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Descartes, le cogito cartésien

 

 

 

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Le cogito cartésien

Descartes, "Je pense donc je suis"

Fiche bac

 

 

LES MEDITATIONS
« Je pense donc je suis »




Introduction

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Nous allons étudier la première méditation cartésienne en rapport avec la thématique littéraire de la conscience. Nous verrons comment en prenant le doute comme point de départ de la réflexion philosophique, le philosophe parvient à la vérité indubitable du cogito ergo sum, « je pense donc je suis ». Le doute renvoie au sentiment rationnel à l’état naturel, par opposition au sentiment qui n’est pas un indice, ni une disposition qui nous conduit à la vérité.


Développement

1) Le doute comme point de départ de la réflexion


« Je peux croire que je suis assis au coin du feu, habillé alors que je suis allongé tout nu dans mon lit », nous avons l’argument du rêve mis en avant par Descartes, ce qui permet de douter. Je me trompe, je suis victime d’illusions, je peux croire ce que je veux, les sens sont trompeurs il est donc nécessaire d’en douter. Pourquoi vouloir douter au-delà de ce qui est douteux raisonnable? Pour prouver que rien n’échappe au doute. Le doute devient hyperbolique, il faut une construction méthodique, le monde n’a pas été créé par Dieu, mais par un malin génie qui truque les réalités, les évidences. Il nous faut donc maintenir le doute au-delà du doute naturel, c’est un exercice héroïque le doute est volontaire et systématique, il reste cependant naturel car il est plus facile de sombrer dans le doute sceptique. Dans la première méditation, nous avons une opinion de Dieu, il a créé arbitrairement toutes les vérités éternelles, mathématiques et aurait pu les créer autrement et faire que 2 et 2 ne fassent pas 4. L’hypothèse du malin génie qui peut tromper contrairement à Dieu, est un pur procédé méthodologique. Cette hypothèse permet de douter. Il révèle la nature du doute cartésien, il émane avant tout de notre volonté, il y a suspension volontaire de nos jugements, de nos préventions; Il n’est pas sceptique, mais méthodique, il nous préserve des sensations, de la mémoire et de l’imagination ainsi que des opinions. Le Dieu trompeur est doublé de la fiction du malin génie, je m’obstine dans la négation de tout ce à quoi j’ai cru. Mais, il ne se contente pas de douter, il considère les opinions douteuses comme fausses dans le but d’atteindre la certitude; Le doute a pour conséquence immédiate la découverte de la première vérité, le moi pensant, de négation, il devient affirmation de la pensée qui doute, « je pense donc je suis ».

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2) Le « je pense donc je suis », vérité indubitable

Le « je pense donc je suis », nous ramène à « pour penser, il faut exister », or j’existe et je suis certain d’exister donc, le cogito est un modèle de vérité. Il permet d’affirmer le primat de la pensée, à la fin de la méditation, à travers l’analyse du morceau de cire, Descartes affirme que la perception des corps se réduit à un inspection de l’esprit et que l’apparente présence des choses est le fruit de nos préjugés. Le cogito établit l’existence de l’âme. Il affirme la distinction entre l’âme et le corps, je suis assuré d’avoir une âme alors que je ne sais pas encore s’il existe un corps L’âme ne doit pas être conçue comme corporelle. Le cogito est donc la première certitude. Il faut douter volontairement de toutes les opinions, les préjugés et les idées reçues, établir quelque chose de ferme et de constant dans les sciences un ordre universel de connaissance dont la certitude égalerait celle des mathématiques. C’est un pas vers la science. Descartes met en avant la facilité à douter des choses composées, soit par l’imagination d’un artiste, soit par la construction d’un savant. Ainsi, l’astronomie, la médecine, la physique et toutes les autres sciences dépendant de la considération des choses composées sont incertaines et douteuses par opposition aux choses simples, données à mes représentations, elles s’imposent à moi malgré moi, elles ont quelque chose de certain et d’indubitable, le carré n’aura jamais plus de quatre côtés et deux et trois joints égaleront toujours cinq. Comment douter des évidences intellectuelles les plus simples qui s’imposent à mon esprit? Ici le doute hyperbolique devient métaphysique. N’ai-je pas dans mon esprit une certaine opinion que Dieu peut tout? La volonté divine est toute puissante, il aurait pu faire autrement. Les vérités de raison sont des créatures contingentes. Nous avons donc un Dieu trompeur qui est une hypothèse métaphysique permettant d’appuyer mon entreprise sur le doute et le malin génie qui est un pantin méthodologique, un épouvantail épistémologique. Mais il y a des obstacles psychologiques, il faut donc douter de tout systématiquement, ainsi le doute nous conduit à la vérité première.

 

Date de dernière mise à jour : 05/08/2017