- Calendrier scolaire - Nos rendez-vous sur skype pour l'oral de français - Docbac

Candidats libres     Descriptifs    Oeuvres intégrales    L'entretien EAF    Coaching scolaire     Lycées français à l'étranger   

La circularité chez Empédocle

 

Dnbac commentaires

 

 

La notion de circularité chez Empédocle

Un principe sphérique, éternel et immobile

 

 

 

Introduction

 

Nous allons étudier la notion de circularité chez Empédocle, nous poserons le principe sphérique, éternel et immobile. Le penseur pose le double mouvement cosmogonique du tourbillon et la duplicité de ce mouvement, nous savons donc que la réunion crée et détruit toutes choses, les éléments sont mus alternativement par la puissance efficiente de l’amour et de la haine. L’amour dissocie et la haine unit. Le principe du monde n’est pas un mouvement unique mais la division de la cause, c’est un principe double et contraire. Il y a donc un mouvement de renversement de l’amour et de la haine, ce n’est pas un cycle mais une combinaison de cycles, un cycle tourbillonnaire. Nous allons tenter de comprendre l’interprétation proposée par O’Brien de la philosophie d’Empédocle.

 

 

Dnbac commentairesUn concept de circularité

 

Comment comprendre ce concept de circularité? C’est un processus cyclique ponctué par des périodes et des cycles. L’Un se présente sous la forme initiale arrondie de sphairos et constitue le principe qui est sphérique, éternel immobile. Sa matière est les quatre éléments, sa forme, la haine et l’amour. L’Un empédocléen est sous la dépendance de la haine et de l’amour, il y a dissociation et réunification dans l’Un. Il y a une action exercée par l’amour et la haine sur l’Un. Il y a une augmentation de l’amour et une diminution de la haine. L’amour repousse la haine. L’amour s’élance à partir du centre et fait reculer la haine aux confins du cercle et inversement. Il y a déploiement de la force centrique de l’amour. Il y a accroissement de la force centripède de la haine. La haine suit le mouvement du tourbillon, l’amour se retrouve au centre chassé par le tourbillon de la haine, il y a augmentation de la haine et une diminution de l’amour, « la haine grandit dans le sein de sphairos ».Dnbac commentaires

 

 

 

Selon Bollack, il n’y a pas de processus cyclique, c’est une version dualiste, en fait, le monde est unique. La deuxième phase est destinée à retourner au sphairos, il y a conflit entre l’amour et la haine. Le monde est tragique, déchiré entre les valeurs d’opposition de ces deux valeurs. L’amour domine dans la première phase du sphairos tandis qu’elle diminue dans la seconde. Quelle que soit l’orientation exégétique, les trois directions du tourbillon restent, « la haine tombée au fond du tourbillon, l’amour au centre du remous et la haine retirée au bord du cercle ». Plus la haine fuit, plus l’amour s’insinue. La direction est celle de la progression de l’amour, il faut poser les limites de l’entre deux, du centre et de la périphérie. Nous avons un renversement du mouvement tourbillonnaire, tout ce qui était sans mélange se mélange. L’harmonie est une combinaison de cycles, de phases intermédiaires de cycles tourbillonnaires, l’harmonie n’est pas unification du divers par cycles, c’est une harmonie du tourbillon, tissée, bigarrée. L’harmonie combine les éléments, l’harmonie mélange les couleurs comme « deux peintres quand de leurs mains prenant les couleurs variées, ils les mélangent en harmonie ». C’est donc une harmonie de l’entrelacement, qui inverse les sens, donc il n’y a pas d’union des différences dans un Un qui serait rassemblement, le mélange des couleurs n’est pas un mélange unifiant, il n’y a pas élimination des différences dans le mélange. Toutes les différences sont présentes. Il faut peindre sur le mode du tissage. L’harmonie qui assemble, entrelace et serre. Il y a une dimension plus ou moins serrée des différences, des couleurs variées. Les peintres harmonisent avec « un peu de ceci, un peu de cela ».

La connotation est celle de l’indéterminé, de l’incommensurable et de l’apeiron. Nous avons également l’image de l’eau qui se mélange avec le vin, le logos est une formule qui varie selon les choses à créer. Donc nous avons une homogénéité des différences.

 

L’harmonie est un mélange qui n’est pas sans mesure. L’harmonie compose avec cet apeiron, le principe de l’arrangement est inachèvement, l’harmonie n’achève pas l’inachevé; c’est la définition que nous donne Empédocle de l’harmonie. Ce n’est pas un point de naissance et de mort mais seulement un effet de mélange. Le monde est engendré puis détruit de nouveau engendré etc. la succession se produit éternellement. Nous avons une sphère homogène synonyme de réunion par l’amour en un tout et de destruction par la discorde. Puis nous avons une sphère hétérogène, propre à la séparation par la haine des éléments. L’homogène et l’hétérogène sont sans cesse engendrés, ni l’un ni l’autre ne sont immuables, éternels. L’homogène et l’hétérogène sont périodiques.

 

L’harmonie est donc une périodicité, un éternel retour du même, ainsi nous pouvons citer Simplicius, « ce qui s’engendre n’est pas la même chose que ce qui a été détruit, si ce n’est au point de vue de l’espèce ».

 

Date de dernière mise à jour : 08/08/2017

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau