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Y a t'-il un mot pour chaque chose?

 

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Y a-t-il un mot pour chaque chose?

 

L’ambiguïté du langage dans la philosophie ancienne

- éléments pour une dissertation -

 

 

Introduction

 

Nous allons tenter de répondre à la question de savoir s’il existe un mot pour chaque chose en développant un cours sur l’ambiguïté du langage dans la philosophie ancienne. Nous proposerons ainsi des éléments indispensables à un sujet de dissertation ou un commentaire. Nous donnerons dans un premier temps une définition du langage, du logos comme combinaison ou entrelacement de mots, puis nous insisterons sur la délicate question des mots et la difficulté qui leur est inhérente. Nous mettrons en avant les paradoxes et les apories relatifs à cette problématique. Nous mettrons ainsi en avant l’ambiguïté du langage d’après le Théétète de Platon dans son opposition à Aristote. Nous nous pencherons ensuite sur les investigations phonétiques puis sur les ambiguïtés propres au langage des grecs dans l’antiquité, dans le logos hellénique. Nous verrons ensuite la solution au problème posé à ce sujet.

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L’ambiguïté du langage d’après le théètète de Platon

 

 

Platon propose une définition du logos ou du langage comme une combinaison, un entrelacement de mots dont chacun de ces mots est comparé à une lettre. Les différents types d’entrelacements sont étudiés à partir des textes d’Aristote. Il apporte une distinction claire avec le maximum d’élucidation sur la terminologie linguistique, le signifié, le signifiant et le référent. Cela apparaît avec clarté chez le penseur. On en trouve une indication chez Platon. Mais toute l’analyse d’Aristote sur ces trois termes est concentrée chez Aristote. On détache l’étude du signifiant, des mots eux-mêmes et de la manière dont-ils se combinent dans le logos de celle du signifié. C’est une distinction qui va plus loin que celle des mots et des choses. Ce qu’Aristote met en avant, c’est qu’il est impossible de triompher des apories dans lesquelles la pensée grecque était à plaisir bloquée depuis Parménide. Il est impossible de sortir de l’impasse si l’on s’en tient à l’opposition des mots et des choses. Il faut substituer à cette distinction, trois termes, la chose, le mot donc le signifiant et le sens du signifiant, c’est-à-dire, le signifié. Il faut voir dans les mots non plus des choses mais des signes. Aristote analyse cet ensemble de signes qui constitue la langur, le dignifiant et le décompose jusqu’à ses éléments, la comparaison avec les lettres est constante. Ceci existe déjà chez Platon. Il étudie la structure du signifiant. Il y a chez ces deux philosophes un modèle linguistique, les éléments du réel et les lettres. Il prend en considération la lettre isolée, les syllabes dans un mot, dans un énoncé, ce type d’étude aristotélicienne est déjà chez Platon. Il fait référence à la grammaire, il n’est cependant pas l’auteur de cette décomposition.

 

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Les investigations phonétiques

 

 

Les grecs se penchent sur les investigations phonétiques, les matériels sonores fournissent ces signes pour la langue. Platon y fait allusion. Au Vème siècle finalement on ne s’est occupé que du langage. Socrate fait allusion à Prodicos, nous savons par Platon qu’une de ces préoccupations était la détermination, les différences de signification entre des termes très voisins, il y a continuité avec les sophistes, Platon et Aristote.

 

 

Ambiguïté dans la pensée grecque

Le logos dans la philosophie antique

 

 

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Le souci de Platon est de faire une étude précise relativement à l’étude des différences entre les mots, il a pour but de nettoyer le langage de ses ambiguïtés. Socrate affirme, « comme il est rare que les interlocuteurs mettent d’accord sur les choses dont-ils parlent ». Les désaccords viennent du fait que l’on utilise le même mot pour des significations différentes. Antisthène estimait qu’il est impossible de se contredire, c’est au cœur de la pensée et de la polémique grecque. Il faut pourtant faire la nuance entre deux termes très voisins. Nous avons une catharsis qui est mise en avant, il s’agit de nettoyer le langage, le purifier par l’usage des mots. Cela signifie voir nettement que s’il est important de purifier l’usage des mots, c’est que le langage ne peut pas ne pas être ambigu.

 

Pour Aristote, c’est le point de départ, il faut échapper aux apories posées par les sophistes, échapper aux paradoxes, c’est la seule manière, il est par conséquent nécessaire de réfléchir sur l’essence même du langage. Il y a un nombre limité si grand soit il de mots mais, il y a une infinité de choses dont on parle. Ce qui peut être énoncé est limité par rapport à l’illimitation des choses auxquelles renvoie le langage. Nous avons donc un déséquilibre entre les mots et les choses d’un point de vue quantitatif. Il faut donner un seul sens à chaque mot, pourtant derrière un seul terme se cache une pluralité de sens, il y a plusieurs mots pour désigner une seule chose, nous avons donc un mot pour plusieurs choses et plusieurs mots pour une seule chose.

 

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Il n’y aurait peut être pas d’ambiguïté si a chaque signifiant correspondait un signifié, ce serait clair et distinct. L’ambiguïté est fondamentale et elle est si profonde que parfois se mettre d’accord sur les mots ne suffit pas. Il faut définir les mots utilisés. Dans le « Ménon «  de Platon, une aporie domine sous forme de question, « comment peux tu chercher quelque chose que tu ne connais pas? » le dialogue se poursuit et l’on comprend qu’il faut connaître une chose sinon on ne la reconnaîtrait pas. L’aporie est au cœur de la philosophie de Platon, c’est la théorie de la réminiscence.

 

 

 

La solution au problème posé

 

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Le langage est nécessairement ambigu; à chaque mot ne correspond pas une signification et de plus, plusieurs mots peuvent définir une même chose. Aristote est le premier à avoir dit avec une clarté doctorale, magistrale, dogmatiquement que les mots ne sont que des signes. C’est l’étude de la relation. Dans l’histoire de la philosophie grecque, on prend en compte l’importance du symbole, nous en avons deux sens possibles:

Cela peut être un symbole conventionnel

Cela peut être également un lien de nature avec la chose symbolique

C’est chez Aristote, le sens du signe qui n’est pas le lien naturel avec la chose qu’il signifie. Il est le premier à avoir exprimé symboliquement par des lettres, les propositions et leur agencement; il est à la source du calcul de la proposition. Il a manié le symbolisme logique attachant une grande importance à l’usage du symbole; on pourrait prendre d’autres lettres pour désigner d’autres choses. De même, on désigne par des lettres des figures géométriques.

 

L’origine du mot symbole ne fait pas apparaître le sens aristotélicien. Un symbole est un signe de reconnaissance dans toute la pensée grecque, c’est le sens universel. Ce signe nous renvoie à une communauté de nature qui est première, ce n’est pas d’une communauté de nature dont il est question chez le penseur aristotélicien. C’est tout à fait conventionnel. Il n’y a rien de fondé en nature entre tel mot et telle chose. D’où, chez Aristote, une indifférence concernant l’étymologie et l’histoire des mots. Les reverches de la vie de la langue ont un intérêt qui n’est pas philosophique d’une certaine façon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 24/07/2017

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