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Sommes nous prisonniers de notre passé? Dissertation bac

 

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Éléments pour une dissertation au bac de français

 

Sommes-nous prisonniers de notre passé?

 

 

 

 

Introduction

 

réduction et compréhension de la problématique

 

Nous faut-il admettre que nous soyons prisonniers de notre passé individuel et qu’au niveau psychique, l’inconscient fonctionnerait pour nous comme un destin? Devons nous admettre un déterminisme inéluctable qui serait cause de tous nos actes et qui se dirigerait contre notre libre arbitre? Dans le cas contraire, si nous ne reconnaissons pas que nous sommes prisonniers de notre passé, il nous faut aller contre toute forme de déterminisme qui serait cause de nos actes pour poser la liberté totale, le libre arbitre, dans ce cas de figure, aucune fatalité ne pèserait sur notre vie consciente.

 

 

Développement

 

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Freud par son étude des différents stades de l’investissement des pulsions et de la libido va les considérer en corrélation avec le milieu familial (comportement des enfants envers leurs parents). C’est à partir de ce moment que l’inconscient devient la cause de nos comportements conscients (ceci en vertu de la structuration qui lui est propre). Ce moment est le complexe d’Œdipe. Il s’agit du désir éprouvé par le petit garçon envers sa mère,la répulsion puis l’identification au père sont les facteurs d’intégration à l’intérieur du réseau social. Notre vie sociale concernant l’intégration serait totalement déterminée par nos capacités d’intégration à l’intérieur du réseau familial. Toute déviance est considérée par rapport à la structure oedipienne et la cause remonterait à des évènements familiaux; L’Œdipe par la structure qu’il donne à notre psychologie est un absolu universellement répandu. La triangulation de l’inconscient est la cause de nos actes. C’est une nécessité sociale; la structure de l’inconscient freudien fonctionne comme une fatalité nécessaire, c’est un déterminisme absolu qui conditionne notre libre arbitre.

 

Sommes-nous prisonniers du temps passé, de notre passé temporel? Le passé temporel, s’il peut être défini comme irréversible, nous rendrait-il pour autant prisonniers? Par le sortilège du temps,l’acte passé se métamorphose t’-il en fatalité? Ou le passé n’a t’-il aucune emprise sur notre liberté?

 

Le temps est quelque chose dont on ne peut pas faire abstraction; On peut supposer par l’imagination que tel évènement n’a pas eu lieu mais il y a quelque chose que mon imagination ne peut supprimer, c’est le temps lui-même. Il est irréversible. Même par la magie du souvenir, on ne peut conjurer l’irréversibilité du temps (thème de Proust). Il y a une autre façon de conjurer l’irréversibilité du temps avec le thème Nietzschéen de l’éternel retour,le fait de croire que l’histoire se répète à l’infini. Mon impuissance tragique à l’égard de l’irréversibilité temporelle se révèle dans les expériences qui me mettent en face du passé et dans celles qui m’orientent vers l’avenir. La torture du remords exprime mon impuissance à l’égard du passé. J’ai fait un choix jadis librement, j’aurais pu agir autrement, mais aujourd’hui je n’y peux plus rien; L’acte qui m’apparaissait libre est aujourd’hui accompli sans retour possible. Par le sortilège du temps, mon acte est devenu destin. L’acte de ma liberté en devenant un acte passé s’est métamorphosé en fatalité.

 

Le temps passé, s’il nous fait prisonniers du fait de son irréversibilité ne peut-il pas être maîtrisé par la conscience?

 

L’homme est à la fois une conscience dans le temps et une conscience du temps. Le passé ne prend signification et valeur qu’à partir des projets par lesquels je vise mon avenir; Ceci est vrai du passé individuel, de la mémoire personnelle et du passé historique (chaque peuple le reconstruit et l’imagine en fonction de ses aspirations actuelles). Le temps est irréversible et on ne peut pas faire que ce que l’on a accompli n’ait pas été accompli. Mais on peut en prenant conscience de ce passé, lui donner un sens nouveau et en tirer des leçons pour l’avenir.

 

 

L’impuissance humaine dans la temporalité est d’une façon relative maîtrisée par la conscience; Ce qui permet d’affirmer que cette impuissance première soit convertie en une « liberté relative ».

Date de dernière mise à jour : 29/08/2017