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L'intellect chez Plotin, les Ennéades

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L’intellect comme acte de l’essence

La procession et la conversion

 

Une monadologie de l’intelligence

Plotin, les Ennéades

 

 

Introduction

 

Nous allons étudier l’intellect comme acte de l’essence. Nous savons que l’âme est médiatrice universelle de l’Un car l’activité de l’Un est médiatisée par l’âme, l’universel se répand dans les âmes individuelles. Il y a un moyen terme entre le multiple et l’Un. L’âme peut unifier les corps comme l’Un peut le faire à l’endroit du multiple sensible. L’âme n’est pas un modèle mais un principe sous couvert de l’Un. Par son action il y a assimilation au divin. L’âme comme principe est privilégiée car elle est plus proche de l’intelligible. Nous pouvons mettre en avant le mouvement dynamique trinitaire que reproduit l’âme humaine, il s’agit de ressembler à Dieu, donc, nous avons une ressemblance car il y a une démarche de procession et de conversion. La procession descend jusqu’à l’âme pour produire des vivants, l’âme pour autant qu’elle se convertit à l’Un effectue de nouveau ce mouvement père et fils, fils et père. La négation comprend l’Un comme non être, l’un dans son absoluité, c’est par la négation que l’Un engendre l’être et l’être le multiple. La ressemblance suppose une descente qui s’explique par la négation. La montée renvoie à la ressemblance. Il y a conversion vers l’Un et elle assure la ressemblance, la conversion est la thématique de la ressemblance. On remonte de logos en logos jusqu’à ce que l’on ne trouve plus de logos, « ce qui est éternellement esprit, le toujours esprit ». L’Un est donc la procession et le Bien est la conversion, cause finale de nos actes, la fin. Le caractère de l’âme est l’amour de la vérité, la puissance et l’activité.

 

Annonce du plan de l'étude :

Nous allons approfondir l’activité de l’intellect et voir en quoi il consiste afin de voir en quoi consiste la philosophie plotinienne.

 

 

Elucidation de la question plotinienne

La chaleur du feu est celle rayonnée autour d’elle-même comme l’effet et son image. Le soleil rayonne et sa lumière autour de nous nous fait comprendre que l’intelligible rayonne sur le sensible. Donc, il n’y a pas de création mais production des effets qu’il peut produire par sa nature même il est libre et nécessaire. C’est l’image d’un monde spontanément produit qui apparaît par le rayonnement même du modèle. Il produit en demeurant mais ce n’est pas au prix d’un amoindrissement. Ce caractère informe du premier principe est donc au-delà de la forme. Le mouvement qui nous conduit vers lui est un dépouillement du regard et de l’être. Il doit cesser de tourner notre regard vers les choses sensibles et pour cela, il est nécessaire de nous dépouiller de notre forme. Comment connaître cette matière qui est sans essence et sans forme? Comment nous représenter ce qui n’a pas de forme? C’est en niant toute forme; nous appelons matière ce qui n’a pas de forme du tout. L’intellect qui cherche à penser la matière doit se faire non esprit. Pour Aristote dans l’intellection, l’esprit devient un avec ce qu’il intellige. Il devient un avec la forme de ce qu’il pense. Pour penser le néant, il est nécessaire que mon esprit devienne néant, « l’intelligence abandonne son domaine intérieur, elle sort d’elle-même« .

 

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Pour l’esprit, penser la matière attirée est une sorte d’extase mais une extase privative, il y a dépossession de la forme. Nous pouvons donner deux sens de l’informe, le ténébreux et le lumineux, au sens où la lumière de l‘Un rayonne sur l‘intelligible. Des visions ne sont pas à l’intérieur de l’être, c’est-à-dire, elles ne sont pas la vision de l’étant. La vision d’un beau visage n’est pas bouleversant s’il lui manque la grâce, ce qui permet à la beauté de rayonner en devenant désirable. La beauté est transcendantale, c’est une propriété de l’être, tout ce qui est, est beau. Le beau est l’éclat de l’intelligible. Pour que ce beau devienne objet d’amour, il doit avoir la grâce. L’ineffabilité de l’Un principiel nous renvoie à l’ineffabilité du principe qui lui-même nous tourne vers l’ineffabilité de l’infini. Concernant l’apparition de l’Un, l’homme n’est jamais prêt, on ne sait pas d’où cette lumière est apparue, si elle est extérieure ou intérieure. Il ne faut pas la poursuivre mais attendre tranquillement. La préparation de la vision de l’Un s’oppose à toute recherche. La lumière m’est apparue ne signifie pas qu’elle n’existait pas auparavant. La nouveauté est pour moi et non dans son acte.

L’intellect est donc l’acte de l’essence. Il y a une véritable monadologie de l’intelligence. Aucune idée ne peut se penser elle-même sans penser les autres.

 

Conclusion

 

Chaque intelligence est esprit qui se pense lui-même mais se pensant lui-même pense les autres de son point de vue. Chaque partie du monde intelligible est une partie du monde totale. La pensée est discursive mais ce n’est pas un acte pur. Elle peut passer d’une vérité à une autre, il y a incomplétude. La matière nous renvoie à deux concepts de néant, au-delà de l’être, l’Un et le substrat commun des quatre éléments, l’eau, la terre, le feu et l’air.

C’est en fait un substrat indéterminé, non qualifié, informé, un néant.

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 24/08/2017