- Calendrier scolaire - Nos rendez-vous sur skype pour l'oral de français - Docbac

Candidats libres     Descriptifs    Oeuvres intégrales    L'entretien EAF    Coaching scolaire     Lycées français à l'étranger   

Explication d'une notion en philosophie : avoir l'expérience et faire l'expérience. Méthodologie pratique, problématisation et critique

 

DNBAC

 

Explication d’une notion en philosophie dans le cadre de deux expressions communes

Sujet :

Le terme « expérience » a-t-il le même sens dans les expressions « avoir de l’expérience » et « faire une expérience »?

Remarques

Il faut tout d’abord se poser la question de la signification la plus générale de ces expressions. Nous partirons donc de la valeur de l’expérience au sens de la référence au vécu dans son opposition à la connaissance livresque ou abstraite. Comment appréhender notre expérience personnelle ? Le terme est-il ambivalent ? Quelles sont les analyses que nous pourrions en faire ? les nuances sont nombreuses relativement à ces expressions communes comme , un homme d’expérience, faire une expérience etc. si l’on se pose la question de savoir si le terme « expérience » a le même sens dans les expressions « avoir de l’expérience » et « faire une expérience », nous devons bien reconnaitre les nuances de celles-ci au point de devoir orienter notre réflexion. En effet, il s’agit de deux données distinctes, l’expérience vécue et l’expérience scientifique. Nous allons voir respectivement ces deux aspects de la réflexion.

Analyses suggérées :

Problématisation de l’expérience vécue

Comment comprendre un fait vécu, a-t-il en lui-même sa propre intelligibilité ? Comment comprendre notre expérience personnelle ? Notre expérience empirique trouve t’elle sa propre élucidation ou nous faut-il faire appel à un autre degré de compréhension et d’organisation des donnés ? Devons-nous recourir à une autre approche de l’expérimentation vécue en lui substituant une expérimentation scientifique ?

La critique épistémologique

Il nous faut trouver un moyen de procéder à une vérification de l’expérience vécue au sens d’une hypothèse explicative. Autant dire que l’expérience courante doit trouver son principe explicatif dans l’expérimentation scientifique. Notre expérience vécu, sentie ne se suffit pas elle-même, les informations ne sont pas maitrisées.

Nous pouvons tout d’abord citer la théorie de la méthode expérimentale selon Claude Bernard, que nous citerons, « l’expérimentateur est celui qui en vertu d’une interprétation plus ou moins probable mais anticipée des phénomènes observés, institue l’expérience de manière que dans l’l’ordre logique de ses prévisions, elle fournisse un résultat qui serve de contrôle à l’hypothèse ou à l’idée préconçue. »

Nous pouvons ensuite citer Bachelard avec l’expérience première comme obstacle épistémologique, « dans la formation d’un esprit scientifique, le premier obstacle, c’est l’expérience première, c’est l’expérience placée avant et au-dessus de la critique qui elle est nécessairement un élément intégrant de l’esprit scientifique. »

Conclusion

Il nous faut donc reconnaitre la nécessité de poser en premier lieu la différence entre « faire une expérience » et « avoir de l’expérience ». L’expérience vécue est première mais elle doit être relayée pour une meilleure compréhension à une problématisation d’elle-même, il faut en fait procéder à une critique épistémologique de l’expérience vécue.

 

Date de dernière mise à jour : 23/08/2017

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau