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La politique vise t'-elle le bonheur?

 

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La politique vise t'-elle le bonheur?

 

 

Introduction

Nous allons orienter notre réflexion sur la question de savoir si la politique vise le bonheur. Nous proposerons des éléments pour une dissertation philosophique, nous apporterons les bases essentielles pour une bonne compréhension de la question ainsi que des éléments de réponse permettant de justifier que la politique et le bonheur sont liés et cela depuis l’antiquité. Afin d’illustrer et de confirmer nos développements nous mettrons en avant les auteurs philosophes dont les systèmes justifient cette affirmation.

 

 

Le système platonicien

Nous savons que dans le système platonicien, la définition de la justice pose l’idée d’une cité parfaite et heureuse. La justice n’est que la constance à remplir chacun son emploi et l’injustice est l’empiétement sur les fonctions d’autrui. Dans l’homme, elle s’exprime par une tripartition. Il appartient à la raison de commander parce qu’elle est sage et elle est chargée de veiller sur l’âme et à la colère de la seconder. Ces deux parties ainsi élevées et instruites gouvernent celle du désir qui tient la plus grande place dans notre âme car insatiable. Ces deux parties sont les plus propres à veiller au salut de l’âme et du corps, l’une en délibérant, l’autre en faisant la guerre. Elles doivent faire preuve de tempérance et s’accorder entre elles se subordonner à la raison. La justice est ainsi la santé de l’âme et l’injustice, la maladie. Engendrer la justice, c’est établir entre les parties de l’âme une hiérarchie qui les subordonne les unes aux autres conformément à la nature. Cette harmonisation des classes est rendue possible par le gouvernement des philosophes. Ceux qui se plaisent à contempler le beau en soi eux seuls connaissent la vérité idéale. Ils aiment l’essence toute entière; il est donc nécessaire de les établir gardiens de l’état. Ainsi, ils modèleront l’état sur le modèle divin à l’aide des sciences propédeutiques. La politique se définit par l’idée de justice. Le philosophe est le seul à même d’apporter l’ordre dans la cité car il l’a en lui. L’homme qui sait se diriger par la raison est le seul capable d’être un réformateur social car il fut lui-même son propre réformateur. Il est parvenu par la raison à conquérir le savoir politique. Car elle est objet d’un savoir, cette justice est un principe qui garantit l’ordre. L’aptitude politique est un don de nature. C’est par nature que le philosophe doit gouverner. Il est l’homme politique par excellence.

 

 

 

Un système social et politique capable de réaliser la justice donc le bonheur

Ainsi, la république se propose de construire un système social et politique capable de réaliser la justice donc le bonheur. Cela dans l’état et dans l’individu. Mais ce que Platon attend de la philosophie, ce n’est plus qu’elle forme l’homme providentiel, mais d’élaborer les principes qui inspireront la législation de l’état. L’alliance de la loi et de l’ordre trouve son fondement dans la dépendance et la loi à l’égard de la raison. Le bien visé est la vertu qui selon le grand principe socratique est la même chose que le bonheur. Aristote reprend le problème et met en évidence le caractère essentiel de l’obligation politique en faisant de l’essence du politique son meilleur fondement. L’homme est un animal social et politique qui accomplit son essence car il est mesure d’une communauté politique plus complète, si bien que les formes les plus parfaites de l’existence humaine ne sont possibles que dans la cité. Or chaque homme tend vers sa perfection comme vers le bien propre de son achèvement et de son repos. Chaque homme trouve donc dans l’existence politique le moyen nécessaire de sa perfection d’homme. L’obligation politique apparaît sous les formes d’une finalité qui lui est immanente. Dans la mesure où il est capable d’un choix autonome, et où à cette finalité transcendante il peut adjoindre une téléologie réfléchie, la finalité prend la forme d’une loi naturelle de l’existence comme existence politique.

 

 

L’intérêt commun ou le bonheur

Les vertus de l’homme de bien selon Aristote consistent en cela que les tâches de chacun font sa vertu propre; ceci dans le but du salut de l’état et de la justice. C’est à cet intérêt commun que doit se rapporter la vertu du citoyen. chacun doit exécuter ses fonctions. Puisque tous les citoyens sont différents, le même genre de vertu ne peut pas faire l’homme de bien et le citoyen. Mais tous doivent être bons citoyens. C’est de là que résulte la bonté intrinsèque de l’état sans qu’il y ait égalité de mérite entre tous. L’homme est fait pour la société civile, l’intérêt commun les rassemble et chacun y trouve le moyen de vivre mieux il s’agit de vivre ensemble et de vivre bien. La fin de la société civile est donc de vivre dans une société de vertus. Ce n’est pas par les biens extérieurs que l’on conserve la vertu mais c’est elle qui nous permet de les conserver. De ce principe dépend le bonheur de l’état. Le courage, la justice et la prudence y ont le même caractère et la même influence que dans les particuliers. La meilleure existence pour l’homme et l’état c’est la vertu avec la fortune pour pouvoir la pratiquer. Il faut placer la félicité publique et le bonheur privé dans les mêmes sortes de biens. Ceux qui placent le bonheur dans les richesses ne réputent d’heureux que les états riches. La source du bonheur est la même pour le particulier et l’état. C’est en action que consiste la félicité. La vie heureuse consiste dans l’exercice de la vertu et la vertu dans la moyenne. D’où il suit que la meilleure vie doit être la vie moyenne. Le juste tempérament est de réunir aux institutions de l’oligarchie celles de la démocratie. Par ce moyen, le gouvernement sera dans les mains de tous.

 

 

 

L’homme est un animal politique

L’idée dominante de la théorie politique d’Aristote est que, « la cité existe naturellement », l’homme nous dit le penseur, « est un animal politique ». L’état naturel doit être recherché non dans les origines de la vie humaine, mais dans le but vers lequel elle tend. Pour cela, il est nécessaire de définir les lois comme l’acte par lequel tout le peuple statut sur le peuple. D’où la naissance d’une forme d’association, d’une convention, d’une autorité qui sera chez Rousseau, le pacte social. Car il vient un moment où le peuple ne peut plus vivre à l’état de nature, il faut une forme d’association qui assure à chacun la projection de la force commune. C’est seulement lorsque l’homme accède à l’état civil qu’il devient un homme agissant selon les règles de la morale consultant sa raison et non seulement son instinct. Il accède dès lors à la liberté qui est obéissance aux lois. La volonté générale dirige l’état selon son bien, le bien commun.

 

 

L’homme a pour fin le bonheur

L’homme a pour fin le bonheur; il est au sein de la cité, là est son état naturel d’animal domestique et politique. La science qui concerne sa vie est donc la science de la société. « non seulement il y a plus de beauté dans le gouvernement de l’état que dans celui de soi-même, mais l’homme étant fait pour la vie sociale, la politique est la science architectonique. L’homme adjoint à son choix autonome une téléologie, la finalité, le choix d’une existence politique dans le but d’assurer son bonheur de façon certaine.

 

 

Conclusion

 

D’après notre étude, nous pouvons dire que la finalité de l’ homme est d’être heureux. Le choix de la vie politique est présenté comme le résultat d’un calcul utilitaire, comme le principe que chacun doit respecter pour assurer rationnellement, la conservation de sa vie et l’accomplissement de toute humanité ainsi que le bonheur. D’une façon générale nous pouvons dire que le bonheur est l’essence même du politique, de la politique.

 

 

Date de dernière mise à jour : 14/08/2017