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Nietzsche le Gai savoir, une philosophie anti dogmatique

 

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LES REFERENCES NIETZSCHEENNE DANS LA LITTERATURE

La philosophie de Nietzsche dans la
Littérature au bac


Le gai savoir
Les références grecques



Introduction

Nous allons étudier les références Nietzschéennes dans la littérature au bac, spécifiquement avec l’ouvrage du philosophe intitulé Le gai savoir. Nous verrons en particuliers certains fragments en vers, les aphorismes et nous en dégagerons l’intérêt. Nous verrons dans un premier temps, un philosophe anti-dogmatique, les pensées grecques auxquelles Nietzsche se réfère, la notion de péché de démesure. Enfin, nous verrons comment le philosophe aborde la notion de nihilisme au sens de négation des valeurs et en référence avec le platonisme.



Développement

un philosophe anti-dogmatique


Nietzsche s’interroge sur la douleur qui permet de sonder les profondeurs de l’homme face à lui-même. Il y a un rapprochement à faire avec Socrate, l’ignorance est une souffrance, la philosophie une libération. La douleur est perçue comme une invitation à la vraie philosophie car elle nous détourne de toutes les formes de confiance, de douceur que vise l’humanité. Face à la maladie, la vie est un problème qui génère les vraies questions existentielles, il y a donc des interrogations profondes et pleines d’humilité; l’humilité du philosophe se définit par le fait qu’une question donne lieu à un autre question, par opposition à la certitude dogmatique selon laquelle une question doit trouver sa réponse dans la certitude. L’humilité socratique est un adage, il faut selon le penseur l’appliquer : « je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ». La philosophie est présentée comme une quête de vérité, elle n’est pas universelle, il est impossible de tout connaître, de tout savoir, par opposition au philosophe dogmatique qui cherche à tout prix la possession d’une vérité, la vérité à tout prix.



Une pensée grecque

La lucidité est la reconnaissance de la finitude de l’entendement humain, de son incomplétude. Le doute est le point de départ de la réflexion philosophique, c’est l’essence de la philosophie. Le processus de connaissance suppose l’erreur, la connaissance est la condition même de la vie, elle est en perpétuel changement. Nietzsche fait référence à la sagesse du monde. La notion de « juste mesure » est très utilisée en littérature, c’est une pensée très grecque. On la retrouve dans L’Iliade et l’Odyssée d’Homère, d’un point de vue pratique, la « juste mesure » traduit la rectitude de l’action. Dans la métis grecque, l’intelligence grecque, la pensée pratique suppose une façon de bien agir, de bien faire et plusieurs façons de mal faire. Il faut pour réussir une certaine technique, de la prudence, du savoir faire, la technè et le respect du moment opportun, le kairos.



Le péché de démesure

Nous avons une référence à une autre pensée grecque, « suis toi fidèlement toi-même »; nous retrouvons cette pensée dans l’adage socratique, « connais toi toi même » qui honore l’oracle de Delphes. L’adage signifie, connais tes limites, sache une chose c’est que tu ne sais rien. Entre la conscience qui sait et la conscience qui ignore, il y a la conscience qui se sait ignorante. Nous avons ici une allusion à une autre notion grecque, le péché de démesure, la quête de l’absolu dans la connaissance. Il ne faut vouloir que le possible et laisser l’absolu aux Dieux.

Le nihilisme
La négation des valeurs


Nous avons dans certains aphorismes, l’idée dominante de l’homme pieux qui parle; Dieu nous dit Nietzsche est une invention des hommes sur laquelle, ils projettent leurs craintes, leurs angoisses du futur. Dieu est une consolation des hommes qui ont forgé le mythe de la rédemption, le rachat des fautes; C’est une invention des faibles pour lutter contre les forts. Nietzsche affirme, « Dieu est mort ». Il pose ainsi le problème de l’homme sans Dieu qui doit se redéfinir et se réinventer car il a perdu toutes ses valeurs. Il y a une rupture dans l’histoire de l’homme, nous pouvons nous référer à Camus qui dans L’étranger nous dit, « mourir tout entier ». Le christianisme est le refuge de l’homme faible car il suppose la dissociation de l’homme en deux, le corps et l’âme. Cette séparation est une illusion. On ne peut pas renier les forces sensibles et les passions de la vie, cela aboutit au nihilisme et à la proclamation de la mort de Dieu. Nietzsche est contre la dissociation du platonisme, la dissociation de l’intelligible et du sensible. Il faut tourner l’œil de l’âme vers les Idées au détriment du sensible. La connaissance n’a rien selon Platon, d’empirique. La philosophie pour Nietzsche doit réhabiliter le sensible qui a été déprécié au profit des vérités supérieures.

 

 

Date de dernière mise à jour : 21/08/2017

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