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Le coq et le renard, La Fontaine. Commentaire bac

 

Dnbac commentaires

 

Le coq et le renard

La Fontaine

 

Nous allons étudier une fable de La Fontaine intitulée Le coq et le renard, II, 15. Jean de la Fontaine est un fabuliste qui a réécrit les fables en prose d'Esope = «je chante les héros dont Esope est le père ». Il les a versifiées. Les deux fonctions des fables de l'auteur sont de plaire et d'instruire. La fonction divertissante se double d'une fonction didactique. Ses fables sont composées de 12 livres sur la base d'un autre fabuliste nommé Phèdre à qui il a emprunté.

La fable qui nous intéresse s'intitule, le Coq et le Renard. C'est un poème qui comprend des alexandrins et des octosyllabes. Nous avons en outre une rupture aux vers 17 et 27 en décasyllabes.

Le symbolisme animalier domine comme dans l'ensemble des fables de La Fontaine. Il est assez ordinaire et permet à La Fontaine de véhiculer ses idées de manière plus vivante. Nous assistons en tant que lecteur à une véritable manipulation du Renard envers le Coq dans un seul but = celui de le dévorer.

Le symbolisme animalier a pour but de dénoncer la vices, les défauts des hommes en permettant à La Fontaine d'éviter la censure. L'argumentation indirecte sert l'apologue.

Cette fable est composée d'un récit suivi d'une morale, ce qui constitue nos deux axes d'étude.

 

Problématique :

Comment la morale de la fable de La Fontaine est-elle mise en avant ?

 

Annonce du plan :

Dans le but de répondre à la question, nous étudierons dans un premier temps, la nature et l'originalité du récit pour mieux montrer comment et en quoi il met la morale en évidence.

 

 

I – Un récit ordinaire mais original

Basé sur le symbolisme animalier traditionnel

Le symbolisme animalier est traditionnel dans le sens où nous avons deux animaux en présence qui sont le Renard et le Coq, animaux souvent repris dans les fables dans le but d'illustrer les défauts des hommes. Le Renard souhaite dévorer le Coq, de ce fait, il se fait passer pour un ami dans ce seul but. La supercherie est évidente pour le lecteur mais le Coq lui-même n'est pas dupe. La Fontaine donne au Coq de grandes qualités comme la ruse et la méfiance. Il a un véritable potentiel psychologique, digne d'un Renard. Nous assistons à une démonstration d'amitié ainsi que le suggère le champ lexical = « embrasse », « frère », « baiser », « amour », « le baiser d’amour éternel », l'empathie semble dominer mais c'est un leurre, un jeu, celui de la séduction.

 

 

Basé sur un jeu inversé dans les rôles

La singularité du récit tient dans son aspect théâtral. Il est en fait axé sur deux mises en scène. La première est le jeu de séduction décrit plus haut, la seconde tient dans l'inversion des rôles. En effet, les rôles du coq et du renard s'inversent dans la seconde partie, cela a un effet de surprise sur le lecteur qui assimile le récit d'une manière plus originale. Alors que le Renard semble dominer, avoir l'avantage, c'est le coq qui a le dessus du fait de sa supériorité en ruse. On le voit créer une nouvelle situation qui le met à l'abri de la malveillance du Renard, il simule l'arrivée de coqs messager = « Je vois deux lévriers qui, je m’assure, sont courriers que pour ce sujet on envoie ». La surprise du Renard décontenancé est telle qu'il prend la fuite et s'avoue vaincu = « Adieu, dit le renard, ma traite est longue à faire ». L'intelligence pratique, la faculté d'adaptation du coq sur le renard malgré son infériorité physique sont à son honneur. Il sait faire valoir sa ruse et d'un point de vue pratique se valorise. Sa fausse affirmation le sauve.

 

Transition =

La récit comprend deux mises en scène et font de ce dernier, un récit original et singulier. Mais l'aspect divertissant du récit est suivi d'une morale à visée didactique. Comme toute morale, elle met en avant le sens de la fable car son souci n'est pas seulement de plaire mais d'instruire. Quel est ce message ?

 

 

II – L'aspect didactique de la morale

Instruire = deuxième fonction de la fable

Le récit amusant et valorisé par les mises en scène du symbolisme animalier divertit le lecteur qui, arrivé à la fin de la fable, découvre en lecture le sens profond de ce jeu versifié. Derrière les rôles inversés, l'incroyable se révèle, c'est le Renard qui est le plus faible et le coq est vainqueur et menaçant. La Fontaine confère de réelles qualités humaines au coq, on voit le renard devenir plus humain également car on le voit apprendre de son échec, «il tire ses grègues », il a voulu manipuler mais il a perdu.

Nous avons donc une symbolique, un échelle de valeurs qui se met en place. Le coq représente la sagesse, la ruse. Le trompeur est trompé. Voici la morale de la fin. La surprise est complète, le lecteur satisfait, la morale est sauve. Le faible est en fait le gagnant grâce à sa supériorité en esprit sur le renard. La Fontaine valorise le duel en affichant sa nette adhésion à la supériorité intellectuelle. L'homme peut réussir un combat par la ruse, ainsi d'Ulysse devenu symbole de la ruse et de la force par l'intelligence pratique dans la littérature Grecque.

 

Conclusion

La morale est ainsi mise en évidence par le récit de manière théâtrale par deux mises en scènes. Le symbolisme animalier le permet et s'actualise de projections humaines. Le bien l'emporte sur le mal et la fourberie est démasquée.

 

Ouverture =

Ouverture possible avec L'arbre et le roseau. On assiste à un combat du même ordre. L'arbre est plus puissant que le roseau qui se plie mais c'est l'arbre qui sera arraché par la tempête tandis que le roseau résistera et ne fera que plier.

La morale est commune aux deux fables. Le plus fort n'est pas toujours le gagnant.

Date de dernière mise à jour : 15/08/2017