La laitière et le pot de lait, La Fontaine, oral EAF

 

La laitière et le pot au lait : Oral EAF de 72 questions

JEAN DE LA FONTAINE – LES FABLES

La laitière et le pot au lait Livre VII, fable 9

 

ORAUX EAF


Lecture de la fable

Perrette, sur sa tête ayant un Pot au lait

Bien posé sur un coussinet,

Prétendait arriver sans encombre à la ville.

Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;

Ayant mis ce jour-là pour être plus agile

Cotillon simple, et souliers plats.

Notre Laitière ainsi troussée

Comptait déjà dans sa pensée

Tout le prix de son lait, en employait l’argent,

Achetait un cent d’œufs, faisait triple couvée ;

La chose allait à bien par son soin diligent.

Il m’est, disait-elle, facile

D’élever des poulets autour de ma maison :

Le Renard sera bien habile,

S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.

Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;

Il était quand je l’eus de grosseur raisonnable ;

J’aurai le revendant de l’argent bel et bon ;

Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,

Vu le prix dont il est, une vache et son veau,

Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?

Perrette là-dessus saute aussi, transportée.

Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;

La Dame de ces biens, quittant d’un œil marri

Sa fortune ainsi répandue,

Va s’excuser à son mari

En grand danger d’être battue.

Le récit en farce en fut fait ;

On l'appela le Pot au lait.

Quel esprit ne bat la campagne ?

Qui ne fait châteaux en Espagne ?

Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,

Autant les sages que les fous ?

Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux :

Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :

Tout le bien du monde est à nous,

Tous les honneurs, toutes les femmes.

Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;

Je m’écarte, je vais détrôner le Sophi ;

On m’élit Roi, mon peuple m’aime ;

Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :

Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;

Je suis gros Jean comme devant. 

 

Étude

Cette fable est  la dixième du livre VII du deuxième recueil des Fables, elle  relate la mésaventure d'une jeune laitière un peu trop éprise par sa rêverie, qui verra à quel point le retour à la réalité peut être brutal.

I UN RECIT QUI REPOSE SUR LE PORTRAIT PLAISANT D’UNE PAYSANNE

1 – La fable, son récit et sa morale

C’est une fable car deux parties distinctes : morale, récit.

Temps du récit : imparfait, descriptions, action du second plan

Récit structuré, schéma narratif.

Situation initiale : Perrette va au marché.

Elément perturbateur : lorsqu’elle saute

Situation finale : la chute

Pire qu’au début : dégradation

Le narrateur nous invite donc à suivre le personnage des yeux. Le rythme même des phrases ainsi que le développement du récit semblent épouser la marche physique et le cheminement mental ou la rêverie du personnage.

La morale reprend seulement ce qui touche le rêve. La morale ne tient pas compte de la laitière (elle est générale)

Le fabuliste se compare à elle. Rhétorique : fausse question, forme interro-négative

La Fontaine nous oblige à adhérer à sa conclusion.

2 Un portrait rapide qui va insister sur la légèreté de la paysanne

Attributs essentiels : c’est une silhouette qui domine le bas du corps. Le nom de Perrette fait allusion à une fermière (ette : suffixe diminutif souvent utilisé affectueusement, petit et mignon, jeunesse, insouciance). Tout ce qui touche à Perrette est petit et mignon.

Le pot au lait fait d’elle une paysanne légère aux deux sens du terme (cotillon), quelqu’un à qui on ne peut pas faire confiance.

C’est un être de désir car elle est légère, attirante. La dimension sexuelle n’apparaît pas dans la fable

Le rythme binaire des vers suivants (v. 7 à 10) épouse le rythme de la marche en traduisant une sorte de balancement : les octosyllabes (v. 7-8) alternent avec des alexandrins (v. 9-10) ;

Effets sonores des allitérations en t et p. Assonances en e et « epsilon ». On a l’impression de lire une continue guillerette, gaillarde, écrite pour les hommes, elle épouse la démarche alerte de la courtisane.

II UNE PAYSANNE REVEUSE

1 Cette paysanne se précipite dans le rêve :

Le narrateur nous invite à la suivre. on le voit bien car elle a une allure rapide.

Elle comptait déjà dans sa pensée.

Beaucoup de rêves : cela accélère le récit.

Il y a des ellipses narratives, le discours est direct (vers 12).

Adjectifs diligents : accélération du temps, des rythmes, de ses désirs : élévation sociale, gradation de ses désirs.

Les temps du passé, présent, futur se succèdent puis fusionnent. Elle va vite en besogne. Au vers 17, elle s’inquiète de la vente d’un animal qu’elle n’a même pas. Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

2 Le monde de la rêverie

Rêve : le monde virtuel, doux, agréable. Le plaisir virtuel devient plus important que la réalité.

Elle ne possède rien mais elle peut toujours rêver.

Gradation de son rêve, emballement.

3 Le pouvoir du rêve et de la fable

« Vanitas vanitatum e omnia vanitas » : vanité des vanités et tout est vanité.

La vanité est l’un des 7 pêchés capitaux : orgueil

Mise en garde contre la vanité : fin brutale, on entend la chute.

Le mot « le » oblige une pause, on est obligés de prononcer le « e » de tombe.

Le présent nous fait revivre l’action ; occlusive « k », fricative « v »

Le verbe « prétendait » c’est la vanité. Par cette généralisation, La Fontaine veut montrer que nous pourrions tous être à sa place.

Rien de plus doux : expression flatteuse, erreur. Cette fable est une mise en abyme.

Si peau d’âne m’était contée, j’y prendrai un plaisir extrême, le monde est vieux dit-on je le crois cependant, il le faut amuser encore comme un enfant.

Chaque choix de vers est associé à un désir.

ORAUX EAF

 

Deuxième partie de l'entretien : les questions à l'oral

Questions et réponses  sur l'argumentation

1) Définir l’argumentation.

Argumenter, c’est rechercher l'adhésion de la personne visée pour l'amener sur le même point de vue que lui, mais, il existe plusieurs manières d'y arriver: on peut expliquer la véracité de la position que l'on présente, lui montrer que la position que l'on présente, lui montre que c'est la meilleur position, ou emporter son adhésion.

2) Quelle est la différence entre convaincre et persuader ?

Convaincre, consiste à défendre une thèse contestable, de façon logique et rationnelle, dans le but d’amener la personne visée à adhérée à cette thèse ; tandis que persuader utilise, dans le même but, utilise les sentiments, fait appelle aux émotions de la personne visée.

3) Quels sont les éléments qui fondent un discours argumentatif ?

Tout d’abord le thème : c'est le sujet du texte argumentatif ou encore la question à laquelle le locuteur va répondre à travers sa thèse. La thèse, placée en introduction ou en conclusion le plus fréquemment, engage la position du locuteur, c'est l'idée du texte dont il s'agit de convaincre ou de persuader le destinataire. Une thèse peut être soutenue ou rejetée. Ensuite, l’argument permet de justifier sa thèse ou de la réfuter (dans ce cas on parle de contre argument). On peut définir l'argument comme une proposition donnée comme vraie. Ils s’enchainent grâce à des liens logiques. Ils sont illustrés par des exemples, qui viennent renforcer l'argument.

4) Quels sont ces liens logiques ?

Les liens logiques sont de différentes natures grammaticales et permettent d'organiser un texte argumentatif.

Il y a :

- la disjonction, qui autorise l’alternative

- l’addition et l’analogie, qui permettent d’ajouter un élément

- la cause et l’hypothèse, qui posent l’origine d’une idée

- la conséquence et le but. La conséquence permet de préciser l'effet, la suite logique d'une idée ou d'un fait. Le but explicite la finalité d'une idée ou d'une action, sa visée et son objectif.

- L’opposition, qui réfute une idée et introduit sa contradiction. Elle permet de proposer un contre argument.

5) Qu’est-ce qu’un schéma argumentatif ?

C'est ce qui permet de reconstituer l'agencement de la thèse, des arguments et des exemples.

6) Quels sont les différents types de raisonnement ?

Il existe logiques de raisonnement dans un texte argumentatif :

- La déduction: commence par une loi générale pour terminer sur un fait particulier. (Exemple : le syllogisme)

- L'induction est le contraire de la déduction, on part d'une action particulière pour aboutir à une loi générale.

7) Quels sont les différents types d’arguments ?

- L'argument d'autorité : s'agit d'une idée émise d'un groupe que l'on ne peut généralement pas contester.

- L'argument ad hominem qui est utilisé pour une raison personnelle pour attaquer l'hypothèse de l'adversaire.

Quels sont les procédés du discours argumentatif ?

- La thèse rejetée: utilisée pour opposer deux thèses accentuée par cette opposition.

- La concession: utilisée pour faire semblant d'approuver sa thèse pour mieux soutenir la sienne. On peut la repérer facilement grâce à des connecteurs logiques.

- L'organisation logique: utilisée pour relier des arguments, grâce à des connecteurs logiques, pouvant exprimer de multiples rapports logiques. (voir question 4)

9) Quels sont les procédés de l’argumentation ?

Aussi appelées figure de style, ou de rhétoriques, voici les principales :

- Comparaison : figure dans laquelle nous avons un comparé, un comparant et un comparatif

- Métaphore : image et comparaison sans comparatif

- Métaphore filée : Suite de métaphores sur un même thème

- Allégorie : C’est le fait de représenter une idée par une image

- Prosopopée : discours direct d’un être disparu, d’une personnification, d’une allégorie

- La métonymie : C’est l’emploi d’un nom pour un autre : les planches pour dire la scène

Elle désigne le contenu par le contenant

C’est l’œuvre par son auteur

(Il y a donc trois sens possibles de cette figure de style qu’est la métonymie.)

- Synecdoque : C’est le fait de remplacer le nom d’une chose par l’une de ses caractéristiques

- Périphrase : C’est le fait de dire en plusieurs mots ce que l’on pourrait dire en un seul

- Inversion : inversion de l’ordre dans lequel apparaissent normalement les éléments syntaxiques

- Antithèse : confrontation de deux thèses opposées

- Prolepse : mise en relief d’un élément par sa mise hors proposition où il est remplacé par un pronom.

- Antiphrase : C’est le fait de dire le contraire de ce que l’on pense.

(On utilise l’antiphrase pour faire valoir l’ironie)

- Oxymore : C’est le fait de relier deux mots que l’on a pas l’habitude de voir ensemble.

- Personnification : Donner des traits humains à un objet/animal.

- Hyperbole : Exagération.

- Enumération : Succession de mots sans ordre croissant ou décroissant d’intensité : j’aime les films, la musique et les peinture

- Gradation : C’est une succession de mots avec un ordre croissant ou décroissant d’intensité

- Litote : atténuation d’une idée

- Euphémisme : atténuation d’une vérité pénible

- Anaphore : répétition d’un même élément en tête de phrases, de propositions de vers se succédant

- Chiasme : C’est un croisement.

- Ellipse : C’est la Suppression d’un mot.

10) Qu’est-ce qu’un argument de mauvaise foi ?

Les arguments de mauvaise foi n'ont pas de valeur logique mais donnent une apparence rationnelle au discours. Ce sont donc de faux arguments qui permettent de dissimuler la faiblesse de l'argumentation.

11) Quels sont-ils ?

- Le prétexte : il invoque une raison inventée pour justifier une décision ou un comportement, par exemple ce que fait le loup dans la fable de La Fontaine "le loup et l'agneau" : il prend prétexte du fait que l'agneau le gêne en buvant dans la même rivière que lui pour justifier sa décision de le dévorer.

- La tautologie : On peut traduire la tautologie par le discours du même, c'est le fait de dire deux fois la même chose, c'est un raisonnement sans fondement qui se contente de répéter la même idée et relève donc de l'évidence, exemple, je monte en haut.

- L'argument ad hominem : il consiste à discréditer la personne de l'adversaire plutôt que ses propos et ses arguments.

12) De quelle façon peut-on prendre en compte la thèse adverse, pour en tirer partie ?

On peut aussi tenir compte des arguments de l'adversaire et les intégrer dans le raisonnement, on peut le faire de trois façons.

- Le raisonnement concessif : il permet de donner raison à l'adversaire sur quelques points avant de réfuter l'essentiel de son argumentation.

- Le raisonnement par l'absurde : Il fait mine d'adopter la thèse adverse pour en tirer par déduction des conséquences ridicules : cela permet au locuteur de montrer que l'idée de départ, autrement dit la thèse adverse est illogique.

- L'ironie : La thèse adverse est prise en compte, elle feint d'adopter les arguments de l'adversaire pour mieux les tourner en dérision.

 

 

 

Questions générales sur la fable, le classisme et La Fontaine:
 
  • de quel siècle La Fontaine est il ?
  • C'est un auteur du 17ème siècle
  • qui a inventé l'apologue?
  • Esope
  • quelles sont les règles du classicisme? qui en est le représentant?
  • Boileau est le représentant du classicisme : "tout ce qui se conçoit bien s'énonce clairement". L'écriture doit-être claire, les raisonnements succints, brefs et fondés.
  • à quel autre genre s'oppose t'il?
  • le baroque
  • sur quel point la Fontaine et Esope s'opposent ils?
  • Esope écrivait en prose alors que La Fontaine versifie les fables
  • La Fontaine adopte t'il un style classique?
  • Oui
  • La Fontaine respecte t'il les règles de Boileau?
  • "tout ce qui se conçoit bien s'énonce clairement" - La Fontaine respecte les règles du classicisme représenté par Boileau.
  • "éviter la précipitation, être succint et précis"
  • quelle est la morale de la fable?
  • La morale permet à La Fontaine de dénoncer l'hypocrisie des courtisans ainsi que la vanité et la naiveté des rois. "Flattez-les, payez-les d'agréables mensonges, Quelque indignation dont leur coeur soit rempli, Ils goberont l'appât; vous serez leur ami"  : Le roi croit aux mensonges. La toute puissance royale est remise en cause car les rois sont les esclaves de la flatterie. C'est une satire.
  • Quelles sont les fonctions de la fable?
  • Plaire et instruire.
  • En ce sens, peut-on dire que les fables aient un but didactique?
  • Les fables ont toujours un but didactique car elles visent toujours un enseignement
  • La fable relève t'elle de l'argumentation directe ou indirecte?
  • De l'argumentation indirecte. Les personnages sont fictifs, usage du symbolisme animalier qui permet au fabuliste d'éviter la censure.
  • Citez cinq fables de La Fontaine
  • Le chêne et le roseau, le coq et la perle, la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf, la cigale et la fourmi, le corbeau et le renard.
  • Quelle est la position de La Fontaine par rapport à la querelle des anciens et des modernes?
  • - Il privilégie le retour aux sources antiques -

 

 

PLAIRE

Nous savons en tant que lecteurs de La Fontaine adultes et enfants que pour éduquer, on a souvent recours à des histoires comme des fables même si elles ont moins de crédibilité aux yeux des adultes en ce qui concerne l'argumentation. La Fontaine tout comme Voltaire ont bien vu l'intérêt de travailler sur de tels récits. La Fontaine pensait qu'une morale seule était ennuyeuse alors conjuguée à un récit, nous retrouvons les deux fonctions de l'apologue, plaire et instruire. L'aspect didactique est ainsi mis en évidence. Tout peut être dit ainsi. Nous pouvons prendre l'exemple du pouvoir des fables, VIII, 4 du fabuliste dans laquelle un orateur tente dans l'antiquité de capter l'attention d'un public distrait, mais en vain et finalement, en leur racontant une histoire, il parvient à se faire écouter. On peut donc convaincre par une histoire car l'histoire est amusante et capte l'attention des lecteurs et auditeurs. La vivacité du récit fait appel au goût pour les histoires, le récit touche un large public et de tous les âges, les fables ne sont donc pas idéales que pour les enfants. Elles permettent l'évasion, admettent le merveilleux, évitent le discours théorique, il n'y a donc pas de ton didactique apparent même si le message suit toujours le récit. Le récit parle à l'imagination, nous pouvons citer, la cigale et la fourmi, avant même de parler à l'esprit et le lecteur suit le récit sans penser à la morale, il se laisse entrainer et surprendre même par la logique du raisonnement. Finalement et paradoxalement, le récit finit par obliger le lecteur à faire un effort d'interprétation, il doit en effet réfléchir et dépasser le récit car lorsqu'il devient critique, c'est la morale

 

INSTRUIRE

Nous nous retrouvons avec des publics confondus, jeune public, tout public, public spécialisé, et pourtant il existe pour chaque public une stratégie différente pour convaincre. A chaque époque, il y a une sensiblité différente, le 18 ème siècle est friand des démonstrations indirectes et ironiques, des contes philosophiques, à la fin du 19ème siècle, on est plus tourné vers les essais et philosophies positivistes, mais la fable ne passe pas de mode car derrière le récit se cache comme un miracle que l'on n'attend pas, l'enseignement qui fait dire à Gide, "les fables sont un miracle de la culture". Dans le loup et l'agneau, La Fontaine met en avant la philosophie du plus fort, la raison du plus fort est toujours la meilleure, il nous donne sa vision du monde et rapports de force dans la société. C'est une conception très lucide et juste mais un peu pessimiste. L'affirmation est ainsi concentrée en un seul vers, au présent de vérité générale et renforcée par l'adverbe toujours. Il décrit ainsi le comportement odieux de celui qui, exerce sa violence sur plus faible que lui , prétend la justifier par des arguements spécieux, inverse les rôles et se fait victime pour pouvoir être bourreau. Le message est à ce niveau philosophique, cela signifie que l'homme est un loup pour l'homme. Seul La Fontaine parvient à véhiculer des idées aussi profondes et existentielles pour l'homme en ayant l'air de raconter une simple histoire anodine. C'est en cela que consiste le miracle. La culture est ainsi sauvgardée dans la mémoire des hommes; Il développe dans cette même fable une argumentation différente pour chaque animal, le loup est ainsiassimilé à un dictateur, interdisant à la population de se plaindre des sévices dont elle est victime. souffre et tais toi. Loup incarne l'homme biensûr, on retrouve dans la transposition de l'allégorie animale, le monde des hommes, la philosophie à tirer de nos actes. L'argumentation de l'agneau va à l'inverse du loup. Ainsi qu'il le dit dans sa dédicace à "Monseigneur Le Dauphin" du premier recueil des fables, La Fontaine rappelle le principe qui inspire les fables, "je me sers d'animaux pour instruire les hommes"; Le miracle est réussi. La réussite des fables tient à ce que les animaux sont humanisés, et cette métamorphose s'inscrit dans une logique, ce qui rend les fables encore plus convaincantes.

 

 

 

Les questions sur le commentaire en fonction du plan:

 

Oral EAF

 *** Toutes les réponses sont dans le commentaire

 

Questions sur l'introduction de l'étude:

 

De quel  livre et de quel recueil, cette fable est-elle tirée?

Quel est le thème de la fable?

Est-ce une fable traditionnelle? Innovante?

Est-ce une fable à la fois traditionnelle et innovante? En quoi? Expliquez?

Donnez une définition de la réécriture

 

Problématiques possibles pour vous entraîner à l'oral:

 

En quoi cette fable dénonce t'-elle la vanité?

Cette fable nous instruit-elle avec virtuosité?

 

Plan de l'étude:

 

I – Un récit qui repose sur le portrait plaisant d'une paysanne

1 – La fable, son récit et sa morale

2 – Un portrait rapide qui insiste sur la légèreté de la paysanne

II – Une paysanne rêveuse

1 – Cette paysanne se précipite dans le rêve

2 – Le monde de la rêverie

3 – le pouvoir du rêve et de la fable

 

 

 

 

 

Questions sur le développement en fonction des axes d'étude:

 

*** Toutes les réponses sont dans le commentaire

 

I -

1 -

Quel portrait avons-nous dans le récit?

Comment la fable est-elle composée?

Quels sont les temps du récit?

Quelle est la valeur de l'imparfait?

Faire le schéma narratif de la fable

Quelle est l'attitude du lecteur face à ce personnage?

Le rythme de la fable s'adapte t'-il aux mouvements physiques et mentaux de la paysanne?

Où sa morale se situe t'-elle?

A quoi se rapporte t'-elle?

Tient-elle compte de la laitière?

Est-elle universelle?

Quelle est la position du fabuliste?

La Fontaine nous oblige t'-il à adhérer à sa conclusion?

 

2 -

Quels sont les aspects dominants du portrait?

Relevez les attributs essentiels

Que pouvez-vous dire du nom «Perrette»?

Analysez le titre de la fable

Que connote le pot de lait?

Quels sont les attributs de la femme?

Quelle image La Fontaine en donne t'-il?

Relevez un rythme binaire

Que marque t'-il?

Qu'en est-il de la versification?

Étudiez les vers. Justifiez votre réponse en citant la fable

Comment les effets sonores se traduisent-ils? Justifiez en citant et en relevant des exemples d'allitérations et d'assonances

A quoi la démarche de la paysanne s'apparente t'-elle?

 

II -

 

1 -

Relevez les indices qui montrent que Perrette se précipite dans le monde du rêve

Comment cela se traduit-il?

Montrez que le récit s'accélère

De quelle nature le discours du vers 12 est-il?

Quels sont les adjectifs caractéristiques de la gradation des désirs de Perrette?

En quoi le mélange des temps présent, futur et passé contribue t'-il à renforcer la vivacité et la rapidité du récit?

Expliquez le vers 17

 

2 -

Comment le rêve est-il présenté?

A quoi le plaisir virtuel se substitue t'-il?

 

3 -

Quel défaut La Fontaine dénonce t'-il à travers ce rêve de Perrette?

Comment le fabuliste nous met-il en garde?

Citez pour justifier votre réponse

Quel effet le présent a t'-il?

Comment la Fontaine généralise t'-il la portée de ce rêve?

Cette fable est-elle une mise en abyme?

Expliquez en justifiant

 

ORAUX EAF

 

Dossier complémentaire: travail sur la conclusion et l'ouverture

 

Conclusion et ouverture:

Respect des deux fonctions de la fable: plaire et instruire

 

Points communs avec la mort et le curé et la laitière et le pot de lait

 

A plusieurs niveaux:

 

-Marche de la laitière et marche du mort

-Chute de la paysanne et chute du curé et du mort

-Monologue de Perrette et monologue du curé

  • Cotillon de la laitière et cotillon du curé

Nous sommes dans ces deux fables en présence de deux héros l'un va au marché, l'autre à un enterrement. Ils se mettent tous deux à rêver. La laitière est responsable de sa chute tandis que le curé est victime. Dans ces deux fables La Fontaine souligne la vanité de nos songes.

 

Dans la laitière et le pot de lait:

 

Morale universelle. Tous les hommes sont concernés et de toutes les conditions. Fable à valeur d'exemple.

 

 

 

 

Travail personnel:

 

Faire une fiche bac: Étude comparative des deux fables de manière à travailler la conclusion et l'ouverture en dépassement de la laitière et le pot de lait.

 

Les fables entre tradition et innovation:

 

De la laitière au pot de lait à la fable le loup et l'agneau:

 

Points communs:

 

  • Fables traditionnelles reprises des Anciens. Réécriture.

  • Fables innovantes par le travail de l'écriture: le classicisme

  • Dans le loup et l'agneau la vanité est incarné à travers le loup donc le symbolisme animalier.

 

Définition de la vanité:

 

L'adjectif «vain» vient du latin «vanas» qui signifie «vide, creux, sans substance «d'où le sens de «mensonger, trompeur, vaniteux au sens de prétentions.»

La vanité est présente dans le loup et l'agneau ainsi que dans le curé et la mort puis dans la laitière et le pot de lait.

Les fables réécrites en style classique d'après le modèle antique permettent à la Fontaine de critiquer les défauts des hommes et en particulier la vanité.

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 16/05/2019

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