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Dans quelle mesure peut-on se libérer du passé?

Méthodologie sur un  sujet de philosophie

 

Méthodologie pratique

 

Dans quelle mesure peut on se libérer du passé?

- dissertation de philosophie - Méthodologie

I - Analyse du sujet :

Il faut dans un premier temps, analyser les termes du sujet et mettre en évidence les niveaux de signification.

« Dans quelle mesure » nous renvoie à une idée de processus s’effectuant plus ou moins, relativement et dans certaines limites.

« peut on « évoque la problématique en fait, est il possible de ? Ou en droit, est il permis?

« se libérer » est un verbe sous la forme pronominale désignant ici un processus de libération, se rendre libre.

« du passé » : ce qui a été vécu antérieurement. Nous avons deux types de passé, le passé individuel et collectif, l’histoire.

Quelle signification donner à l’énoncé? On pose ici le problème de la possibilité pour le sujet humain de s’émanciper d’un passé posé comme aliénant. Quelles sont les niveaux de signification du sujet? Ils sont ici déterminés par les deux sens possibles du mot passé, qui engagent la réflexion dans deux directions distinctes, histoire individuelle et collective.

Quelles sont les implications et présupposés du sujet?

Est il possible de se libérer du passé considéré comme asservissant? Dans quelle mesure l’homme peut il s’émanciper du passé? Nous avons comme sous entendus de l’énoncé que le passé est facteur d’aliénation ou de servitude, mais Est-ce toujours vrai? On veut se libérer, il y a donc un enjeu à le faire et cette libération ne semble pouvoir s’accomplir que partiellement, pourquoi dire, « dans quelle mesure »? La question existe sous sa forme indéfinie, « peut on ».

Dans quels domaines concrets peut on effectuer le sujet?

Si l’on se réfère au passé individuel, le sujet a une signification en ce qui concerne la psychologie individuelle, le rapport avec tout un vécu antérieur, toute une biographie dont on devra préciser les incidences réelles sur le présent, il s’agit donc de mettre en avant un premier niveau de réflexion, celui de l’approche psychologique et socioculturelle du devenir personnel. Si on se réfère au passé collectif, on touche à un second domaine, celui de l’approche historique sous tous ses aspects.

A quelles réalités le sujet peut il s’appliquer?

Si l’on évoque le passé individuel, il faut dans ce cas évoquer la formation de la personnalité, l’affectivité ou des structures mentales logiques et culturelles, le rôle du milieu socio familial dans la formation.

Si l’on se réfère au passé collectif, il faut au contraire se concentrer sur le poids des structures sociales et des traditions sur une collectivité, un groupe qui cherche à s’en affranchir, ou sur un individu isolé. Il faut analyser en fait la réalité sociale.

Mise en place des types d’analyse à entreprendre à partir du sujet

Nous pouvons en fait adopter plusieurs points de vue, il peut s’agir du point de vue descriptif, dans ce cas, il faut répondre à la question, « comment peut on mesurer les effets du passé, la dépendance d’un individu ou d’un groupe par rapport à tout un devenir? Si au contraire on se réfère au point de vue génétique, on répondra à la question, « qu’Est-ce qui conduit les individus ou les groupes à problématiser leur propre passé? Qu’Est-ce qui leur permet de mener à bien cette remise en question? » on peut enfin préférer le point de vue fonctionnel, la question qui y correspond est la suivante : « a quoi peut servir une problématisation du passé? Quelles en sont les conséquences?

Concernant les références philosophiques, on peut utiliser les références à Freud pour le passé individuel, la formation de la personnalité, le refoulement, la formation de symptôme, l’analyse sociologique, le rôle du milieu socioculturel. Concernant le passé collectif, on préfèrera le point de vue socio politique, le poids des traditions par exemple et l’efficacité des préjugés, on peut pour cela lire Pascal, les textes sur la coutume et l’autorité ainsi que Marx, le rôle de l’idéologie. Du point de vue de l’épistémologie, on peut voir Bachelard et du point de vue économique, il serait bon d’étudier le sous développement comme cause de misère et facteur de servitude.

II - synthèse : définition du problème et mise en place d’une problématique d’ensemble.

Le problème à analyser :

Le passé nous apparait sous une forme assez paradoxale, nous avons la formation de l’individu et des sociétés, facteur de servitude, cela semble contradictoire. Nous avons donc une mise en avant de sa fonction négative. Le problème nous renvoie donc à la question de l’autonomie de l’individu par rapport à son histoire personnelle mais il est le même pour le groupe (le passé collectif).

Mise en évidence de l’enjeu et de la portée du problème étudié

Ce qui pourrait conduire à formuler un tel problème :

- les lenteurs d’un processus de transformation sociale ou d’émancipation collective, les préjugés semblent contribuer à vouloir se libérer du passé. Il faut envisager la possibilité effective de liberté et de maîtrise en même temps que d’évolution et de progrès. Le passé serait donc un obstacle au libre épanouissement.

Problématique d’ensemble :

Notre problématique d’ensemble est définie il faut à présent fixer les principales étapes du cheminement permettant de donner à la démarche son unité, son caractère progressif, son aspect ordonné et rigoureux. Il faut se poser les questions suivantes pour faire une mise au point du cheminement général de la réflexion.

Le passé n’est il pas formation, culture, donc processus constitutif?

Dans quelle mesure le passé peut il être aussi facteur d’aliénation?

Comment concevoir alors les possibilités de libération, d’affranchissement?

 

 

Date de dernière mise à jour : 05/01/2017