Candidats libres   Descriptifs   Oeuvres intégrales   L'entretien EAF  Coaching scolaire    Lycées français à l'étranger 

Les annales 2018  -  L'actualité du bac 2018 - Bac 2019 L'actualité du brevet 2018 - Brevet 2019 -

Socrate : connais toi toi même

Dnbac commentaires

 

 

La notion socratique de conscience

« connais toi toi même »

 

 

Introduction

 

Nous allons étudier la notion socratique de conscience, nous partirons de l’adage socratique, « connais toi toi même ». La conscience signifie le retour de la pensée sur elle-même, c’est la réflexivité, la conscience réflexive suppose un degré supplémentaire à la conscience spontanée. Le débat sur ce sujet est très vaste et d’un point de vue de l’histoire de la philosophie, cette question s’oriente très différemment selon les siècles. Nous n’avons pas par exemple la même terminologie chez Socrate que chez Descartes. Nous retrouvons chez le penseur socratique, une notion dominant de savoir associé à la conscience, « le connais toi toi même », nous invite à prendre conscience de nos limites en tant qu’homme, à savoir qu’il ne faut vouloir que le possible et laisser le reste aux Dieux. Descartes au contraire, recherche la vérité indubitable du cogito à partir d’un raisonnement hypothético-déductif de façon à poser dans la philosophie une certitude égale à la certitude mathématique. Il parvient ainsi par la médiation du doute méthodique et hyperbolique, du Dieu trompeur doublé de la fiction du malin génie à trouver son cogito ergo sum, vérité qui est claire et distincte. La clarté et la distinction étant le critère de vérité. Je pense donc je suis, il nous faut cependant préciser que l’existence précède la pensée, car pour penser il faut être. La vérité ontologique est ainsi posée. Le cheminement socratique s’éloigne de celui du penseur cartésien tout autant que de celui d’Husserl qui nous propose une conscience transcendantale, il pose que la conscience est toujours conscience de quelque chose qui n’est pas elle, c’est la visée phénoménologique d’intentionnalité.

 

Dnbac commentaires

 

 

Annonce du plan

Dans le cadre de notre analyse, nous verrons comment le concept de conscience s’articule dans l’antiquité par opposition à Descartes et à Husserl. Nous tenterons de partir de la maxime socratique bien connue et développerons les conséquences philosophiques jusqu’à montrer que nous avons d’une certaine façon, une philosophie de vie et une philosophie de salut.

 

 

 

le concept socratique de conscience

Les limites de la conscience

 

Dnbac commentaires

 

 

Elle se reflète dans l’adage socratique du « connais-toi toi même » du temple de Delphes. La visée philosophique est la connaissance, car la conscience s’exerce dans l’acte du moi, celui qui pense et dont la conscience fait retour sur elle-même. Il s’agit dans ce cas de figure d’une conscience réflexive, la pensée se pense elle-même. Pour reprendre la terminologie socratique, nous dirons que l’âme est assimilée à l’être pensant. La réflexivité nous situe sur le plan de la subjectivité comme relation à soi et comme ce qui constitue l’essence de l’homme.

 

Un exemple littéraire : Antigone

Ne vouloir que le possibe

 

Se connaitre soi même dans l’antiquité et plus particulièrement au sens socratique du terme nous éclaire sur la notion de sagesse, c’est une invitation à la connaissance de soi, notion très grecque qui se traduit également dans les pièces de théâtre de l’antiquité comme Antigone. Les anciens nous familiarisent avec cette notion qu’il ne faut vouloir que le possible, rien que le possible et laisser le reste aux Dieux. Par conséquent, l’adage socratique du « connais-toi toi même » est une invitation à connaitre ses limites pour ne pas les dépasser. La philosophie devient par analogie à la mère de Socrate qui était sage femme, une médecine de l’âme, une véritable nourriture spirituelle. Mais l’ambiguïté du choix humain demeure car l’âme peut se nourrir du bien comme du mal, ainsi la liberté de l’homme se dessine à travers ses choix et ses ambitions qui ne servent pas toujours la bonne cause. L’immédiateté de l’homme dans la connaissance de lui-même lui ouvre les portes de l’éthique.

 

 

Ouverture sur l'éthique

Le « bien agir » suppose une réelle connaissance des choses car ainsi que l’affirmait Platon, « nul n’est méchant volontairement », le mal est toujours l’expression d’une ignorance. La faute n’est pas dans l’acte mais dans l’ignorance. La philosophie socratique est donc une véritable philosophie du salut. Mais l’homme doit commencer par lui-même, car celui qui ne se connait pas est un fou. Celui qui se connait peut se juger au niveau des actes, au niveau éthique. Nous pouvons mettre en avant la supériorité de l’âme sur le corps, la sensibilité peut en effet altérer le jugement et fausser l’intérêt personnel. Le « je » est pensé comme un pur sujet réfléchissant et comme pur intellect, le « je » juge son « moi ». Mais si le moi se juge il est en outre jugé, car il y a chez les anciens une connotation très lourde et toujours présente du divin qui fait que l’âme se reflète en Dieu inspirateur de nos actions, la conscience devient ou peut devenir culpabilité car l’image divine est à suivre en tant que modèle symbole du bien duquel il ne faut pas s’écarter. L’homme devient ainsi témoin de sa conscience. Le moi juge est jugé.

Date de dernière mise à jour : 28/08/2017