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Du Culte des Dieux fétiches, C. de Brosses

 

 

Du Culte des Dieux fétiches

Analyse et plan du texte : oral EAF

 

Charles de Brosses (350.89 Ko)

Culte des Dieux fétiches

 

ORAUX EAF

 

Charles de Brosses : biographie

 

Charles de Brosses est un baron, un comte et un seigneur.

Comte de Tournay, baron de Montfalcon et seigneur de Pregny, de Chambezy, de Vezins et de Prevessin.

C'est un écrivain français né en 1709 et mort en 1777. Il est aussi magistrat, linguiste et historien.

Il est l'auteur de L'Histoire des navigations aux terres Australes (compilation des voyages connus dans les mers du Sud), Lettres historiques et critiques écrites d’Italie, Du Culte des Dieux fétiches.

On lui doit la paternité des mots « Polynésie » et «Australasie ».

Il a en outre écrit pour l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert, un grand nombre d'articles de critique littéraire.

C'était un passionné de l'historien romain Sallustre et pour cette raison il compose Histoire de la République Romaine dans le cours du VIIe siècle. Ce travail dure 30 ans, il compose et traduit les morceaux conservés des recherches de Sallustre.

 Ses démêlés avec Voltaire l'empêcheront d'entrer à l'Académie française. Il fut cependant associé libre à l'Académie des inscriptions et belles lettres et à l'Académie de Dijon.

 Œuvres

  • 1750: Lettres sur l’état actuel de la ville souterraine d’Herculée et sur les causes de son ensevelissement sous les ruines du Vésuve

  • 1756: Histoire des navigations aux terres australes

  • 1760: Du culte des dieux Fétiches

  • 1765: Traité de la formation mécanique des langues

  • 1777: Histoire de la République Romaine dans le cours du VIIe siècle, par Salluste,

  • Lettres écrites d’Italie (différentes éditions)

    • Lettres historiques et critiques écrites d’Italie, an VIII (1799)

    • L’Italie il y a cent ans, ou Lettres écrites d’Italie à quelques amis en 1739 et 1740

    • Lettres familières écrites d'Italie à quelques amis en 1739 et 1740

 

  • Questionnaire sur la vie et l'oeuvre de Charles de Brosses

  • Quelles sont les dates de Charles de Brosses?
  • Qui était-il?
  • Quels sont ses titres de noblesse? 
  • Citez deux de ses oeuvres
  • Citez les deux termes dont il est l'inventeur? Deux néologismes dont on lui attribue la paternité
  • A t'-il participé à l'écriture de l'Encyclopédie? De quelle nature ses articles sont-ils? 
  • A quoi se consacre t'-il? Quelle est sa passion?
  • Etait-il contemporain de Voltaire? Se fréquentaient-ils?
  • Est-il entré à L'Académie française?  Pourquoi? 
  • Est-il entré à l'Académie des Belles lettres et à l'Académie de Dijon? 
  • Quand a t'-il écrit du Culte des Dieux fétiches? 


ORAUX EAFAnalyse et plan

 

Introduction

Accroche = «L'homme est un roseau, le plus faible de la nature mais c'est un roseau pensant », Pascal. Par cette formule célèbre, il propose des réflexions sur l'homme, c'est un nouvel enjeu dans les connaissances.

Après la conquête de l’Amérique et l’exploration de nouveaux territoires, les Européens ont redécouvert la diversité des cultures. En même temps que la religion officielle s’efforce d’encadrer les connaissances et les croyances, les écrivains et les philosophes explorent l’histoire et les récits de voyageurs pour tenter de comprendre qui est l’homme et comment il fonctionne.

Présentation :

Dans son livre le plus célèbre, paru en 1760 : « Du culte des Dieux fétiches », dont le titre complet est « Parallèle de l’ancienne religion de l’Egypte avec l’actuelle religion de Négritie », Charles de Brosses, en se fondant sur l’observation des coutumes des peuples de l’Afrique subsaharienne, tente de montrer qu’il existe des constantes dans l’évolution de l’humanité, en matière de religion notamment. Les peuples évolueraient, selon lui du fétichisme vers le déisme, en passant par les stades du polythéisme et du monothéisme.

Problématique = En quoi le texte argumentatif propose t'-il une réflexion sur l'homme ?

 

Plan

Tout d'abord nous montrerons comme le fétiche est défini dans ce texte. Nous verrons ensuite que le regard porté sur le fétiche est celui d'un homme des lumières. Enfin nous montrerons que l'auteur participe à donner naissance à une science nouvelle, l'anthropologie.

 

Questionnaire sur l'introduction 

 

  • Peut-on dire que le Culte des Dieux fétiches propose une réflexion sur l'homme?
  • Citez un autre auteur qui par une de ses oeuvres propose également une réflexion sur l'homme en tant qu'il est contradictoire
  • Que recherchent les écrivains et les philosophes dans l'histoire et les récits des voyageurs? 
  • Dans quel but?  Expliquez
  • Du Culte des Dieux fétiches : quand est-il paru? Est-ce son livre le plus célèbre? 
  • Quel est le titre complet? 
  • Sur quoi Charles de Brosses se fonde t'-il pour montrer qu'il y a des constances dans l'évolution de l'humanité en matière de religion? 
  • Comment les peuples évoluent-ils selon Charles de Brosses? 
  • Expliquez les termes suivants :
  • Polythéisme, monothéisme, fétichisme, déisme

 

ORAUX EAF

 

Plan détaillé :

 

I – Définir les fétiches

1 – Qu'est-ce qu'un fétiche ?

  • Le mot = étymologie

  • Un objet

  • Elément de la nature

2 – Quel culte lui rend t'-on ?

  • Rituel

  • Prêtre, clergé

  • Culte individuel, national

3 – A quoi sert-il ?

  • Le pouvoir du fétiche : protéger, tuer

  • Le pouvoir du fétiche : punir

  • Un bienfaiteur

 

II – Points de vue particuliers

1 – Un enseignement

  • Registre didactique

  • Volonté d'être précis, clair, puissant

  • Divertir et ne pas laisser le lecteur, séduire.

2 – Une critique

  • Volonté d'objectiver, recherche de scientificité

  • Naiveté des nègres, animalisation

  • Charles de Brosses, un homme éclairé

3 – Un discours suspect

  • Supériorité de l'homme blanc

  • Supériorité de l'homme des lumières

  • Un discours fiable

 

III – Naissance de l'anthropologie

1 - Un discours universel

  • Généralisation

  • Présence d'une vérité généralement

  • Deux cultes précis : avancer par le contraste

2 - Une histoire de religion

  • Des étapes dans l'évolution universelle

  • Une réflexion sur la superstition

  • Religion et morale

3 – Relativisme et universalité

  • Les questions de l'anthropologie

ORAUX EAF

 

Analyse du texte

 

Partie 1 : Une description rigoureuse et riche

-Qu’est-ce qu’un fétiche ? De Brosses s’attache à en donner une définition rigoureuse et riche. Il situe tout d’abord sa description. Son étude concerne la côte occidentale d’Afrique et certaines zones de l’intérieur des terres jusqu’à l’Egypte. Il s’intéresse ensuite à l’origine portugaise du mot « fétiche » et à son étymologie. Le terme renvoie à la notion de destin (fatum en latin).

-Le fétiche est défini comme un objet matériel consacré. Le choix du fétiche n’obéit à aucune règle, il s’agit d’un objet choisi dans la nature, qui peut être n’importe quoi.

-La description détaillée des fétiches et de leur utilisation est empruntée à un récit de voyage. De Brosses reprend les informations relevées dans l’ouvrage du Père Godefroy Loyer.

 Il cite des dizaines d’exemples de fétiches, qui bien sûr appartiennent tous à l’environnement naturel des Africains. Il donne des précisions sur la façon dont sont construits les autels, les différents emplacements où on les trouve, sur les offrandes variées que font les hommes à leurs fétiches …

-Le caractère arbitraire du choix des fétiches et leur utilisation irrationnelle sont soulignés par la multitude des adjectifs et pronoms indéfinis « tout ce qu’on peut imaginer », toutes sortes d’accidents », « animal d’une certaine espèce » « en toutes occasions » … Les énumérations renforcent cette argumentation d’une sélection sans motif : « un arbre…la mer… une queue de lion… ». Plus qu’un inventaire exhaustif, de Brosses fait comprendre par la juxtaposition d’éléments disparates que tout peut devenir fétiche et qu’il s’agit d’un choix personnel auquel les occidentaux ne peuvent rien comprendre. Le choix relève d’ailleurs explicitement du « caprice ».

-L’auteur s’attache à décrire très précisément le comportement des Nègres à l’égard de leurs fétiches, leurs rituels : « ils leur adressent leurs vœux, leur offrent des sacrifices, les promènent en procession…les portent sur eux… ». Les fétiches sont comblés de présents.

-Le culte des fétiches est par ailleurs considéré dans sa dimension sociale. Ce sont les prêtres qui consacrent les fétiches. Il existe des fétiches personnels et des fétiches communs « Il y a dans chaque pays le Fétiche général de la nation », « chaque village est sous la protection de son propre Fétiche »

-De Brosses analyse enfin la fonction des fétiches : « talismans…puissants préservatifs contre toutes sortes d’accidents », la première fonction des fétiches est de protéger. Ils sont cependant plus qu’un talisman et relient l’homme au surnaturel. « Ce sont autant de Dieux, de choses sacrées" On les respecte, on les craint. Soucieux de faire bien comprendre le culte des fétiches, l’auteur le différencie du culte des hommes déifiés. A la différence des Grecs ou des Romains que vénéraient Zeus ou Apollon, symboles d’une réalité abstraite, les Nègres ont déifié des choses : « Chez eux le Soleil ou les Fétiches sont les vraies divinités. » En tant que dieux ils sont puissants et peuvent punir. Ils peuvent causer la mort « sur le champ » de quiconque ne respecte pas les règles. 

-Tout le sacré passe par les fétiches : « Ils jurent par eux et c’est le seul serment que n’osent violer ces peuples perfides » 

Transition

La description du culte des fétiches est précise. Elle se veut objective mais l’analyse nous apparaît toutefois, sous certains aspects, comme très datée.  Charles de Brosses est un homme du 18ème siècle.

Questionnaire sur le I - Définition des fétiches 

  • Quelle définition Charles de Brosses propose t'-il? Citez le texte pour justifier votre réponse
  • La définition de l'auteur est-elle selon vous rigoureuse et précise? 
  • Quelles sont les indications géographiques  dont le lecteur dispose pour comprendre les repères de l'étude menée par Charles de Brosses. A quelles zones limite t'-il son analyse? 
  • Que peut-on dire sur l'origine et l'étymologie du mot fétiche? 
  • A quel concept le terme de fétiche renvoie t'-il? Que signifie fétiche en latin? 
  • Peut-on réduire le fétiche à un objet matériel consacré? 
  • Le choix du fétiche obéit-il à une règle? Ou cela peut-il être n'importe quel objet? 
  • A qui De Brosses emprunte t'-il les informations pour décrire de manière précise les fétiches et leur utilisation dans les récits de voyage?
  • A quel environnement les exemples cités de fétiches appartiennent-ils?  Quelles sont les autres précisions données? 
  • Comment Charles de Brosses met-il en avant l'idée le caractère arbitraire dans le choix des fétiches et leur utilisation irrationnelle? Citez pour justifier votre réponse
  • Quel rôle remplissent les énumérations? Relevez les et expliquez les
  • Comment De Brosses informe t'-il le lecteur que tout peut devenir fétiche?  Est-ce un choix personnel? Les occidentaux peuvent-ils comprendre? 
  • Relevez une phrase qui montre le comportement des nègres avec leurs fétiches
  • Relevez la première fonction des fétiches. Citez la phrase du texte pour justifier votre réponse
  • Citez une autre fonction des fétiches
  • Montrez que le culte des fétiches se différencie du culte des hommes déifiés
  • Relevez une phrase qui montre que tout le sacré passe par les fétiches

 

Partie 2 : Le point de vue d’un homme du 18ème siècle

-Charles de Brosses a entrepris une comparaison entre « l’ancienne religion de l’Egypte avec l’actuelle religion de Négritie». Il n’est pas lui-même allé en Afrique. Ses informations sont de seconde main et il ne s’en cache pas. Son propos n’est pas de faire un récit de voyage, de décrire une réalité à ses contemporains mais d’établir que les hommes se développent toujours selon les mêmes schémas. 

-En homme de son temps il cherche, comme les Encyclopédistes à expliquer le monde de façon rationnelle.

-La description du culte des fétiches est très didactique. L’auteur définit le champ géographique de son observation, il s’arrête sur l’origine du mot « fétiche ».  Il illustre ses remarques par de nombreux exemples et donne beaucoup de détails: «  le premier objet matériel … c’est un arbre, une montagne, la mer, un morceau de bois…etc ». De Brosses veut s’assurer que le lecteur a bien compris que les fétiches « ne sont autre chose que le premier objet matériel … (consacré) » et il reprend cette idée en opposant leur culte à celui des hommes déifiés et insiste : « chez eux, le soleil ou les Fétiches sont les vraies Divinités ».

-Comme les savants de son époque, Charles de Brosses a une grande maîtrise de la langue et son argumentation est brillante On peut relever la précision du vocabulaire, la clarté de l’expression, la variété du ton. L’anecdote du souverain qui refuse de regarder la mer, son totem, égaie une énumération qui pourrait devenir fastidieuse. L’extrait de la Relation du voyage d’Issygny vient à la fois authentifier les propos de l’auteur et casser la monotonie d’une trop longue description.

-C’est cependant surtout par son regard de « civilisé » face aux « sauvages » que l’auteur nous apparaît aujourd’hui en décalage avec notre époque.

-La première remarque est que pour lui les « Nègres de la Côte occidentale d’Afrique » sont tous plus ou moins identiques, plus ou moins indifférenciés. Ils sont des « sauvages ». Sans les connaître autrement que par des récits de voyages, il les qualifie de « peuples perfides » sans honneur et sans parole. Les « Nègres » sont à ses yeux naïfs voire stupides et ridicules. L’énumération des objets vénérés comme des divinités prête à rire : « un morceau de bois, une queue de lion, un caillou… ». Comme des enfants ou des idiots, c’est par « caprice » qu’ils choisissent leurs fétiches. Même les rares individus qui sortent du lot ne peuvent avoir qu’une « faible idée d’un Etre supérieur » ou n’ont qu’une « teinture de Mahométisme ».

-Bien que décrits avec un souci d’objectivité, les Africains restent pour Charles de Brosses des êtres totalement étrangers, dont « nos commerçants » rapportent la bêtise et le ridicule.

-Naïfs, voire stupides, les sauvages et leur monde sont par ailleurs violents et dangereux : « les étrangers seraient bientôt victimes de la colère des naturels » ou « il serait certainement puni de mort ».

Transition

Malgré les préjugés qui nous font sourire aujourd’hui, de Brosses apparaît comme très moderne et peut apparaître comme un précurseur de l’anthropologie.

Questionnaire sur le II - Le point de vue d'un homme du 18e siècle 

  • L'ambition de Charles de Brosses est-elle de faire un récit de voyage? 
  • Que veut-il montrer?
  • Quel est son point de vue? 
  • De quelle nature la description du culte des fétiche est-elle?  Justifier votre réponse en citant le texte
  • Quels sont les exemples qui illustrent ses remarques?  Relevez les
  • Que veut-il montrer au lecteur? A quoi le fétiche est-il assimilé?
  • Peut-on dire que l'idée est reprise dans le texte mais en opposant leur culte à celui des hommes déifiés?
  • La phrase qui le montre est-elle = "chez eux, le soleil ou les Fétiches sont les vraies Divinités"
  • Que peut-on dire sur l'argumentation et la langue de Charles de Brosses? 
  • Charles de Brosses a t'-il un regard de civilisé face aux sauvages?    
  • Qui sont les sauvages pour Charles de Brosse? Sont-ils identifiés? Assimilés à une masse d'individus indifférenciés? 
  • Comment l'auteur connait-il ces sauvages? Comment les qualifie t'-il?  Citez le texte pour justifier votre réponse
  • Que traduit cette énumération = « un morceau de bois, une queue de lion, un caillou… ».
  • Comment les sauvages choisissent-ils leurs fétiches? 
  • Y en a t'-il qui sortent du lot? Qu'en est-il? 
  • Le regard porté sur les Africains par Charles de Brosse est-il objectif? 
  • Relevez une phrase du texte qui montre que selon Charles de Brosses, les Africains sont naifs, stupides et que leur monde peut-être violent et dangereux

 

Partie 3 Naisance de l’anthropologie

-Si on retient la définition du Larousse de l’anthropologie comme l’étude de l’homme et de groupes humains et si, comme écrit Lévi-Strauss au XXème siècle « chaque observation offre une valeur d’expérience qui aide à la compréhension et permet de dégager des vérités générales » alors l’approche de Charles de Brosses est bien déjà celle d’un ethnologue.

-Nous nous sommes déjà arrêtés sur la précision de l’observation et sur la variété des détails que relève de Brosses.

-C’est encore la recherche d’une vérité universelle qui peut être relevée dans cet extrait. De Brosses généralise. « Les Nègres ainsi que la plupart des sauvages ne connaissent pas … », « les regardant en général comme…». Il est à la recherche d’une vérité incontestable. Il établit des concepts : le fétichisme, qu’il décrit et définit de façon précise s’oppose à un autre concept : l’idolâtrie des hommes déifiés. Il a besoin de nommer les choses et distingue les différentes fonctions des fétiches : « talismans…puissants préservatifs contre toutes sortes d’accidents », la première fonction des fétiches est de protéger. Ils sont cependant plus qu’un talisman et relient l’homme au surnaturel. « Ce sont autant de Dieux, de choses sacrées". Soucieux de faire bien comprendre le culte des fétiches, l’auteur le différencie du culte des hommes déifiés. A la différence des Grecs ou des Romains que vénéraient Zeus ou Apollon, symboles d’une réalité abstraite, les Nègres ont déifié des hommes. 

 -Il fait des liens entre les différentes cultures : « opinion… dont on trouve des traits chez quelques anciennes nations de l’Orient »

-Enfin il a le souci de faire des rapprochements avec d’autres cultures. « opinion dont on trouve des traits chez quelques anciennes nations de l’Orient »

Questionnaire sur le III : Naissance de l'anthropologie

  • Donnez la définition de l'anthropologie
  • La position de Charles de Brosses est-elle celle d'un ethnologue?  Pourquoi? Justifiez votre réponse
  • L'analyse de Charles de Brosses est-elle basée sur un grand nombre de précisions et sur une fine observation?  A quoi le voit-on?
  • Peut-on parler de vérité universelle révélée dans cet extrait? Pourquoi? justifier
  • Montrez que de Brosses généralise en citant le texte
  • Quels concepts Charles de Brosses définit-il dans l'extrait?
  • Définir l'idolâtrie
  • Relevez la phrase du texte qui montre que le fétiche est plus qu'un talisman et relie l'homme au surnaturel
  • De quel autre culte, le culte des fétiches est-il différencié?
  • Montrez en citant que Charles de Brosses fait les liens entre différentes cultures

 

Conclusion

Dans cette présentation du culte des fétiches, deBrosses fait preuve dans ce texte d’une grande rigueur, dans ses observations comme dans l’élaboration de ses hypothèses. Comme le fera plus tard Rousseau, de Brosses a eu l’intuition au 18ème siècle qu’il peut exister des étapes communes dans l’évolution des cultures, qu’il existe des constantes dans les civilisations. On peut reconnaître en lui l’un des précurseurs de l’Ethnologie

Bilan = tout d'abord nous avons montré comment le fétiche était défini, nous avons vu que le point de vue porté est celui d'un homme des lumières et que l'auteur participe à donner naissance à une science nouvelle, l'anthropologie.

Réponse à la problématique =

Ainsi ce texte propose bien une réflexion sur l'homme.

 

Ouverture = A la suite de Charles de Brosses, les ethnologues se sont interrogés sur le discours à tenir sur le peuple qu'ils étudient. ( Claude Lévi-Strauss = Jean Rouch, documentaliste sur l'Afrique. Il donnait une caméra aux Africains pour qu'ils se filment eux-mêmes).

Comment parler de façon juste de l'Autre ?

 

Questionnaire sur la conclusion

  • Selon vous, Charles de Brosses montre t'-il qu'il existe des étapes communes dans l'évolution des cultures, des constantes dans les civilisations
  • Quel autre auteur a également eu cette intuition au 18e siècle
  • En ce sens, est-il considéré comme un précurseur de l'ethnologie
  • Citez un autre ethnologue qui s'est également interrogé sur les peuples

 

TEXTES COMPLEMENTAIRES ET FICHES BAC

 

Tx complementaire l encyclopedie (320.81 Ko)

Tx complementaire Lévi Strauss, Triste tropique (287.52 Ko)

Tx complementaire Lévi Strauss (313.51 Ko)

Tx complementaire Philippe Descola (395.52 Ko)

Tx complementaire Philippe Descola (209.18 Ko)

Fétiche (268.98 Ko)

Fétiche (178.71 Ko)

Fétiche (375.56 Ko)

DEFINITIONS

 

Negres : péjorativement, personne de race noire.

 Esclave noir, autrefois. 

Nubie : La Nubie  aujourd’hui est une région du nord du Soudan et du sud de l’Egypte, longeant le Nil.

Limitrophe : Situé á la frontière d’un pays, d’une région, qui a des limites communes avec un lien.

Tutélaire : qui protège, en parlant d’une divinité, d’un ancêtre.

Fée : être fantastique auquel on attribue des pouvoirs surnaturels.

Préservatifs : qui protège, qui préserve

Perfide : déloyal

L’idolâtrie des hommes déifiés : amour excessifs des hommes élevés au rang de divinité

Vil : sans trop de valeur

Profanation : violation, sacrilège

Nigritie : La Nigritie, également nommée Pays des Noirs ou Soudan est l’ancien nom donne a une région d’Afrique qui correspond aux territoires allant du Niger et du Mali actuels jusqu’au Soudan actuel.

Impie : athée

Sagaie : Lance ou javelot, utilise par divers peuples de l’Afrique

Ressentiment : fait de se souvenir avec rancune de torts qu’on a subis.

Fétiche (nom) : Objet culturel auquel sont attribuées des propriétés surnaturelles bénéfique pour son possesseur.

Fétiche (adjectif) : S’emploie en apposition pour désigner un objet quelconque auquel on attache ce pouvoir.

L’ETHNOLOGIE ET L’ANTROPOLOGIE: 

 

L'anthropologie est la branche des sciences qui étudie l'être humain sous tous ses aspects, à la fois physique (anatomique, morphologique, physiologique, évolutif, etc.) et culturel (socio-religieux, psychologique, géographique, etc.). Elle tend à définir l'humanité en faisant une synthèse des différentes sciences humaines et naturelles. Le terme anthropologie vient de deux mots grecs, anthrôpos, qui signifie « homme » (au sens générique), et logos, qui signifie parole, discours.

Jean de Léry, né vers 1536 à La Margelle, terre de Saint-Seine (actuelle Côte-d'Or, France), mort vers 1613 à L'Isle (Suisse) à l'âge de 79 ans, est un voyageur et écrivain français. Il est envoye par Jean Calvin dans la baie de Rio en tant que missionnaire. Il y reste du 7 mars 1557 au 4 janvier 1558.Les protestants sont chassés du Fort Coligny et doivent partager la vie des Indiens Tupinambas, avant d'être définitivement expulsés du Brésil. Lorsqu’il rentre en Europe il écrit un livre nommé Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil.

Claude Lévi-Strauss, né le 28 novembre 1908 à Bruxelles et mort le 30 octobre 2009 à Paris, est un anthropologue et ethnologue français qui a exercé une influence majeure à l'échelle internationale sur les sciences humaines et sociales dans la seconde moitié du xx siècle. Il est envoyé au Brésil a l’université de Sao Paulo. Au Brésil sa première mission a lieu en 1935-1936, auprès des indiens Caduveo et Bororo. Une deuxième expédition est lancée en 1938, dans des conditions matérielles également difficiles ; les ethnologues rencontrent les Nambikwara dont ils rapportent une documentation fournie et 200 photos. 

 Ethnologie = Science sociale qui étudie le comportement des différents peuples selon leur origine, leur histoire, leur migration, leur terre et leur mélange. L'ethnologie se situe entre l'ethnographie et la sociologie.

DEFINITION ET LES FONCTIONS DU FETICHE CHEZ DE BROSSES:

 

Selon Charles de brosses, le fétiche est un objet qui représente les divinités du peuple. Cet objet est le premier objet matériel qui tombe sous la main du peuple par exemple un morceau de bois, une pierre, un poisson etc … Ces objets sont considèrés comme des dieux, des choses sacrées, ce qui rend leur culte plus exact et respectueux . Ces fétiches ont pour fonction de représenter les dieux en lesquels les Africains croient en leur consacrant des cérémonies pour exprimer leur croyance.  En retour, ils attendent d'être protégés contre les accidents, les mauvaises récoltes... Le fétiche est soumis logé dans des petits autels en bois ou dans des bruyères. En offrant des sacrifices aux fétiches, l’africain cherche à obtenir le respect et la confiance du fétiche (dieu)

QUEL EST LE RAPPORT ENTRE CHARLES DE BROSSES ET L’ANTHROPOLOGIE?

 

Le rapport entre Charles de Brosses et l’anthropologie est un des fondateurs de cette science. Il a observé les populations africaines en 1756 et 1760. On les considérait alors comme des sauvages et non des humains. On comprend alors ce qui relie le Culte des Dieux fétiches à l'anthropologie : il s'agit de comprendre le langage, les religions, les coutumes... Par la découverte du fétichisme, Charles de Brosses est l'un des fondateurs de l'anthropologie, la question du fétiche étant à la base de la société Africaine religieuse.

 

Date de dernière mise à jour : 03/08/2017