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George Orwell, 1984, chapitre I, commentaire

 

Dnbac commentaires

 

 

Extrait : analyse littéraire

 

  • George Orwell, chapitre I
  • première partie 1984
  • Séquence : le roman
  • Problématique :
  • Comment le totalitarisme annihile t'-il toute liberté chez l’homme?
  • Lecture du texte :
  • PREMIERE PARTIE, Chapitre I
  • George Orwell - 1984 -
  • Au-dehors, même à travers le carreau de la fenêtre fermée,le monde paraissait froid. Dans la rue, de petits remous de vent faisaient tourner en spirale la poussière et le papier déchiré. Bien que le soleil brillât et que le ciel fait d’un bleu dur, tout semblait décoloré, hormis les affiches collées partout. De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y an avait un sur le mur d’en face. Big Brother VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston. Au niveau de la rue, une autre affiche, dont un angle était déchiré, battait par à coups dans le vent, couvrant et découvrant alternativement un seul mot; ANGSOX. Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens; Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.
  • Derrière Winston, la voix du télécran continuait à débiter des renseignements sur la fonte et sur le dépassement des prévisions pour le neuvième plan triennal. Le télécran recevait et transmettait simultanément. Il captait tous les sons émis par Winston au-dessus d’un chuchotement très bas. De plus, tant que Winston demeurait dans le champ de vision de la plaque de métal, il pouvait être vu aussi bien qu’entendu. Naturellement, il n’y avait pas de moyen de savoir si, à un moment donné, on était surveillé. Combien de fois, et suivant quel plan, la Police de la Pensée se branchait-elle sur une ligne individuelle quelconque, personne ne pouvait le savoir. On pouvait même imaginer qu’elle surveillait tout le monde, constamment Mais de toute façon, elle pouvait mettre une prise sur votre ligne chaque fois qu’elle le désirait. On devait vivre, on vivait, car l’habitude devient instinct, en admettant que tout son émis était entendu et que,sauf dans l’obscurité, tout mouvement était perçu.
  • Plan de l'étude :
  • Introduction
  • I. Le régime totalitariste et ses caractéristiques
  • 1. La propagande
  • 2. Le télécran
  • Transition
  • II. Un contrôle et une surveillance systématiques
  • 1. Les fonctions de réception et de surveillance
  • 2. Un contrôle généralisé
  • Conclusion
  • Ouverture

 

George Orwell

1984

Introduction :

Nous allons étudier un texte de Georges Orwell, intitulé 1984, tiré du chapitre 1 de la première partie. Nous avons une description de la société dans laquelle vit le personnage principal, Winston Smith en 1984. Le pouvoir totalitaire domine, celui d’un individu, Big Brother. Le climat de suspicion règne dans ce monde non démocratique où le pouvoir appartient à un seul homme. Nous voyons Winston entrer dans son appartement et observer la ville depuis sa fenêtre. Tout est perçu d’après son regard, la focalisation est interne. Ce passage met en évidence comment par le monopole du pouvoir d’une personne, on parvient à manipuler et dominer les individus jusque dans leur intimité. Afin d’étudier comment le totalitarisme annihile toute liberté chez l’homme, nous verrons dans un premier temps, de quelle façon tant par la propagande que le télécran, le totalitarisme détruit tout espace de vie et de liberté, puis en second lieu, nous analyserons la surveillance et le contrôle qu’un tel régime politique suppose.

I. Le régime totalitariste et ses caractéristiques

1.La propagande :

Le totalitarisme est omniprésent à travers les messages de propagande qu’il diffuse. Nous constatons que le chef de l’Etat, se sert de la propagande pour servir son ego, il s’agit du culte de la personnalité qui consiste à valoriser l’image d’un chef auprès d’une population dans un contexte de dictature. Ses représentations sont multiples (statues, photos, tableaux). Le parti cherche à valoriser son représentant Big  Brother. Ce monde est gris, sans couleur sauf celles des images du chef d’état, « tout semble décoloré hormis les affiches collées partout » et à presque « tous les carrefours importants ». La propagande est ici synonyme de conditionnement des esprits des individus abrutis par la vision des mêmes images représentations au point de ne plus penser. La vision du chef s’impose même au regard de Winston. « Big Brother vous regarde » et son image est placardée sur le mur situé « en face » de son appartement. Le conditionnement est visuel, Winston est forcé de voir le dictateur, « le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston ». L’image est mise en valeur tant par l’ombre que la couleur, l’affichage n’est que politique. La seul autre affiche autorisée comportant le mot « ANGSOC » désigne l’idéologie du parti.

Les Hommes doivent adhérer aux principes du parti, aucune dissidence n’est tolérée, c’est pourquoi, dans le but d’accroître le conditionnement des individus, le télécran s’ajoute à la propagande comme un autre moyen politique.

2. Le télécran :

Le télécran est un objet fictif inventé par l’auteur. On peut ainsi mettre en avant la vision anticipatrice de l’auteur. Il s’agit de mettre e place un système de vidéo surveillance qui, en plus d’assumer la fonction de surveillance, diffuse en permanence des messages du parti. Nous le retrouvons jusque dans l’appartement de Winston, il continue de véhiculer la propagande du parti. Le conditionnement n’est plus virtuel mais sonore, ainsi que le suggère les verbes « débiter », « transmettait ». Les informations véhiculées sont mensongères, elles visent essentiellement à transmettre l’image d’une économie prospère en falsifiant les chiffres de la production industrielle. Des sorte que, tant au niveau sonore que visuel, l’homme et en particulier Winston, ne peut échapper à cette propagande. Il est victime d’une surveillance continuelle aussi bien chez lui, qu’à l’extérieur de chez lui.

Le télécran a certes une fonction de diffusion publicitaire pour assurer le conditionnement des esprits indispensable à un régime totalitaire, cependant, il exerce également ses fonctions de réception et d’enregistrement de  façon à assurer le monopole de la surveillance.

II. Un contrôle et une surveillance systématiques :

1. Les fonctions de réception et de surveillance :

La surveillance sonore et visuelle précédemment évoquée ne se manifeste pas seulement au niveau de la diffusion de messages mais, par l’intermédiaire du télécran, deux autres fonctions sont assurées pour un contrôle continu, la réception et l’enregistrement : « Le télécran recevait et transmettait simultanément » ; « Tant que Winston demeurait dans le champ de vision de la plaque de métal, il pouvait être vu aussi bien qu’entendu ». On peut donc supposer que rien n’échappe au parti, « tout son émis était entendu…et tout mouvement était perçu ». La surveillance est omniprésente tant au stade sonore que visuel. A la surveillance effective des citoyens, s’ajoute la prévention et l’intimidation, « de tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard », « Big Brother vous regarde ». Il y a donc une réelle volonté  d’intimider mise en avant par ce moyen.

Cette surveillance ainsi que le suggère la citation suivante «  tout son émis était entendu » s’applique à l’ensemble des citoyens la portée du contrôle est généralisé

2. Un contrôle généralisé :

L’énonciation nous informe que le totalitarisme s’applique à un ensemble d’individus appelés citoyens d’un état. Nous notons la présence du pronom personnel de la deuxième personne du pluriel « vous » le lecteur peut également se sentir persécuté par le regard de Big Brother. Le sort est donc partagé par la totalité de la population. Ce sort trouve son expression dans le second paragraphe par le pronom personnel indéfini « on ». Ce dernier désigne la population de l’Océanie: « On pouvait même imaginer qu’elle surveillait tout le monde, constamment ».

Conclusion :

Nous avons vu comment par une technologie efficace en matière de surveillance, le télécran ainsi que les procédés d’intimidation comme la légende de l’affiche de Big Brother, une population entière peut être maintenue sous le contrôle permanent du parti totalitaire. La persécution touche même les hommes dans leur conscience ainsi que le suggère « la police de la pensée ». Nous comprenons que Georges Orwell condamne tous les régimes totalitaires qui annihilent les libertés individuelles. Le Totalitarisme sous toutes ses formes est rejeté. 

Date de dernière mise à jour : 22/08/2017

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