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L'espace et son symbole dans Giono, Solitude de la pitié

DNBAC

 

 

Dans le cadre de l'objet d'étude consacré au genre narratif, l'étude de la nouvelle Solitude de la pitié de Jean GIONO était proposée à la classe, en oeuvre intégrale. L'un des parcours de l'oeuvre a été rédigé sous forme de devoir surveillé par les élèves. Il s'agissait de la thématique suivante : L'espace et ce qu'il symbolise.

Devoir de Léa R. (18/20) : 
 

 

L’espace et ce qu’il symbolise

1°/Le contraste intérieur-extérieur

Quand il entre dans la nouvelle, le lecteur a d’abord un aperçu de l’extérieur. « Ils étaient assis contre le portillon de la gare », puis « route et « champs ». Les deux personnages se trouvent dehors, n’ayant aucun domicile, errant comme des vagabonds. Cependant, ils ont tout de même un espoir : « pour la ville ». C’est leur destination, et ils fondent en ce lieu toutes leurs espérances. En effet, la ville contient des habitations, et elle représente le confort, l’argent, la nourriture et le sécurité, ce qu’ils n’ont pas. Ils s’obstinent à penser que là-bas, ils se feront accueillir et trouveront du confort et un peu d’argent. Leur première vue de cette ville est cependant décevante : « petite », « dartres », « jalouses et aigres ». Ces adjectifs sont comme un présage de l’état d’esprit de ses habitants, le curé plus particulièrement.
Le lecteur se trouve soudain emporté vers l’intérieur, dans la cure et son confort, lieu où les deux hommes souhaitaient tant être. A l’intérieur, tout n’est que chaleur, confort, nourriture et gras : « Il mit la pipe chaude à l’étui », « fressure de porc », « bardes de lard » ou encore « près du poêle dans le grésillement de la friture ».
Ces deux mondes, qui semblent si loin l’un de l’autre, se rejoignent quand le curé va ouvrir la porte, au travers d’un élément, « le couloir ».
Le mot « entrez » vient pour les deux compagnons comme un soulagement, l’accomplissement de leurs rêves. Enfin, ils vont être au confort et gagner des sous. Cet espoir est de courte durée car ils ressortent presque aussitôt dans « une cour carrée », qui est leur destination finale, car le curé leur dit « attendez-moi là ». Il y a d’ailleurs une répétition du mot « cour » , comme une ironie moqueuse de la naïveté des deux hommes. « Venait après une cour carrée, dans cette cour, les escaliers s’appuyaient puis montaient à grands élans carrés comme la cour. » Le gros persiste malgré tout à sourire, persuadé qu’ils sont tirés d’affaire. Malheureusement, les deux hommes restent dehors, sous « une pluie tenace et froide »,et de l’intérieur ils n’auront vu en tout et pour tout que le couloir, avant de se retrouver jetés à l’extérieur comme de la vulgaire poussière. Cet aperçu de l’intérieur ne les a rendu que plus miséreux, ils prennent conscience d’une chose qu’ils ne pourront sûrement jamais avoir.

2°/ L’opposition haut-bas

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Date de dernière mise à jour : 14/10/2018