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Dossier, Science et technique

 

DNBAC

 

 

SCIENCE ET TECHNIQUE

Fiche bac philosophie

 

- première partie -

 

Introduction

Dans le cadre de notre étude sur le thème « science et technique », nous analyserons dans un premier temps, lattitude scientifique au sens où elle nest pas naturelle à lhomme. Nous la poserons comme une conquête de lhistoire. Pour justifier notre théorie, nous mettrons en avant la thèse de Comte, à savoir, la loi des trois états qui nous montre que la connaissance scientifique est le fruit dune évolution acquise au terme dune longue histoire, nous évoquerons les différents degrés de cette évolution; dans un second temps, nous étudierons le concept de psychanalyse de la connaissance et ce que cela suppose selon Bachelard, il nous faut en effet pour accéder à la science nous débarrasser des « obstacles épistémologiques » ainsi que de toutes les projections psychologiques; lhomme ne peut atteindre un niveau scientifique de compréhension tant quil reste au niveau subjectif, des rapports doivent être établis et nous devons nous élever au niveau objectif. Cela permet de passer de la perception à la science pour accéder à ce que lon pourrait appeler la construction du fait scientifique. Cette construction permet à lhomme de passer du perçu immédiat au connu scientifique.

 

Lattitude scientifique nest pas naturelle à lhomme : elle est une conquête de lhistoire

La loi des trois états dAuguste Comte

Daprès Comte, la connaissance scientifique représente la maturité de lesprit humain acquise au terme dune longue histoire. Les hommes adoptèrent dabord des explications théologiques, la tempête était expliquée par un caprice du Dieu des vents. Ils remplacèrent ensuite les Dieux par des forces abstraites, cest la métaphysique, la tempête est expliquée par la vertu dynamique de lair. Enfin lexplication scientifique explique comment les faits se passent. Il sagit de rattacher objectivement les phénomènes les uns aux autres; nous avons ainsi la théorie des trois états. Par conséquent, lattitude scientifique nest pas spontanée chez lhomme, elle est un produit tardif de lhistoire; alors que les explications primitives que lhomme donne des phénomènes naturels sont anthropomorphiques : les premières explications humaines consistent à prêter des sentiments humains aux phénomènes naturels; lhomme projette spontanément et inconsciemment sa propre psychologie sur la nature; ainsi, lexplication théologique ou métaphysique est naïvement psychologique.

 

la psychanalyse de la connaissance

Élimination de lanthropomorphisme

Pour parvenir à lesprit scientifique, il faut éliminer les projections psychologiques spontanées et inconscientes, opérer comme dit Bachelard, une « psychanalyse de la connaissance ». La connaissance spontanée du réel est anti-scientifique. Cest une connaissance « non psychanalysée », où nous projetons nos rêves et nos passions. Cest ainsi que la physique dAristote est encore mêlée de psychologie. La cosmologie céleste fait appel à la psychologie de lâme bienheureuse, la physique terrestre dAristote séclaire par la psychologie de lâme inquiète. « il ne faut pas voir la réalité telle que je suis » dit Eluard, et ce poète sexprime comme un savant; je vois le monde comme je suis alors quil faut le voir comme il est. Ce travail est à proprement parler le travail de la science. Le savant considère lélimination de lanthropomorphisme. Lidéal est de parvenir à poser des relations objectives qui ne soient plus le reflet de mes dispositions subjectives. Cependant il faut savoir quen plus de nos projections psychologiques, nous projetons aussi les dispositions que lon tient de la tradition sociale. Ainsi, nous projetons sur le ciel une culture pseudo scientifique mal assimilée, baignée de toute les angoisses de notre temps. Par exemple, nous voyons des soucoupes volantes là où il ny en a pas. Lobjectivité scientifique nest pas simple, nous ne pouvons nous débarrasser de ce qui est immédiatement perçu et ce qui est immédiatement perçu est subjectif, lobjectif relève du médiat, cest-à-dire de ce qui est construit par détours et artifices.

 

De la perception à la science

Éliminer les obstacles épistémologiques

La personne spontanée nous présente un monde qualificatif, un univers doté de sons, de couleurs, dodeurs qui nous renvoient à des qualités sensibles. Le monde est divers également, il comprend un ensemble dévènements complexes. La théorie des quatre éléments nest que la systématisation de la perception naïve, leau, la terre, lair et le feu. Nous sommes tentés de retenir pour essentiel ce qui simpose directement à la perception; mais ce nest pas ce chemin là qui conduit à la science. En effet elle exige un dépassement des apparences, lobservation empirique nest pas la source de la science. Cest au contraire, un obstacle à la connaissance scientifique que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Là où lobservation immédiate voyait des êtres, la science reconnaît des rapports; les données immédiates dissimulent la réalité. Toute les propriétés apparentes des choses se ramènent en réalité à des relations avec dautres choses. Par exemple le poids dépend du champ de gravitation, la couleur dun objet de la lumière quil réfléchit.

 

la construction du fait scientifique

Accéder au connu scientifique et dépasser le vécu immédiat

La réalité scientifique est une réalité construite; le fait na de signification scientifique que lorsquil est transposé de façon objective. La construction objective du fait consiste à imaginer des artifices techniques pour transposer lobservation dans le champ visuel et spatial. Si nous prenons par exemple la sensation musculaire de poids, subjective, nous devons pour que cette donnée devienne scientifique la remplacer par la position de laiguille de la balance. La température devient un fait scientifique lorsquelle nest plus sentie sur la peau mais lue sur le thermomètre. Il faut différencier le « vécu immédiat » du « connu scientifique« ». Il faut construire le monde et ne pas se contenter dun monde perçu.

 

Conclusion

Ainsi, la science est une connaissance désintéressée différente de la technique. Elle suppose toute une construction et soppose à limmédiateté du vécu, du senti, du perçu. Si lobservation voit des êtres, la science doit reconnaître des rapports et sortir de limmédiateté de la réalité. Tous les faits scientifiques relèvent dune construction. Nous opposerons la science à la technique, cette dernière peut se définir comme l’ensemble des procédés définis et transmissibles par lesquels l’homme utiliser les connaissances scientifiques pour opérer dans l’univers objectif. Nous pouvons poser la technique comme pragmatique et utilitaire contrairement à la science qui pourrait-on dire est une connaissance désintéressée. Dans le sens ou la technique semble n’être qu’un prolongement de l’instinct, de l’adaptation biologique spontanée nous pourrions définir la technique comme ce qui précède la science, nous pourrions dire alors que le savoir faire précède le savoir. En fait, nous verrons que la science se constitue pour répondre aux appels de la technique.

 

 

SCIENCE ET TECHNIQUE

Fiche bac philosophie

 

- deuxième partie -

 

Introduction

Nous allons étudier les concepts de science et technique. Nous verrons dans un premier temps, les caractéristiques de la science, nous montrerons que le fait scientifique est une réalité construite, la signification scientifique doit toujours être transposée de façon objective. Dans un second temps, nous analyserons les malentendus sur lesquels sont fondés cette conception, à savoir, les confusions entre la science et le savant, la science et la philosophie ainsi que la science et l’esthétique; nous étudierons ensuite les rapports de la science et de la technique, puis les relations logiques existantes entre la science et l’action et la manière dont la technique utilise des connivences pour obtenir des résultats. Enfin, en dernier lieu, avant de conclure notre étude, nous détaillerons les ressemblances et les différences entre la science et la technique.

 

Les caractéristiques de la science

Nous savons que la réalité scientifique est une réalité construite, le fait na de signification scientifique que lorsquil est transposé de façon objective, il na rien à voir avec le fait perçu, senti. La science est en outre une connaissance désintéressée, expression du besoin intellectuel, de savoir pour savoir. La science est différente de la technique dans cette perspective; en effet, la technique est lensemble des procédés définis et transmissibles par lesquels lhomme utilise les connaissances scientifiques pour opérer dans lunivers objectif. Elle est donc pragmatique et utilitaire; a lopposé, la science est une connaissance désintéressée. La science se rapprocherait de lart ainsi que de la religion. Poincaré souligne les relations de la science et de lart. il nous dit que le but de la science est la vérité, « la science nest pas seulement vraie, elle est belle ». Il nous confirme en outre laspect désintéressé de la science, « les machines sont utiles parce que, travaillant pour nous, elles nous laisseront un jour plus de temps pour faire de la science et non pas, la science est utile parce elle nous donne des machines ». La pensée désintéressée est selon le philosophe le moteur même de la science.

 

Malentendus sur lesquels est fondée cette conception

Confusion entre science et savant

Il y a des hommes de science désintéressés. Le véritable savant est un homme qui attend de la science les joies intellectuelles les plus pures; il parait illégitime den conclure que la science est désintéressée car toute découverte peut-être utilisée. Toute science est virtuellement utilisable.

 

Confusion entre science et philosophie

On confond la science et la philosophie de la science. Or la valeur propre de la science est indépendante de la valeur de la philosophie.

 

Confusion entre science et esthétique

Laffirmation dune relation entre science et art est également une philosophie de la science et à ce titre, une position métaphysique.

 

Rapports de la science et de la technique

Distinction de principe

Lactivité scientifique et lactivité technique peuvent être distinguées; tandis que la science se présente comme la découverte progressive des relations objectives qui existent dans le réel, on peut entendre par technique, un ensemble de procédés bien définis destinés à produire certains résultats jugés utiles. La science, dans sa poursuite de lobjet réel veut éliminer nos goûts subjectifs, nos préférences individuelles; la technique au contraire se met au service de nos besoins de nos désirs.

 

Relations logiques entre la connaissance et laction

Comment la technique utilise la connaissance pour obtenir des résultats?

La science nous révèle les lois de la nature, les relations des phénomènes, la technique utilise la connaissance de ces lois pour obtenir le résultat désiré. Le rapport théorique de cause à effet parait logiquement transposable en un rapport technique de moyen à fin. La technique, cest un savoir appliqué. Une fois les faits établis et les lois formulées, lhomme cherche à en tirer parti pour satisfaire ses besoins, et ses désirs. La technique apparaît alors. Lingénieur utilisant la physique construit des machines. La technique prend prise sur les choses au sens ou elle cherche des applications pratiques.

 

technique et science

Ressemblances et différences

En fait la technique est lapplication dun savoir, elle cherche à atteindre un certain niveau defficacité qui touche à la rationalité du savoir, lhistoire des sciences et des techniques nous montre quen fait les choses se passent tout autrement. Nous constatons que le savoir faire précède le savoir; en effet, les hommes se sont dabord figurés les forces naturelles à leur image. Tels sont les procédés de la magie qui correspondent au stade anthropomorphique et animiste de lexplication. Ainsi les primitifs tentent dagir sur les forces naturelles; ils ont déjà des inventions ingénieuses telles les pirogues qui sadaptent aux flots, larc et les flèches sont fonctionnels la théorie est ici très en retard sur la pratique. Par conséquent nous pouvons affirmer de façon certaine que le savoir faire précède le savoir comme nous le montre ces différents exemples.

 

Conclusion

Dans le but de conclure notre étude, nous dirons que l’activité scientifique et l’activité technique peuvent être distinguées. La science semble correspondre à la découverte progressive des relations objectives qui existent dans le réel. Au contraire, nous définirons la technique comme l’ensemble des procédés définis en vue de résultats jugés utiles. La science cherche avant tout à éliminer le subjectif de nos perceptions, de nos goûts subjectifs, de nos préférences individuelles. Elle cherche des rapports, le connu scientifique s’oppose à l’immédiateté de nos perceptions. La technique au contraire nous renvoie à nos désirs et à nos besoins. Tandis que la science nous renvoie aux lois de la nature, aux relations, aux rapports, la technique semble utiliser la connaissance de ces lois en vue d’un résultat précis. Cependant, il semblerait que les choses ne soient pas si simples. En effet, la technique précèderait la science car elle serait un prolongement de l’instinct, de l’adaptation biologique spontanée, le savoir faire en ce sens précèderait le savoir. Mais en fait nous pouvons élargir ce point et affirmer que la science se constitue pour répondre aux appels de la technique. Si la technique précède la science, cette dernière prend la suite de la technique, elle en est la continuité; elles ne sont pas si différenciables et opposables, car à l’origine de toutes les sciences, on trouve des préoccupations pratiques. Cependant, pouvons nous réduire la science à un simple prolongement de la technique préscientifique spontanée? Il semblerait qu’elle ne soit pas compatible avec la pratique instinctive .

 

 

 

SCIENCE ET TECHNIQUE

 

Fiche bac philosophie

- troisième partie -

 

Introduction

Nous allons étudier les thèmes de la science et de la technique. Nous verrons comment et en quoi le savoir faire précède le savoir. L’histoire des sciences et des techniques nous montre que les choses ne sont pas si simples. En effet, nous tenterons pour être rationnel de dépasser les interprétations anthropomorphiques et animistes de l’explication; nous verrons en conséquence que la théorie est très en retard sur la pratique. Dans un second temps, nous montrerons que la science se constitue pour répondre aux appels de la technique. Nous analyserons ensuite la discontinuité entre la technique et la science. Enfin nous démontrerons que la science fait progresser la technique, puis que la technique rend des services à la science. En dernier lieu, dans le but de conclure notre étude, nous ferons une synthèse sur le monde artificiel de la science.

 

Technique et science

le savoir faire précède le savoir

La technique par définition suppose lapplication dun savoir mais les choses ne se passent pas si simplement, en réalité, lhistoire des sciences et des techniques nous montre quen fait les choses se passent tout autrement. Les peuples primitifs ne possèdent aucune science digne de ce nom. Leurs théories sur la nature sont prisonnières des illusions anthropomorphiques. Les hommes se sont dabord figurés les forces naturelles à leur image. Ils les ont considérées comme des âmes ainsi que le veut lanimisme et ont projeté sur elles des caractéristiques psychologiques humaines. On ne sétonnera pas que les primitifs aient cherché à agir sur la nature par des moyens psychologiques. Tels sont les procédés de la magie qui correspondent sur le plan de laction au stade anthropomorphique et animiste de lexplication. Cest ainsi que les primitifs tentent dagir sur les vents par exemple. Pourtant ils possèdent déjà des inventions, ainsi les pirogues qui sadaptent aux flots et qui nous montrent que la théorie est très en retard sur la pratique. Si la technique efficace précède la science, cest parce que les premières techniques ne sont quun prolongement de linstinct, de ladaptation biologique spontanée. Loutil prolonge lorgane; le bâton prolonge le bras, lhameçon imite le doigt recourbé etc.; ces tendances humaines qui sincarnent dans les techniques prennent la suite des forces qui sexercent dans ladaptation biologique animale. La savoir faire précède donc le savoir.

 

La science se constitue pour répondre aux appels de la technique

Historiquement, la pratique précède la théorie, la technique précède la science. Cest la science qui prend la suite de la technique et à lorigine de toutes les sciences, on trouve des préoccupations pratiques. Les premiers mathématiciens furent les arpenteur égyptiens, ils devaient après la décrue du nil redistribuer les parcelles de terrain. Larithmétique est issue du commerce, de la nécessité des échanges. Les calculs sont dabord de petits cailloux avec lesquels les marchands comptaient les animaux.

 

discontinuité entre technique et science

Mais la science est tout autre chose qun prolongement de la technique préscientifique spontanée. La notion scientifique de causes est visiblement à lorigine une notion technique mais la science est réellement en rupture avec la pratique instinctive spontanée. Elle prend du recul sur la technique primitive, analyse rationnellement ses procédés pour les réformer. lesprit technicien subit une mutation brusque en devenant esprit scientifique; le technicien rencontre des obstacles qui sopposent à son activité pratique. Les savants réfléchissent sur ces obstacles pratiques. Ils les constituent en problèmes théoriques. Le savant en tant que savant se pose les problèmes pour eux-mêmes; il ne pense plus aux difficultés pratiques qui ont suscité ces problèmes; le technicien veut agir, le savant cherche à comprendre.

 

La science fait progresser les techniques

La science va recevoir des applications pratiques. Par exemple, jusquau Xxème siècle, il sagissait pour éclairer de faire brûler une matière. Au Xxème siècle, cest avec la lampe électrique que lon peut éclairer. cette fois, pour éclairer on empêche de brûler. Mais pour que cet artifice technique soit possible, la connaissance scientifique du phénomène de la combustion est nécessaire. A ce niveau, linterdépendance de la science et de la technique se révèle clairement. Le technicien devient lhomme qui adapte la science à la pratique. Le technicien devient lingénieur. Le savant découvre, lingénieur adapte et le technicien effectue. La science est donc liée à la technique; mais il ne faut pas sous estimer les services que la technique rend à son tour à la science.

 

les services rendus à la science par la technique

En réalité, la science la plus pure ne se distingue de la technique que parce quelle ne poursuit pas de visée utilitaire. La vérification dune hypothèse est une question technique, il faut imaginer un dispositif matériel ingénieusement adapté. La science et la technique sont donc étroitement liées, elles sont pourrait-on dire dans le même axe épistémologique. Pour reprendre la citation de Bergson, nous dirons que « l intelligence nest pas faite pour comprendre ni pour spéculer sur la vérité. La science, fille de lintelligence est faite pour laction sur un monde que les exigences pratiques de lintelligence ont déjà structuré ». Par conséquent, nous pouvons dire que la science serait dabord industrielle par vocation. Elle viserait dans un premier temps à fabriquer.

 

Conclusion

Le monde artificiel de la science

La science est reconnue comme créatrice. Technique et science transfigurent le monde sous nos yeux. Notre univers est rempli d’artifices en tous genres. Les inventions et les transformations se succèdent et n’ont pour seul objectif que d’enrichir et de rendre confortable notre existence. La nature en est méconnaissable. Dans cette voie, il n’y a ni opposition de la science et de la technique, ni réduction de l’une à l’autre, mais synthèse. La science a besoin de la technique et la technique a besoin de la science. Il s’agit en fait de créer. La science est devenue l’espoir des hommes pour la conquête de ce qu’ils appellent la liberté et qui est conçue comme la suppression de toutes les limites imposées par la nature.

 

 

 

SCIENCE ET TECHNIQUE

 

Fiche bac philosophie

- quatrième partie -

 

Introduction

Plan de notre étude

Nous allons étudier le thème de la science et de la technique. Nous verrons dans un premier temps, comment et en quoi nous pouvons parler de la science au sens où elle construit un monde artificiel. Dans une seconde partie intitulée, la science et les sciences nous procèderons à une classification des sciences, nous verrons en particulier la classification proposée par Auguste Comte en six sciences, à savoir, les mathématiques, lastronomie, la physique, la chimie, la biologie et la sociologie. Nous retracerons ensuite le parcours des mathématiques à la sociologie; pour conclure nous donnerons à létudiant un lexique de vocabulaire indispensable à une bonne compréhension du thème de la science.

 

la science construit un monde artificiel

Nous savons que la technique rend des services à la science, en réalité la science la plus pure ne se distingue de la technique que parce qu’elle ne poursuit pas de visée utilitaire. La science et la technique seraient dans le même axe épistémologique. Nous reprendrons la citation de Bergson et nous dirons en substance que l’intelligence n’est pas faite pour comprendre ni pour spéculer sur la vérité. La science, fille de l’intelligence est faite pour l’action sur un monde que les exigences pratiques de l’intelligence ont déjà structuré. La science vise dans un premier temps à fabriquer.

La science nest pas seulement connaissance, ni moyen dagir, elle est créatrice. Technique et science transfigurent le monde sous nos yeux; nous vivons dans un univers dartifices; nos plaisirs, nos villes, nos déplacements senrichissent sans cesse de réalisations, dinventions qui transforment la nature. Cela justifie la citation de Descartes qui affirme, « nous sommes maîtres et possesseurs de la nature ». Dans cette voie, il ny a ni opposition de la science et de la technique, ni réduction de lune à lautre, mais synthèse. La science est technique et la technique est science puisquil sagit de créer. Lanalyse philosophique montre que la science est devenue lespoir des hommes pour la conquête de ce quils appellent la liberté et qui est conçue comme la suppression de toutes les limites imposées par la nature.

 

La science et les sciences

Classification des sciences

Jusquici nous avons parlé de la science en général sans parler des diverses sciences. Ce point de vue semble insuffisant bien que de grands philosophes aient insisté sur lunité fondamentale de la science. Descartes affirmait que « toutes les sciences sont tellement liées ensemble quil est plus facile de les apprendre toutes à la fois que den isoler une des autres ». Lintérêt que présentent les classifications des sciences est incontestable; la classification dAuguste Comte demeure philosophiquement la plus intéressante. Il distingue six sciences fondamentales :

 

Les mathématiques, lastronomie, la physique, la chimie, la biologie et la sociologie.

Des mathématiques à la sociologie

Des mathématiques à la sociologie lordre est celui du plus simple au plus complexe du plus abstrait au plus concret. Les mathématiques étaient encore avec les pythagoriciens une métaphysique, une mystique du nombre. Lastronomie a ses premières lois, la physique devient une science avec Galilée et Newton; la biologie est une discipline positive à partir du XIXème siècle; Comte va créer la sociologie.

Nous pouvons mettre en avant la spécificité méthodologique de chaque discipline scientifique; sans doute les mathématiques tendent elles aujourdhui à jouer dans toutes les sciences, même les sciences humaines, un rôle de plus en plus important. Il nen reste pas moins que chaque science a dû adapter ses méthodes propres au domaine particulier quelle explore.

 

 

 

Définitions essentielles à la compréhension du thème de la science

 

Positif : chez Comte, positif caractérise lâge de la science, considéré comme létat mûr et définitif de lintelligence humaine.

Anthropomorphisme : attitude consistant à se représenter tous les êtres (dieux, esprits, animaux), sur le modèle de lhomme.

Science : au sens étymologique, science signifie savoir. Chez les modernes la connaissance scientifique repose sur des critères précis de vérification permettant une objectivité des résultats;

Pragmatique : qui vise lutilité

Cosmologie : étude du monde

Sociologie : étude des faits sociaux. Science découverte par Auguste Comte.

Objectivité : caractère de ce qui existe indépendamment de lesprit humain, par opposition à ce qui est subjectif.

Empirisme : doctrine qui pose que la connaissance repose sur les faits, lobservation et lexpérience.

Épistémologie : étude des sciences. Épistémè signifie science et logie, logos en grec veut dire, étude.

Technique : lensemble des procédés définis et transmissibles par lesquels lhomme utilise les connaissances scientifiques pour opérer dans lunivers objectif.

Animisme : attribuer une âme à toutes les forces de la nature.

 

Conclusion

L’attitude scientifique n’est pas naturelle à l’homme

De notre étude, il ressort que l’attitude scientifique n’est pas naturelle à l’homme; elle est en fait un conquête de l’histoire. La loi des trois états de Comte nous montre que la connaissance scientifique représente maturité de l’esprit humain acquise au terme d’une longue histoire. Nous sommes aujourd’hui sortis des explications théologiques, ainsi que de la métaphysique, c’est à présent la science qui nous gouverne. Elle explique comment les faits se passent. Il s’agit de rattacher objectivement les phénomènes les uns aux autres. Nous voyons par conséquent que l’attitude scientifique n’est pas spontanée chez l’homme mais bien au contraire , puisqu’elle est un produit de l’histoire.

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 06/08/2017