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Plotin, Ennéades, II, 9. L'intériorité chez Plotin

 

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L’intériorité chez Plotin

Les ennéades II, 9

 

Introduction

 

La philosophie est un appel à l’intériorité, intériorité qui n’est pas un repli réflexif, une rupture avec le monde, avec autrui ou avec le divin. La philosophie renvoie à la pensée par opposition à l’aspect qualitatif, des unions d’êtres, des assimilations qui excluent les oppositions, les négations radicales. La philosophie nous renvoie à la simplicité du regard qui se moque de ceux que l’on appelait les gnostiques, ceux qui savent et qui tranchent. La complexité de leurs constructions métaphysiques n’est que l’envers de la dramatisation d’une expérience quotidienne prise pour l’aune d’un savoir.

 

Plan de l'étude

Dans notre étude, nous nous concentrerons sur les approches possibles de l’Un chez le philosophe Plotin. Nous étudierons ce concept en rapport avec la contemplation et l’un synonyme de l’être qui ne doit être ni une intelligence, ni une intelligible.

 

Question :

En quel sens disons nous l’Un?

 

 

Les approches plotinienne de l’Un

 

Concernant la contemplation, toute la philosophie se résume à l’intuition simple qu’elle n’arrive jamais à formuler de façon adéquate. C’est cette insatisfaction qui va engendrer l’œuvre du philosophe. Cette idée Bergsonienne est d’origine plotinienne. Mais il y a une différence entre l’origine intemporelle de l’intellection et les médiations discursives cette différence est appliquée à la philosophie elle-même. Cela correspond à l’effort de Plotin qui dans l’ensemble de ces traités, essaie de mettre en avant le rapport de l’Un principiel avec la multiplicité dont nous avons l’expérience, il faut montrer que la multiplicité renvoie toujours à l’Un principiel. Selon le penseur, il n’y pas d’être qui ne soit un être; séparés de l’unité les êtres n’existent pas. L’armée, le troupeau n’existent pas s’ils ne sont pas une armée, un troupeau. S’ils perdent cette unité, ils n’existent pas, il n’y a plus ni armée ni troupeau. Dans l’être vivant, c’est l’âme qui est le principe de cette unité; comme nous la voyons divisée en facultés diverses, elle doit tenir cette unité de quelque chose de plus « un » qu’elle-même. Qu’y a-t-il de plus « un » que l’âme? Est-ce l’essence affranchie de toute manifestation sensible? Est-ce l’intelligible qui serait une intelligence comme le Dieu métaphysique d’Aristote? La pensée de la pensée ne se prend pas dans le jeu de la multiplicité et de la médiation discursive. Plus proche de la véritable unité, cela ne peut être l’unité primitive car la pensée de la pensée est encore dédoublée.

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L’Un qui serait synonyme de l’être ne doit pas être ni une intelligence, ni un intelligible.

La question ultime est qu’est-ce que l’Être? En quel sens disons nous l’Un? L’un principiel ne peut pas être cette unité mathématique qui consiste à diviser le multiple ou le contingent. L’Un est une unité résiduelle, abstraite qui n’existe que par un processus de notre pensée et qui n’a rien à voir avec l’être dans l’absoluité de son existence, ni avec ce qui doit être source de toute multiplicité. L’Un est infini, non pas l’indéfini comme la suite des nombres. L’unité est elle ce qui manifeste dans l’absence de tout manque de tout désir? Du point de vue d’une unité définie de façon finaliste et non mathématique, elle peut être évoquée. Pour Aristote, l’entéléchie est tout ce qui existe en acte et qui a une fin immanente à son activité propre. L’unité ne comporte aucune diversité donc le vocabulaire de la finalité est inadapté à l’unité. Le premier principe est sans lieu, ni désir du Bien, sans volonté mais il est-ce par quoi tout le reste a lieu, désir et volonté. La fin de toutes choses le caractérise, il ne peut avoir de fin. C’est la suffisance à soi, unification et possession de soi.

 

Où est l’Un? Où chercher l’Etre?

Il n’est pas ce que l’on a coutume de considérer comme premier, nous pouvons faire une énumération des caractères négatifs, forme, intelligible, pensée, pensée de la pensée, bien, vérité qui suppose la pensée. Il est nécessaire de chercher à le contempler à partir de ce qui n’est pas lui. « S’il n’est aucune de ces choses, il faut partir de ces choses pour le contempler ». Il est nécessaire de contempler les objets pour les isoler en leur unité, il faut accomplir l’acte de contemplation lui-même. En outre, cette contemplation par opposition à l’Un nous conduit à l’extérieur de nous. La contemplation doit faire place à la contemplation du principe premier que l’on peut seulement espérer toucher si l’âme sait se débarrasser de toute forme étrangère. Contempler, c’est se tourner vers l’extériorité, sans se laisser prendre aux pièges de la multiplicité. Se recueillir sur soi, c’est méditer.

 

Dépassement

Le vocabulaire de la conversion annonce celui de St Augustin. Dieu n’est extérieur à aucun être, il est en tous les êtres mais ils ne le savent pas. Mais celui qui sait se verra lui-même et verra lui-même d’où il vient. La vie de l’âme n’est pas de se projeter dans le monde mais de tourner autour d’un centre qui est sa source. « L’âme est un cercle, cela signifie que la nature se trouve en elle et autour d’elle. Les âmes en proviennent et en sont séparées«. La vie des sens et la présence au monde nous éloignent d’un centre qui est le centre commun et universel de toutes les âmes.

 

Date de dernière mise à jour : 24/08/2017

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