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Le but de la philosophie, orientation socratique

 

Dnbac commentaires

 

 

LE BUT DE LA PHILOSOPHIE

 

LE PERSONNAGE DU PHILOSOPHE A TRAVERS LA TACHE

PHILOSOPHIQUE

 

 

Introduction

 

 

Nous allons étudier la but de la philosophie au sens de l'orientation philosophique socratique, dans un premier temps, nous analyserons la définition philosophique de l'homme, les fonctions de cette discipline et ses conséquences pédagogiques. En second lieu, nous verrons en quoi consiste le travail du philosophe à travers l'adage universellement connu de Socrate, «connais toi toi même»

 

 

I – Le but de la philosophie

 

Connais toi toi même

 

Platon nous donne une définition négative de l'homme, il n'est en effet pas défini par ses biens. Le penseur fait une distinction entre le corps et ce qu'il possède, l'être physique et les biens. L'être physique ne se confond pas avec ce qu'il possède. Si l'on se préoccupe de ses biens, on ne se préoccupe plus de soi-même, nous dit Platon dans le Phédon. Nous touchons au thème de la fonction cathartique de la philosophie, elle libère du superflu. Les techniques multipliant les biens ne nous améliorent pas nous mêmes. Il faut donc se détourner de la production, du travail manuel. Ceux qui travaillent n'ont rien à faire avec la philosophie, leur finalité n'est pas bien ciblée. On ne peut pas philosopher si l'on est asservi à la production et au travail. Aristote disait que l'esclave était un outil animé, ce qui confirme l'analogie avec la thèse sur le sujet de Platon. La philosophie s'adresse aux hommes dont la finalité est de développer leur partie de l'âme qui est l'intelligence. Nous mettrons en évidence la tripartition des âmes, or, bronze et argent. Les choses sont fondées en nature, chaque homme est naturellement fait pour quelque chose, philosophie humaniste. On a des dispositions innées, mais il faut savoir les actualiser, l'éducation n'est pas indépendante, il faut savoir tourner l'âme vers elle même. Cette tripartition est légitime, elle correspond à cette division du corps et de l'âme. Mais l'homme n'est pas non plus défini par ce dont il se sert. L'organe s'oppose à l'outil. Le cordonnier et le cithariste, nous dit Socrate, ne se définissent as par leur instrument, ni leurs yeux parcequi'ls les utilisent. Il y a une différence entre celui qui parle et le langage dont il se sert. On ne se définit pas comme une parole, mais on exprime son idée par la parole. L'homme n'est pas son corps, il est un tout du corps et de l'âme, le corps ne se commande pas. Au contraire, l'homme est ce qui commande au corps, l'âme prémédite les mouvements du corps. Ce dernier est perçu comme déraison, lieu des désirs, du besoin et source de la guerre et des passions. Les morales du plaisir évaluent le bien à ce qui fait plaisir dans le moment, par opposition à la méthode du meilleur chez Platon, ce qui est propre à l'homme, c'est-à-dire, l'âme. Elle n'est pas donnée dans l'expérience sensible, l'homme ne se fonde pas dans la réalité sensible, dans l'empirique. La détermination de l'essence de l'homme est inapparente.

 

 

Les conséquences pédagogiques

 

Concernant la pédagogie de l'âme,nous pouvons dire que toute connaissance du corps est une pseudo-connaissance. La connaissance de nous-mêmes est ce qui nous est propre. Pour définir la justice dans la République, Platon affirme que «sera juste toute chose en laquelle chaque élément sera à sa place et jouera sa fonction propre», c'est le respect d'un ordre fondé comme nature. Il y a un ordre dans la cité juste, c'est une cité ordonnée ou chaque groupe social exerce la fonction par laquelle il est destiné par nature. L'ordre de l'âme juste est une âme où chaque partie doit être à sa place. Nous avons trois parties, la partie dominante chez les producteurs, le désir ou épithunia, les guerriers où le cœur, courage où thumos et les philosophes où la raison, le nous. Une âme juste est une harmonie de nature de ces trois parties de l'âme et chaque partie doit être subordonnée à ce qu'elle a de supérieur. L'âme est tel un atellage dont le Nous tient les rennes des deux chevaux, l'épithunia et le Nous. Nous obtenons ainsi une unité organique entre la justice dans la cité et la justesse, c'est-à-dire, une rectitude dans la conduite et la pensée. Le philosophe introduit ensuite la question de la différence entre le corps et l'âme. L'amour des corps meurt avec la vieillesse, tandis que l'amour des âmes survit. L'âme est éduquée, elle est digne d'amour. La matière se dégrade elle est soumise au devenir, à la corruption. L'amour platonique ne passe pas par l'amour sexuel, c'est un amour intellectuel, spirituel. Le corps est simplement l'instrument dont on se sert, guidé par l'âme pour nous élever. L'amour philosophique s'oppose au corps mais il n'est pas coupé de l'amour des corps. Nous avons une véritable dialectique de l'amour dans le Banquet.

 

 

La dialectique de l'amour dans les dialogues

de Platon

 

Diotime est une prêtresse, elle initie à l'amour. On aime d'abord les beaux corps, puis , les belles âmes. Le beau physique permet de remonter au beau métaphysique. L'expérience esthétique, amoureuse est motrice mais elle ne se suffit pas à elle même. Ce n'est pas un pur intellectualisme. La beauté physique figure celle de l'âme en vertu d'un principe, celui de l'analogie. Nous devons mettre en avant l'idée d'une immanence intelligible dans le sensible, l'idée deviendra très importante dans la philosophie de Platon. Ainsi, le beau se manifeste dans les choses sensibles tandis qu'au niveau ontologique, il y a une participation au sens de communication. Les choses ont quelque chose de commun avec l'idée dont elles sont la copie.

 

 

Comment l'âme peut-elle se connaître elle-même?

 

 

Pour répondre à cette question, Platon établit le paradigme de la vue. Le paradigme est de l'ordre du voisinage, il se situe entre l'exemple et le modèle, l'apparence et la différence. Comment un oei peut il se connaître? Comment une âme peut-elle se connaître? L'âme n'est pas l'œil, mais il y a une analogie, c'est le même rapport pour l'œil et la manière de se connaître tant pour l'œil que l'âme. L'œil peut voir toutes choses mais il ne se voit que dans sa propre image, c'est un miroir, il en est de même pour l'âme Elle se réfléchit et ne se voit pas dans les idées qu'elle pense. Le dialogue est en fait un dialogue d'âme à âme. Le plus beau miroir pur l'œil est un autre œil car le miroir est identique à l'objet qu'il reflète. Il en va de même pour l'âme. Ce n'est pas tout l'œil qui réfléchit l'œil. L'œil ne voit rien que la pupille, la vision est la vertu propre de l'œil. L'âme se contemple par sa partie la plus excellente ans une partie de l'âme d'un autre intellect. L'âme n'est âme que par une partie d'elle-même, l'intellect. Elle est elle-même quand elle sait, sophia. Cette partie de l'âme la plus excellente est parente du divin car elle a affaire au divin, ce que Platon appellera plus tard, Idées.

 

 

Le philosophe, un homme de principes

 

 

il n'y a pas de milieu entre l'abandon de l'homme à la vie quotidienne et la philosophie, pas non plus de degré de vérité ainsi que le suggère l'image de la ligne dans La République de ¨Platon. Il n'y a pas de démission possible. La valeur de l'empirique tombe. Nous sommes dans l'idéalisme au sens philosophique du terme, dans l'idée du point de vue de la connaissance à l'origine des choses donc, l'Idée est dans une positon de supériorité et d indépendance du sensible. Nous avons une antériorité chronologique, les idées précèdent les choses et une antériorité logique, il faut passer par les idées pour connaître les choses. Le philosophe a donc pour fonction d'éduquer, et d'inciter à la réflexion, c'est un homme de la critique contre tut dogmatisme et un homme de vertu qui recherche le bonheur car il n'y a pas de contradiction entre la vertu et le bonheur dans la philosophie antique. Toute philosophie vise le bonheur, cherche à développer un eudémonisme. On recherche le bonheur mais Platon ne le place pas dans l'hédonisme.

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 12/08/2017