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Merleau Ponty, la phénoménologie de la perception


 

 

 

Dnbac commentaires

 

la phénoménologie de la perception

 

Merleau Ponty

 

 

Introduction

Nous allons étudier un aspect de la phénoménologie de la perception de Merleau Ponty. Dans un premier temps, nous verrons la nature des sensation et l’absence de sensations pures selon le philosophe qui ne sont en fait qu’une élaboration. En second lieu, nous tenterons de faire une description phénoménologique de la perception et en dernier point, nous verrons ce que signifie « reconnaître les choses ».

La nature des sensations

Y a t-il des sensations pures? 

Merleau Ponty ne veut pas nier la sensation mais il nie l’idée qu’il puisse y avoir des sensations pures à partir desquelles serait élaborée notre perception; La sensation est toujours dans un contexte. Dans le domaine de la psychologie, les sensations brutes n’existent pas, elles ne sont qu’une élaboration. La sensation est en fait une réaction d’un organe des sens vis-à-vis de son milieu. Cela nécessite un organe impressionnable. Par exemple, le fait de voir une lumière rouge est l’accomplissement d’un milliard de vibrations en une seconde. Il faudrait des millions d’années pour analyser ces vibrations. Weber et Fechner sont les fondateurs de la psychologie expérimentale, ils ont fait des lois sur ce sujet, les sensations pour Fechner seraient perçues quantitativement. Il y aurait des seuils mesurables; Le corps agit avec le système sensoriel comme élément de sélection, d’adaptation.

 

 

Description phénoménologique de la perception

 

Cette description nous situe dans la perception telle qu'elle est, il y a beaucoup d'incertitudes, d'indéterminés. La perception se situe au niveau du pré objectif. Nous n'avons pas encore saisi chaque objet. Si nous nous référons à la théorie intellectualiste de Kant et de Descartes, nous dirons que la perception est un jugement qui consiste à faire une synthèse, c'est-à-dire, en termes kantiens, relier une donnée qui est de l'ordre esthétique et de celui de la sensation. Pour Kant, l'expérience est une synthèse entre du confus, les sensations et du clair, les concepts de l'entendement.

La philosophie empiriste de Condillac par exemple, renvoie nos connaissances en une combinaison de sensations ainsi que le suggère la statue qui représente un homme vierge sont l'esprit est vide, nous avons l'odeur de la rose et le souvenir de la rose, c'est une loi d'association. L'idée qu'il existe des sensations pures est discutable. La notion de sensation s'appuie sur deux hypothèses, il faut un monde objectif pour qu'il y ait communication aux organes des sens qui les enregistrent.Dnbac commentaires

 

Pour Merleau Ponty, il n'y a pas de sensations isolées. Si on note un point sur un fond, nous touchons alors à la découverte de la gestalt théorie. Toute perception implique la figure de fond. La perception sur fond s'impose au sujet, ce n'est pas le résultat d'un jugement par opposition à Kant et à Descartes. Il y a dans toute conception un indéterminé profond qui se détermine par le contexte. Je ne suis pas dans le monde perçu si les deux segments de lignes sont égaux; Je n'ai pas besoin de me prononcer objectivement là dessus. Ce que je perçois est un ensemble qui représente par exemple un visage. La perception n'est pas l'enregistrement d'une qualité particulière, cela va à la notion globale, c'est-à-dire, la figure de fond et ce que nous voyons dépend de ce que nous cherchons, de notre intention et non pas de ce que nous trouvons là.

pour Fechner . Il y aurait des seuils mesurables; Le corps agit avec le système sensoriel comme élément de sélection, d’adaptation.

 

conclusion

Il y a dans la perception une manière de reconnaître les choses et de savoir les utiliser; Nous pouvons parler de fréquentation du monde. La perception nous le fait voir de façon familière. L’habitude consiste à alléger l’attention aux choses. L’intellectualiste admet que dans la perception spontanée, nous oublions notre propre « je ». La conscience d’objets présuppose la conscience de soi. Dans l’acte de perception, nous avons une spontanéité qui est une manière d’être hypnotisé. Être absorbé par les choses, c’est être absorbé par le monde. La perception peut être un sentiment, le fait de se sentir soi-même, être joyeux ou triste. Pour Merleau Ponty, ce qui manque à Kant c’est d’avoir montré la perception comme actualité. Le « je pense » comme condition suprême est le résultat de la réflexion philosophique. C’est un acte du corps sujet. Vivre et percevoir, cela signifie la même chose. C’est toujours le fait d’une synthèse opérée dans l’intersensoralité de mon corps. On ne peut être au monde que par son corps.

 

 

Date de dernière mise à jour : 14/08/2017

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