- Calendrier scolaire - Nos rendez-vous sur skype pour l'oral de français - Docbac

Candidats libres     Descriptifs    Oeuvres intégrales    L'entretien EAF    Coaching scolaire     Lycées français à l'étranger   

Questions corrigées sur corpus, EAF, série littéraire, l'argumentation, Philippe Jaccottet, la promenade sous les arbres

 

 

  • 14 questions sur corpus d'épreuves de français anticipées
  • Consulter les sujets des 14 épreuves corrigées
  • Sujets :
  •  

     

     

     

     

     

    Questions corrigées sur corpus, EAF, série littéraire, l'argumentation, Philippe Jaccottet, la promenade sous les arbres

     

    Série littéraire

    • *** Sujet corrigé EAF
    • Objets d'étude : convaincre, persuader, délibérer ;
    • la poésie

    TEXTE

    Philippe Jaccottet (1925) La Promenade sous les arbres, La Bibliothèque des Arts, Lausanne, Suisse.

    Erratum : page 48 de la brochure "annales zéro". Dans le libellé du commentaire, lire "Vous commenterez" et non "Vous ferez un  commentaire composé".

    A. Présentation du sujet

    Il concerne deux objets d’étude. Les élèves ont au cours de l’année étudié la poésie, mais

    aussi le dialogue dans le cadre de l’argumentation. L’un des intérêts du texte choisi provient de

    ce qu’il tresse inextricablement la forme dialoguée et l’esthétique ici exposée : l’art poétique de

    la vigilance devant les séductions du rêve et du langage trouve dans la contestation apportée

    par la division des voix et des points de vue une parfaite réalisation. Le texte proposé est un

    extrait du dialogue appelé « La promenade sous les arbres » donnant son titre au volume de

    1980. Il reproduit les treize premières répliques d’un dialogue qui en comporte seize. C’est donc

    la quasi-totalité du texte qui se trouve proposée ; cependant, le corpus ne constitue pas une

    « oeuvre intégrale ». La coupure proposée a souhaité tenir compte de la difficulté du texte, qu’il

    ne fallait pas alourdir de remarques philosophiques dans les dernières répliques du dialogue.

    L’ambiguïté générique (le texte constitue une prose poétique et réflexive, mais pas un poème

    en prose à proprement parler) et la subtilité de la réflexion proposent un sujet déjà

    suffisamment exigeant : Il n’était pas nécessaire d’y ajouter la longueur du texte ou la

    complexité croissante du débat mené. C’est un même raisonnement qui a conduit à réserver ce

    sujet à la série littéraire, quand les objets d’étude auxquels il renvoie appartiennent au

    programme de toutes les séries.

    Un tel sujet est l’occasion de rappeler qu’un seul texte peut à lui seul constituer le corpus

    fourni lors de l’examen. L’art poétique examiné dans le dialogue conduit à une expression

    personnelle, expliquant ce que le candidat peut attendre de la poésie (dissertation) ou invitant à

    une célébration du langage (invention).

    B. Question

    Vous répondrez d’abord à la question suivante : En vous appuyant sur l’étude des interventions de « L’autre », vous direz ce qu’apporte la forme dialoguée à la présentation des idées du poète.

    Cette question préalable ouvre aux trois sujets. Elle fournit une entrée dans le commentaire

    en attirant l’attention des élèves sur la forme dialoguée et sa fonction dans l’exposition des

    idées. Elle permet d’amorcer une réflexion quant aux arguments de « L’un » et de « L’autre »

    au sujet du réalisme poétique ou des réserves exprimées devant « l’extrême subjectivité des

    remarques » de « L’un ». Elle aide l’élève à envisager les rôles respectifs des interlocuteurs

    dans le dialogue qu’il aura à composer pour l’écriture d’invention.

    Il n’est pas demandé aux élèves de s’interroger sur le statut des deux voix qui composent le

    texte. L’ambiguïté délibérée (s’agit-il de deux personnages ou d’une division de l’auteur ? faut-il

    assigner « L’un » seulement au rôle du poète ?) est en partie résolue par le libellé, qui parle

    « des idées du poète », proposant en cela que l’art poétique réside dans le conflit des voix et

    non pas seulement dans le discours de « L’un ».

    A travers une rapide étude des interventions de « L’autre », on peut raisonnablement

    attendre des élèves qu’ils repèrent sa fonction de contestation et à la fois de relance du propos.

    La brièveté de ses interventions lui confère d’ailleurs ce statut de pur contrepoint. Ainsi est-ce

    « L’autre » qui interroge (« je me demande parfois », première réplique) et oblige à préciser (« Il

    n’est pas aisé de vous suivre », septième réplique) ; c’est encore lui qui conteste (« je ne vois

    rien de si étrange », réplique cinq, « je suis plein de doutes », réplique onze, « tout cela

    contredit gravement la vérité », réplique finale). Grâce à la forme dialoguée, la réflexion est

    donc animée : elle évite le didactisme, d’autant plus qu’elle se voit chaque fois contestée.

    On n’attend pas de l’élève qu’il relie cette mise en scène de l’hésitation au primat de

    l’hésitation propre à la poétique de Philippe Jaccottet.

     

    Sujets et corrigés du site eduscol.education.fr

     

     

    Ajouter un commentaire

    Code incorrect ! Essayez à nouveau