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La prééminence de la parole, la pensée Grecque

 

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Les notions grecques philosophiques

Essentielles

 

 

Les origines de la pensée grecque

 

Prééminence sociale et politique de la parole

 

La polis implique une prééminence de la parole sur tous les autres instruments de pouvoir, organon, comme l’outil politique, le moyen de commandement dominant. Toutes les questions d’intérêt général que soulève le souverain sont soumises à l’art oratoire; tous les citoyens participaient au débat et avaient droit de parole. Pour un grec, être citoyen, c’est avoir le droit à la parole, c’est le rapport entre le logos et la politeia. La techné politique suppose une techné de la parole, la politeia devient maniement du langage. Le logos, ou discours, prend conscience de lui-même à travers sa fonction politique. La discussion, l’argumentation, la polémique deviennent les règles du jeu intellectuel comme politique. La parole devient l’organon de la vie politique et l’écriture, le moyen d’une culture commune. C’est la naissance d’un véritable culte de la cité. Le mouvement des sophistes tentera d’intégrer la philosophie à la vie publique et donc à se présenter comme une préparation à l’exercice du pouvoir dans la cité. Nous pouvons mettre en avant la prééminence sociale et politique de la parole. La polis implique déjà cette prééminence de la parole sur les autres instruments de pouvoir, l’agora marque le rapport logos et la politique pour les sophistes, ce rapport est justifié dans le fait qu’ils ont tenté d’assimiler la philosophie à la vie publique, le but est l’exercice du pouvoir.

 

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Le logos sur la phusis, la parole cosmologique

 

La cosmogonie est une interrogation sur la matière, perspective rationnelle, genèse plutôt qu’une pensée savante, une perspective pré philosophique qui se sépare de la théogonie, les premiers physiologues. La réalité du cosmos se réduit à un principe, une unification en un tout intelligible. Nous retrouvons le terme d’archè, le commencement. En ce sens conceptuel d’un principe déterminé par les naturalistes, le terme de commencement domine. Avec Thalès, le principe universel est l’eau, pour Anaximandre, l’infini, l’apeiron, pour Anaximène, l’air et Héraclite, le feu. Pour construire les cosmologies nouvelles, les physiologues ont utilisé les notions que la pensée morale et politique avaient élaboré, ils ont projeté sur le monde de la nature, cette conception de l’ordre et de la loi. Les ioniens situent dans l’espace l’ordre du cosmos. L’égalité et la symétrie des puissances du cosmos constituent le nouvel ordre de la phusis. Le régime de la cité est solidaire d’une nouvelle conception de l’espace. Les institutions de la polis s’incarnent et se projettent dans un espace politique. L’agora réalise cet ordonnancement spatial. L’espace commun, public, symétrique, égalitaire et laïcisé domine. De ces correspondances entre ces structures spatiales, Platon se montre conscient, il fait inscrire au seuil de l’académie, « que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ».

 

 

La Grèce est une civilisation de la parole et de la parole politique.

La pensée est inséparable du langage dans lequel elle s’exprime. Les conditions linguistiques justifient la péeminence sociale de la parole. Le verbe être et ses signification sont multiples; pour Parménide, c’est la seule essence, c’est le discours tautologique du penseur, le discours sur l’être. Pour les ioniens, c’est la quantité, pur Pythagore, la relation et pour les atomistes, la situation. Platon envisage la question de l’être du non être, l’être peut-il se comprendre par rapport au non-être et comment? Comment peut-il être autre? Toute la théorie Aristotélicienne du syllogisme repose sur cette possibilité, l’universalité; de toute chose, on peut dire qu’elle est. Nous avons plusieurs sens, Socrate est un homme, c’est l’essence, l’être, Socrate est juste, c’est l’être comme qualité et Socrate est assis, la situation.

 

 

 

L’intelligence grecque

La métis

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La métis considère que l’homme est à la mesure de ce dont il fait usage, Ulysse incarne la métis grecque, l’intelligence pratique, elle va de pair avec le kairos, ce terme grec peut se traduire par le moment opportun, il s’agit d’agir au bon moment en ciblant toujours le juste milieu, et en bannissant le trop et le trop peu. La notion de juste mesure est profondément grecque. Ulysse réunissait toutes ces qualités, c’est pourquoi, il incarne le héros par excellente, la ruse que cela suppose. Il y a donc un modèle de prudence qui sera repris par Aristote et qui sert de stéréotype à suivre en politique. Nous avons donc une éthique du kairos commune à tous les grecs. Il faut accorder la praxis au kairos, c’est le pouvoir diacritique, il s’agit donc de diriger l’action par la pensée.

 

Date de dernière mise à jour : 14/08/2017