums, rouge. Ces hommes-là se voulaient courtois et délicats. Ils s’abstenaient de montrer leur jalousie et de jouer les tyrans domestiques.

 

Date de dernière mise à jour : 04/10/2017

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