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Les faits servent-ils à mettre à l'épreuve les résultats scientifiques?

 

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Les faits servent ils à mettre à l’épreuve les résultats scientifiques?

- éléments pour une dissertation -

 

 

 

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Introduction

 

Nous allons étudier un point d’épistémologie, nous tenterons de donner les éléments nécessaires afin de répondre à la question de savoir si les faits servent à mettre à l’épreuve les résultats scientifiques. Qu’en est il des sciences positives comme la physique, la chimie, l’astronomie, l’économie et la sociologie? Peut on les confronter avec les faits pour obtenir des résultats? Quel est le rôle du fait? Nous savons qu’il s’agit pour les mathématiques pures d’établir des théorèmes, les conséquences des principes sont les axiomes, les définitions. Les résultats sont la conséquence des principes. La logique cherche un résultat à établir lorsqu’il y a des conséquences posées en accord avec les principes préalablement donnés. Rien dans la nature ne réalise l’objet de la mathématique. Il n’y a pas de confrontation avec les faits.

 

 

Nous évoquerons ici les sciences empiriques, celles qui ne procèdent pas exclusivement de la démonstration, cela ne veut pas dire qu’elle n’use pas de cette voix et que la mathématique ne contribue pas à l’édification de la connaissance scientifique du réel. Si les résultats y contribuent lorsque l’astronomie s’est constituée, cela signifie que l’on a voulu rendre compte des phénomènes, des apparences, ce qui suppose l’usage d’une partie de la mathématique, la géométrie. Dans les sciences, la mathématique pure n’est pas mise en cause en tant que science démonstrative, ce qui l’est, ce sont les sciences expérimentales.

Nous nous efforcerons de voir comment et en quoi.

 

 

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La question de la méthode en science

Les faits servent ils à mettre à l’épreuve les résultats scientifiques?

 

Il y a un présupposé, les sciences apportent une connaissance, un moyen d’agir sur notre environnement, c’est la thèse pragmatique. Il faut envisager la science du point de vue de l’usage insuffisant de la science en elle-même. Jusqu’au 17ème siècle, la science est indépendante de la technique. L’astronomie antique se développe sans applications. Puis, la mécanique, l’optique trouvent des instruments d’expérimentation comme le télescope. La découverte de la science dépend de l’application des méthodes perçues comme moyen d’accès à la science. C’est un procédé qui, bien appliqué permet d’avoir réponses aux questions de façon automatique, on peut parler d’universalité de la méthode.

Des questions restent insolubles. On ne dit pas ce qui fait l’objet de la gravitation. Cela remet en cause les limites de la méthode scientifique. Par exemple, en logique on peut se demander ce qu’est la tautologie. Il est possible de dresser une table de décisions pour déterminer toutes les vérités possibles ou tous les cas possibles et déterminer la solution. La méthode de décision permet de régler un certain nombre de problèmes. Il faut trouver la preuve d’une formule, de sa vérité. Ce n’est pas une méthode qui nous donne une solution à tout mais une méthode de preuve. Prouver une fois que l’on a trouvé une solution que cette dernière est bonne. La méthode de vérification consiste à envisager parmi les résultats, non pas une réponse mais une vérification de réponse. C’est la méthode d’épreuve, l’expérience, la confrontation avec les données factuelles. Les faits servent donc à mettre à l’épreuve les résultats scientifiques.

 

 

Nous pouvons poser deux conceptions de la méthode. La première est la méthode de l’art inventé, elle ne donne pas de réponses aux questions. La seconde est la méthode d’épreuve. Elle consiste à estimer le résultat, mais ne permet pas d’inventer. Elle cible l’objet de certitude. L’accord des grands esprits devrait se faire. Selon Kant, il n’y a pas d’accord possible, ni sur les preuves, ni sur les résultats. Mais si la science est certaine, elle ne peut que progresser, ce sont les conséquences de la méthode expérimentale, car elle nous donne les réponses au besoin de certitude dans ce cas. Nous pouvons nous poser la question de savoir quelles sont les conséquences des résultats obtenus par la méthode? Après Newton, on découvre la fausseté des lois de Kepler. Jamais on abandonne totalement un résultat obtenu en science, on le maintient. L’idée que la science progresse par des approximations ne vaut pas pour les théories fondamentales. Il y a un conflit entre Newton et Descartes concernant la théorie des tourbillons, pour l’argument du vide.

 

 

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Il y a donc certains cas, ou il est nécessaire de remettre en question certains résultats acquis par méthode. Donc la certitude ne vient pas de la méthode car elle est elle-même remise en question. Popper relativement à la rationalité scientifique, remet en cause le vérificationnisme. Il évoque la réfutabilité des théories scientifiques et sépare les théories scientifiques des propositions non scientifiques. Par opposition à Kuhn qui affirme que ce n’est pas l’esprit qui critique, qui caractérise la science, il faut s’incliner devant un paradigme jusqu’à ce qu’il soit confronté avec des anomalies trop graves.

 

Enfin Popper critique Carnap, le logicien de l’induction. Ce dernier pense qu’il faut représenter le degré de confirmation d’une hypothèse par rapport aux données observables par la probabilité que les données confèrent à l’hypothèse. Le concept de probabilité est celui de la confirmation.

 

Date de dernière mise à jour : 24/07/2017