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Définition de la philosophie

 

 

Le concept de philosophie, sa définition

 
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Analyse
  • Introduction
    I - Sa définition
    1 - "La philosophie n'est une science ni un art mais un hybride des deux", Jean François Revel
  • 2 - La philosophie comme recherche de la sagesse
  • 3 - La philosophie se constitue par atavisme
    Transition
    II - Philosophie et réflexion
    1 - Les différents modèles de réflexions philosophiques, de Platon à Descartes
    2 - La méthode philosophique La méthode Socratique Les trois étapes de la maieutique socratique
    Conclusion avec ouverture et élargissement du sujet

 

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La philosophie

 

 

I – Définition de la philosophie

 

 

1 – Elle n'est pas une matière de connaissances

 

Nous allons nous pencher sur la question de la nécessité et du but de cette discipline qu'est la philosophie. Nous savons que dans toutes les autres disciplines, nous avons quelque chose à apprendre. Par exemple en mathématique, il s'agit d'étudier la suite logique de théorèmes. En histoire, nous avons un ensemble de faits. Au contraire, la philosophie n'est pas un ensemble de connaissances précises et sûres. Il existe un grand nombre de théories philosophiques mais aucun système n'a jamais obtenu l'accord unanime des esprits compétents. Comment comprendre cette affirmation? Nous dirons que la philosophie n'est pas une science, elle n'existe pas du fait de sa vérité ou de sa fausseté, ni parce qu'elle est prouvée ou démontrée ou réfutée, mais parce qu'elle est conforme à notre propre pensée. Les théories philosophiques ne sont pas précieuses par leur contenu mais par l'exemple qu'elles offrent d'une réflexion. Nous pouvons reprendre les mots de Kant pour illustrer cette idée, nous dirons «qu'il n'y a pas de philosophie que l'on puisse apprendre, on ne peut qu'apprendre à philosopher». Si l'on se réfère à l'expression de Jean François Revel, dans son livre, Pourquoi des philosophes, nous affirmerons avec le penseur que «la philosophie n'est ni une science , ni un art mais un hybride des deux». On ne peut donc pas réduire la philosophie à un art purement et simplement mais elle a malgré tout un peu de la subjectivité artistique. Elle n'est pas non plus une science car elle n'existe pas du fait de sa vérité ou de sa fausseté. Elle n'atteint pas l'universelle vérité objective de la science.

 

2 – La philosophie n'est ni science ni sagesse, mais la recherche de la sagesse

 

Si l'on se réfère à l'étymologie du terme, la philosophie signifie, philo, donc amour et sophia, c'est-à-dire, sagesse. Littéralement elle est l'amour de la sagesse, les hommes n'étant que des philo-sophos, à savoir, des amants de la sagesse. Par conséquent, la philosophie n'est pas la sophia, la sagesse mais le désir, l'amour de cette sophia, sa recherche et sa quête. Son essence en tant que ce qui constitue une chose, ce qu'est une chose par nature de façon intrinsèque, est donc la recherche du savoir et non sa possession. Faire de la philosophie, c'est être en chemin -hodos- en quête de vérité, cela s'oppose à la base à l'attitude dogmatique. Le dogmatisme est une doctrine établie et considérée comme indiscutable dans une école philosophique ou religieuse; Cette attitude s'oppose de façon absolue à l'attitude philosophique qui suppose le doute au sens cartésien, c'est-à-dire, le doute entendu au sens du fondement premier de toute réflexion philosophique; le regard du philosophe est un regard qui sait douter (Descartes) et s'étonner (Platon) avant de s'élever vers la connaissance claire et distincte (la clarté et la distinction étant les deux critères de vérité chez Descartes). Nous dirons par conséquent, que le dogmatisme est une mise en formule du savoir considéré comme définitif et complet. Faire de la philosophie suppose une authentique humilité, par opposition à l'attitude orgueilleuse du dogmatique; Les questions en philosophie sont plus importantes que les réponses. L'humilité philosophique consiste à dire que la vérité est devant nous. Elle doit être socratique. C'est pourquoi le philosophe grec affirmait : « Je sais que je ne sais pas». La conscience philosophique est une conscience inquiète à la recherche d'une vérité pour laquelle elle se sent faite, cela rentre en opposition avec la conscience dogmatique qui est une conscience satisfaite d'elle-même qui se dégrade dans l'illusion de la possession d'un savoir, d'une certitude.

 

3 – La philosophie se constitue par atavisme

 

Nous entendons par atavisme, l'hérédité. La vérité philosophique n'est pas une vérité du même ordre que la vérité mathématique ou physique. Au cours de l'histoire, les systèmes philosophiques succèdent aux systèmes. Chaque philosophe s'emploie à réfuter ceux qui le précèdent et sera réfuté à son tour. Nous pouvons dès lors réorienter notre définition, la philosophie est la réédition du passé, c'est un réemploi des vieux concepts dans des phraséologies nouvelles.

 

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II – Philosophie et réflexion

 

 

1 – les modèles de la réflexion philosophique

 

Nous entendons par Ré -flexion, le retour de l'esprit sur lui-même. En premier lieu, nous pouvons citer comme modèle le doute cartésien qui est exposé dans les méditations. Nous savons que le doute est le point de départ de la réflexion philosophique qui nous amène au cogito ergo sum, il est à la base d'une longue réflexion et pour caractéristiques d'être tant méthodique hyperbolique. Dans l'ensemble de ses dialogues, Platon, philosophe ayant écrit environ 32 dialogues tous aporétiques, c'est-à-dire, qu'ils se terminent par une question, la conclusion reste ouverte, il fait ainsi de la philosophie un véritable questionnement, il considère que le point de départ de la réflexion philosophique est l'étonnement, il met en scène un certain nombre d'interlocuteurs en face de Socrate. Ainsi, une question apporte des éléments de réponse qui soulèvent à leur tour d'autres questions. Chaque affirmation d'un interlocuteur donne lieu grâce à l'interrogation socratique, à une autre interrogation. Socrate pose l'ironie comme point de départ philosophique; Il est l'incarnation de l'humilité philosophique au sens où il affirme, «je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien». L'attitude des interlocuteurs qui croient savoir s'oppose à celle d'un Socrate qui avoue qu'il sait qu'il ne sait pas. Nous retiendrons les maximes les plus représentatives de Socrate,, «je sais que je ne sais pas», et «connais toi toi même», qui illustre l'éveil de l'esprit à la conscience philosophique. Son ignorance est une ignorance qui se sait, qui se connait. Elle entre en contradiction avec l'ignorance qui s'ignore de ses interlocuteurs; Nous sommes ici en présence d'un pseudo-savoir, d'un faux-savoir. Ce cheminement socratique de la pensée est rendu possible grâce à la dialectique; nous entendons par dialectique, la confrontation de deux thèses opposées, une thèse et une antithèse. Il faut examiner les contradictions d'une théorie. Mettre en avant les contradictions de chacun jusqu'au moment ou il va être révélé à lui-même dans son ignorance dialectique. La matière de la réflexion n'est pas le savoir de Socrate mais le jeu des questions et réponses vers lequel il s'engage afin de susciter la réflexion chez ses élèves interlocuteurs. Nous sommes en pleine quête philosophique avec la méthode infaillible pour parvenir à la sagesse appelée la maïeutique. Il faut entendre par maïeutique «l'art d'accoucher les esprits du vide dont ils sont pleins» ainsi que nous l'affirme Platon dans son dialogue intitulé Le théétète. Socrate est comme sa mère qui était sage-femme, il accouche les esprits en les aidant à mettre au jour les contradictions qu'ils portent en eux-mêmes. Il fait accoucher les esprits de leur pseudo-savoir.

 

2 – la méthode philosophique

 

La méthode philosophique de Socrate est l'ironie. Elle est l'aptitude de celui qui interroge en feignant l'ignorance. Il faut mettre en question l'interrogé. Cette méthode socratique s'appelle la maïeutique mais il y a trois étapes :

 

a -La maïeutique

L'art d'accoucher, monter le vide de celui qui croit savoir.

 

b- l'elenctique

C'est l'étape de la réfutation. Montrer les contradictions, c'est l'art de la catharsis. La méthode cathartique ou purificatrice.

 

C – l'anatreptique

C'est le renversement. Tout se ramène en fait à la maïeutique. Socrate est toujours face à un interlocuteur. Nous pouvons citer Nietzsche qui affirmait, «la vérité commence à deux».

 

Conclusion

 

La pédagogie socratique est particulière. Il faut faire prendre conscience à l'interlocuteur de son ignorance qui s'ignore. En opposition, l'ignorance socratique se sait, elle a conscience d'elle-même. Cette prise de conscience amène au mutisme, c'est-à-dire, au silence.

 

 

 


 

Date de dernière mise à jour : 26/07/2017

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