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La méthode et l'explication en histoire

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LA METHODE ET L'EXPLICATION

 

EN HISTOIRE

 

 

 

Introduction

 

 

Nous allons étudier la méthode et l'explication en histoire. Nous savons depuis Fustel de Coulanges, historien du XIXème siècle que l'on explique l'étude du passé comme un enchaînement logique des faits. La méthode historique comporterait deux temps tout comme la méthode expérimentale, il y a dans un premier temps, l'établissement des faits, l'analyse historique, en second lieu, l'explication des faits, la synthèse historique. Les historiens Langlois et Seignobos ont codifié les règles de ce travail et posent deux critiques, la critique externe qui doit établir l'authenticité des documents, détecter les faux et la critique interne qui se rapporte à la valeur du document. C'est la critique d'interprétation des textes, puis vient la synthèse historique c'est-à-dire, l'explication des faits reconnus par la recherche des relations causales. Nous allons à présent voir la nouvelle conception de la méthode historique, enfin nous étudierons l'explication en histoire, le déterminisme, la causalité et la probabilité et l'ordre du récit historique.

 

 

 

I -La nouvelle conception de la méthode historique

 

 

Nouvelle conception des historiens et des philosophes contemporains comme Marc Bloch, Lucien Febvre et Marrou.

 

 

Cette nouvelle conception comporte la méthode précédente et l'énoncé d'une théorie de la méthode d'inspiration rationaliste. La notion de document est discutée. On estime qu'il faut entendre par là textes et traces de vestiges, témoignages etc. La principale objection concernant la notion de fait historique est la suivante :

 

Il n'y a pas de réalité historique toute faite. Les faits n'existent pas par eux-mêmes. Il ne faut pas oublier l'activité et l'initiative de l'esprit qui construit ces mêmes faits historiques. L'idée commande mais l'observation est indispensable à l'établissement des faits. Il est nécessaire d'élaborer des hypothèses à contrôler.

Le fait historique est le résultat d'un choix. Mais cela remet en question l'objectivité de l'historien car il faut des critères pour choisir parmi les évènements.

 

 

Comment opérer ce choix?

 

 

L'historien doit tel un savant expliquer les faits mais il est parfois difficile de ne pas juger.

Exemple : les crimes nazis.

 

C'est pourquoi l'historien peut faire abstraction de toute philosophie. Qu'il le veuille ou non, sa vision du monde commande plus ou moins le choix et l'explication des faits. Il y a donc à côté de l'objectivité, une subjectivité qui joue et à un rôle important dans l'histoire.

 

Il n'y a pas d'histoire sans une théorie de l'homme.

 

 

II – L'explication en histoire

 

 

1 – Le déterminisme

 

 

Faut-il affirmer le déterminisme en histoire ou le nier en faveur de la contingence et de la liberté?

 

L'histoire ne se réduirait ni à une série d'évènements accidentels, ni à un série d'évènements explicables.

 

Existe t'-il des lois en histoire?

 

D'après Seignobos, faire abstraction de l'accidentel serait une erreur. Chaque fait particulier aurait une explication particulière; Il n'y aurait donc pas de déterminisme. Il serait impossible de réduire l'évènement historique à une relation causale. Seignobos met donc en valeur l'aspect évènementiel de l'histoire.

Il y a des lois en histoire mais elles ne sont pas spécifiquement historiques. L'histoire fait jouer des lois dans l'explication à plusieurs niveaux.

 

Au niveau des lois d'ordre sociologique

Par exemple, à toute période d'anarchie succède une dictature.

 

Au niveau des lois d'ordre psychologique

la constance humaine : il y a une analogie entre l'homme présent, l'homme passé toujours conduit par des motifs semblables (intérêt, passion, idéal).

 

Au niveau des lois d'ordre économique

Il faut souligner l'importance de la vie économique dans la genèse des faits historiques.

 

En ce sens, il y a déterminisme en histoire.

 

 

2 – Causalité et probabilité

 

 

Les hommes sont les acteurs du drame historique et les auteurs de leur propre drame. Donc, il y a une causalité humaine, subjective qui s'oppose à la causalité naturelle. C'est parce que les hommes sont des êtres libres que des évènements apparaissent et ce facteur de liberté dans l'histoire justifie l'imprévisibilité et la contingence des faits historiques. La cause finale caractérise les faits historiques car les hommes visent toujours une fin. Il faut tenir compte de trois facteurs pour expliquer les faits historiques :

1 - la présence de l'homme

2 -le hasard, non pas l'absence de causalité, mais la rencontre de séries causales indépendantes.

3 – Le déterminisme social, économique et naturel qui conditionne les situations historiques. Plutôt que déterminés, les évènements sont conditionnés par différents facteurs dans une situation donnée.

 

 

3 – L'ordre du récit historique

 

 

Pour faire un récit intelligible, l'historien doit adopter un certain ordre:

 

1 – Un ordre chronologique indispensable mais insuffisant.

2 – Un ordre géographique.

3 – Un ordre logique : il engage l'esprit de l'historien ainsi qu'une partie de la philosophie de l'histoire car il y a dans le devenir historique beaucoup plus qu'une série d'évènements accidentels plus ou moins explicables.

 

Ainsi, le caractère contingent et accidentel du fait historique n'exclut pas qu'il puisse être rattaché à des causes, ni même qu'il comporte quelque chose de nécessaire et d'essentiel. C'est le problème de l'explication en histoire.

Date de dernière mise à jour : 15/08/2017

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