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Le fondement ultime de la raison, le logos

 

Dnbac dissertations

 

LA QUESTION DU FONDEMENT ULTIME

DE LA RAISON

 

La question de l'origine : le logos

 

 

Introduction

 

Nous allons étudier la question du fondement ultime de la raison. Relativement à cette problématique, nous pouvons dire que la raison du devenir, c’est le principe du devenir, le principe de raison suffisante s’applique aux lois de la causalité, la raison est alors ratio cognoscendi, c’est-à-dire, la raison de la connaissance, du connaitre. C’est la rencontre de la nécessité logique qui préside au raisonnement de nature mathématique. La raison logique rend compte de la nécessité de laquelle découle la nécessité des prémisses. La ratio agendi est la loi de la motivation, le principe de l’action. Nous en avons un exemple dans les caves du Vatican de Gide, œuvre dans laquelle, il est question de la question du déterminisme, un crime peut-il être gratuit ou le criminel obéit-il à un déterminisme inconscient? Le héros pousse quelqu’un dans le vide par la portière du train. Gide conteste ce principe de raison, l’acte est librement déterminé, en fait, l’auteur du crime est ignorant des motifs qui le font agir. A quel genre de raison la raison pour laquelle il y a de l’étant plutôt que rien appartient-elle donc? Nous verrons comment en philosophie il est possible de poser la question du fondement corrélativement à l’être et la place du principe de raison suffisante dans notre questionnement

 

 

Les notions de la raison

Pourquoi y a t’ii quelque chose plutôt que rien?Dnbac dissertations

 

 

Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? C’est le paradoxe essentiel à notre interrogation. La raison de la totalité de l’étant n’appartient à aucun genre de raison; le fondement ultime échappe aux différentes excursions du principe de raison suffisante. Le projet fondamental, le principe de raison suffisante est ramené à la question de l’universel, le monde des phénomènes mais au seuil du noumène. Il semble que le fondement des choses échappe au principe de causalité. Le fondement des choses est-il sans raison; la raison de totalité de l’étant n’appartiendrait à aucune genre de raison. Heidegger affirme que le principe de raison suffisante s’inscrit dans une histoire de l’être. Il estime que ce principe est lui-même est hors de question. Le principe de raison est l’inquestionnable, à partir duquel on peut interroger. Le problème du fondement déborde toute discussion inhérente à la validité logique de ce principe, à toute élucidation métaphysique. Le principe de raison est fondé sur la liberté, la finitude de l’être là du dasein. La liberté serait le fondement du fondement. Le principe nous conduit vers son lieu de naissance, la transcendance de l’être là en l’homme. La transcendance est seule capable de répondre à la question du pourquoi.

 

La question du pourquoi

 

pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? Pourquoi en est il ainsi plutôt qu’autrement? Qu’est-ce qui mérite d’être pensé? Poser l’homme comme animal raisonnable épuise t’il l’essence de l’homme? L’essence de l’être mérite t’elle d’être élucidée? La deuxième question commande la première. Ce n’est pas parce que l’homme a été pensé comme animal rationnel que l’être peut être posé comme fondement, cause, principe, raison d’être, il faut penser la rationalité de l’homme à partir de la logicité de l’être, celle qui atteste de l’être. Le logos a pris la forme du principe que la raison a imposé à l’homme, à l’essence pensante de l’homme. La raison est la science de la philosophie radicale. Le pourquoi subjugue le monde. Il s’agit de contester l’identité de l’être et du fondement qui est devenu un lieu commun. Il faut mettre en question la prétention du fondement, être dans la tradition métaphysique. L’homme doit revoir et critiquer la façon dont l’être et la raison de ces êtres pensés ensemble, la manière dont ces deux termes sont venus à s’appartenir l’un à l’autre; nous posons donc la problématisation de l’égalité de l’être et du fondement. Cette identité est ébranlée car il y a une essence encore impensée de l’essence de l’homme et de celle de l’être.

 

L'être est le fondement sans fond

 

De l’expression, rien n’est sans raison, nous passons à l’expression, tout a une raison, ou encore si l’on se réfère au principe de raison suffisante, nous dirons tout étant en tant qu’étant a une raison au lieu de, rien n’est sans raison. Il faut par conséquent remonter vers l’origine, l’impensé du logos, le fondement sur lequel on peut compter. Ou encore pour le dire autrement, nous dirons qu’il faut remonter au logos d’Héraclite, le logos sur la phusis car la nature aime à se cacher. En se dévoilant comme logos, l’être se voile en tant qu’être. Le logos est donc une coappartenance de l’être et du fondement. L’être est le fondement sans fond.

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 15/08/2017