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Pascal, réhabilitation du coeur, critique de la raison

 

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La raison et le cœur

Les deux ordres de connaissance chez Pascal

 

Critique de la raison et affirmation d’un nouvel ordre de connaissance

 

 

 

 

 

Introduction

 

Nous allons étudier le concept de la raison chez Pascal, sa critique comme connaissance discursive, faculté de l’universel, simple et faculté du fini, les faiblesses de la raison une fois posées, le philosophe affirme la supériorité du cœur au point d’en faire un nouvel ordre de connaissance. Nous verrons en quoi et comment le cœur est associé à Dieu et amène le problème de la prédestination, la chute et le péché originel, car l’homme est disharmonie, il n’a pas d’unité.

 

La critique de la raison

 

Le penseur procède à une dénonciation de la faculté de raisonner pour plusieurs raisons. Comme connaissance discursive, elle repose sur le raisonnement, la déduction; c’est un arbitraire de la raison lequel est purement axiomatique. C’est une faculté de l’universel car elle aboutit à des définitions exactes et précises, communicables, c’est une logique inhérente au concept. Elle est simple, elle participe de la pensée, c’est l’intelligence, enfin, c’est la faculté du fini, elle ne peut pas comprendre ce qu’est l’infini sous aucune de ses formes. Ainsi se pose la question de la faiblesse de la raison; elle présuppose dans toutes ses démarches des principes qu’elle n’a pas acquis par le raisonnement.

 

Elle les donne par le cœur ou le sentiment. Les axiomes sont indémontrables, ainsi que les hypothèses sur lesquelles reposent les démonstrations. La raison est plastique, elle est capable de démontrer n’importe quoi; elle est soumise à des forces plus puissantes qu’elle, c’est la passion, l’imagination, il en va de même chez Descartes pour qui cela renvoie à la perception d’une réalité immédiate et les faits qu’elle produise. L’oubli signifie possibilité de perdre les vérités découvertes. La raison n’est pas la faculté dominante chez l’homme. Elle n’est pas ce qui nous fait force à agir. Livrée à elle-même, elle est en proie à des contradictions. Elle dépend de prémisses, de principes indémontrables par opposition au cœur, une raison immédiate. Le cœur a rapport avec l’être. Le cœur donne le « il y a ». C’est un pré savoir sur quoi repose la connaissance. En outre, la faculté de raisonner est faible, elle ne peut réfuter le scepticisme. Il faut fonder la raison sur les connaissances du cœur, les axiomes du cœur.

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L’ordre du cœur

 

L’ordre du cœur, comme la raison est une manière de penser. C’est une connaissance intuitive, immédiate, une sorte de flair, de divination, il procède par induction par opposition à la raison, le cœur à une vérité, alors que la raison à une logique, la contradiction n’est pas un critère de vérité. C’est la faculté de l’individuel, le cœur a des motivations non connues de la raison, une manière de sentir. Ses motivations ne peuvent pas être conceptualisées, le cœur est en fait la faculté de l’insaisissable. Il est complexe, il participe à la fois de l’affectivité car il ne va pas sans émotion, il a de la volonté car il est élan, aspiration, désir, il est un intellect car toute tendance est une direction donc une anticipation et un choix. Le cœur comme sentiment est un instinct, une idée de la vérité. Le cœur est moins la faculté particulière que la centre de nos facultés.

 

Enfin, c’est la faculté de l’infini, il découvre les premiers principes à partir desquels par voie de déduction s’élabore la faculté scientifique. Il aspire à l’illimité et à l’absolu, à l’éternel et au parfait. La raison est la faculté de l’humain, le cœur, la faculté du divin. La raison est partiellement corrompue du fait du péché originel. Si elle eut été absolument corrompue, aucune apologétique n’eut été possible affirme Laporte. Par suite du péché originel, le cœur et la raison sont frappés d’impuissance et d’erreur.

 

 

La raison est incapable d’expliquer les contradictions et les formes de l’infini. Les erreurs de la raison sont toutes soumises aux puissances trompeuses comme l’imagination. Il nous faut mettre en avant l’impuissance du cœur à communiquer ses certitudes si intimes, il y a erreur du cœur lorsqu’il est dominé par la concupiscence, il confond alors l’absolu du vrai et du Bien, il fait de Dieu, des idoles de simples apparences de ces valeurs. C’est le problème de la prédestination, la chute ou le péché originel, l’homme en effet est perçu comme disharmonie car il n’a pas d’unité. Ainsi la raison ne peut nous éclairer sur la nature de Dieu. Elle ne peut pas même nous assurer de l’existence de Dieu.

La raison manifeste la grandeur de l’homme et elle est éclairée par le cœur. Concernant le mystère et l’existence de Dieu, il y a des cas où nous évitons l’absurde qu’à la condition d’admettre l’inexplicable. Il y a une logique du cœur, une rationalité, il est la partie intuitive de la raison.

 

 

Date de dernière mise à jour : 16/08/2017